mardi 23 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2103165 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 26 octobre 2021 sous le n°2103165, M. E C, représenté par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 juin 2021 par lesquelles le préfet des Vosges a refusé d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre le 26 juin 2020 et a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet des Vosges, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son avocate, Me Martin, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci s'engage à renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- les décisions sont entachées d'incompétence de leur auteur ;
- la décision portant refus d'abroger l'interdiction de retour a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision de refus de séjour méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense enregistrés les 23 mars et 10 juin 2022, le préfet des Vosges conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 août 2021 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy.
II. Par une requête enregistrée le 26 octobre 2021 sous le n°2103166, Mme D B épouse C, représentée par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 juin 2021 par lesquelles le préfet des Vosges a refusé d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre le 26 juin 2020 et a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet des Vosges, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son avocate, Me Martin, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci s'engage à renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- les décisions sont entachées d'incompétence de leur auteur ;
- la décision portant refus d'abroger l'interdiction de retour a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision de refus de séjour méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense enregistrés les 23 mars et 10 juin 2022, le préfet des Vosges conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme B épouse C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 août 2021 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy.
Par un courrier du 20 mai 2022, les parties ont été informées que le jugement serait susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision du 17 juin 2021 par laquelle le préfet des Vosges a refusé d'abroger les interdictions de retour sur le territoire français prises à leur encontre le 26 juin 2020 dès lors que M. et Mme C ne justifiaient pas, à la date de leur demande d'abrogation, résider hors de France.
Des réponses à ce moyen d'ordre public ont été apportées par Me Martin et par le préfet des Vosges par des courriers enregistrés le 24 mai 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Les affaires, initialement inscrites à l'audience du 2 juin 2022, ont été renvoyées à celle du 5 juillet 2022.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Martin représentant M. C et Mme B épouse C
Considérant ce qui suit :
1. M. E C et Mme D B épouse C, ressortissants serbes nés respectivement les 25 mars 1974 et 26 mai 1980, seraient entrés en France le 4 décembre 2016, selon leurs déclarations, accompagnés de leurs trois enfants mineurs, afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugiés. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par des décisions du 29 septembre 2017 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmées par des décisions de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 20 novembre 2018. Le préfet des Vosges, par des arrêtés du 10 janvier 2019, leur a en conséquence fait obligation de quitter le territoire français. M. et Mme C ont alors formulé une demande de réexamen de leurs demandes d'asile. Ces demandes ont été rejetées comme irrecevables par des décisions du directeur général de l'OFPRA du 10 avril 2019, confirmée par la CNDA le 28 août 2019 en ce qui concerne M. C et le 6 septembre 2019, en ce qui concerne Mme C. Par deux arrêtés du 26 juin 2020, le préfet des Vosges leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel ils pourront, le cas échéant, être éloignés et leur a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Leurs requêtes en annulation formées à l'encontre de ces arrêtés ont été rejetées par des jugements du tribunal administratif de Nancy du 17 septembre 2020. Par des demandes du 7 juin 2021, les époux ont sollicité la délivrance d'un titre de séjour auprès du préfet des Vosges. Par deux décisions du 17 juin 2021, le préfet des Vosges a refusé d'abroger les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français qui avaient été prises à leur encontre par les arrêtés du 26 juin 2020 et a rejeté leurs demandes de titre de séjour. Par leurs requêtes, qu'il convient de joindre, les requérants demandent au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen soulevé à l'encontre de l'ensemble des décisions :
2. Les décisions attaquées ont été signées par M. David Percheron, secrétaire général de la préfecture des Vosges, auquel le préfet des Vosges établit avoir délégué sa signature par arrêté du 7 mai 2021 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le jour-même. Par suite, le moyen tiré de ce que ces décisions seraient entachées d'incompétence de leur auteur doit en conséquence être écarté.
En ce qui concerne le moyen soulevé à l'encontre des décisions portant refus d'abrogation des décisions d'interdiction de retour sur le territoire français :
3. Aux termes des dispositions de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut à tout moment abroger l'interdiction de retour. Lorsque l'étranger sollicite l'abrogation de l'interdiction de retour, sa demande n'est recevable que s'il justifie résider hors de France. Cette condition ne s'applique pas : 1° Pendant le temps où l'étranger purge en France une peine d'emprisonnement ferme ; 2° Lorsque l'étranger fait l'objet d'une mesure d'assignation à résidence prise en application des articles L. 731-1 ou L. 731-3. ". Il résulte des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'un étranger n'est recevable à solliciter l'abrogation d'une interdiction de retour sur le territoire français que s'il justifie résider hors de France.
4. Ainsi qu'en ont été informées les parties par un courrier du 20 mai 2022, dès lors que les époux C n'établissaient pas résider hors de France, ils n'étaient pas recevables à solliciter l'abrogation des interdictions de retour sur le territoire français prises à leur encontre par le préfet des Vosges le 26 juin 2020. Dans ces conditions, leurs conclusions tendant à l'annulation des décisions par lesquelles le préfet des Vosges a refusé d'abroger ces interdictions de retour sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
En ce qui concerne les moyens soulevés à l'encontre des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
5. En premier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Et, aux termes des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République.".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme C résident sur le territoire français depuis moins de cinq ans à la date des décisions attaquées et ont ainsi vécu la majeure partie de leur vie dans leur pays d'origine, jusqu'à l'âge, respectivement, de 42 et 36 ans. S'ils soutiennent que les parents de M. C et le père de son épouse sont décédés, ils ne l'établissent pas et n'allèguent pas être dépourvus de tout lien dans leur pays d'origine, alors qu'ils se sont maintenus irrégulièrement sur le territoire français en dépit des précédentes mesures d'éloignement prises à leur encontre. Ainsi, en dépit des efforts d'intégration consentis par le couple et notamment de l'apprentissage de la langue française, de la scolarisation de leurs deux enfants mineurs en classe de troisième et de seconde professionnelle et de la circonstance qu'ils soient titulaires d'une promesse d'embauche, les décisions leur refusant la délivrance d'un titre de séjour n'ont méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En second lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Saisie d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de ces dispositions par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
8. D'une part, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, en refusant d'admettre exceptionnellement au séjour M. et Mme C au titre de leur vie privée et familiale, le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D'autre part, si les époux sont titulaires de promesses d'embauche, celles-ci ne constituent pas, en tout état de cause, des motifs exceptionnels de régularisation, alors au demeurant que les époux n'établissent pas qu'ils sont qualifiés pour exercer les emplois pour lesquels une promesse d'embauche leur a été faite. Dans ces conditions, en refusant de les admettre exceptionnellement au séjour en qualité de " salarié " ou de " travailleur temporaire ", le préfet des Vosges n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme C ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions du 17 juin 2021 par lesquelles le préfet des Vosges leur a refusé la délivrance d'un titre de séjour et a refusé d'abroger les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français prises à leur encontre le 26 juin 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction formulées par les requérants :
10. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Il suit de là, que les conclusions à fin d'injonction présentées par les requérants ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais des instances :
11. Les dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes présentées par M. et Mme C sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, à Mme D B épouse C et au préfet des Vosges.
Copie, pour information, sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président,
M. Denizot, premier conseiller,
Mme Fabas, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 août 2022.
La rapporteure,
L. A
Le président,
O. Di Candia
Le greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne au préfet des Vosges, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Nos 2103165 - 2103166
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026