mardi 19 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2103421 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SELARL SOLER-COUTEAUX & LLORENS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 novembre 2021 et un mémoire enregistré le 10 décembre 2021, Mme A B, représentée par Me Lombard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 4 juin 2021 par lequel la présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle l'a placée en disponibilité pour raison médicale ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 6 octobre 2021 par lequel la présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle l'a placée à la retraite pour invalidité à compter du 21 mai 2021 ;
3°) d'enjoindre à la présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle de la réintégrer dans les effectifs du département, rétroactivement à la date de son éviction, et de procéder à la reconstitution de sa carrière ;
4°) de condamner le département de Meurthe-et-Moselle à l'indemniser des traitements non perçus entre la date de son éviction et sa réintégration et à lui verser une somme de 15 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence ;
5°) de mettre à la charge du département de Meurthe-et-Moselle le versement de la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- les décisions contestées sont entachées d'erreur de droit ; elle n'a pu bénéficier des dispositions prévues par l'article 85-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et de l'article 2 du décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 relatives à la préparation au reclassement, dont les modalités d'accès n'ont pas été respectées ; l'administration ne l'a pas informée de son droit à bénéficier de la période de préparation au reclassement ;
- elle n'a pas bénéficié de la formation de perfectionnement sur le fondement de la loi n° 84-594 du 12 juillet 1984 et du décret n° 2007-1845 du 26 décembre 2007 ;
- elle n'a pas bénéficié des possibilités d'adaptation des modalités de recrutement en application de l'article 5 du décret du 30 septembre 1985, l'article 4 du décret n° 2006-1690 du 22 décembre 2006 prévoyant que le recrutement des adjoints administratifs se fait sans concours ;
- les décisions sont entachées d'erreur de fait en ce qui concerne l'appréciation de ses compétences ; le rapport du 9 juillet 2020 sur l'impossibilité de la reclasser est peu détaillé sur les conditions de réalisation des immersions et sur l'accompagnement qui aurait pu lui être proposé ; l'examen médical du 31 août 2021, ainsi que l'avis du comité médical du 2 octobre 2020 reconnaissent son aptitude à exercer d'autres fonctions ; ses évaluations n'ont pas été appréciées objectivement au regard de ses capacités réelles ; elle a obtenu de bons résultats aux tests du CFPT ;
- l'administration, qui a une obligation de moyens, a omis de rechercher des postes d'adjoint administratif territorial et de l'y positionner ; elle devait lui proposer des postes couvrant d'autres fonctions que des fonctions administratives, et à tout le moins, des fonctions administratives de niveau inférieur ; il n'a pas été donné suite à ses demandes de positionnement sur des postes d'agent de gestion médico-social et agent de gestion de médecine préventive ; il n'a pas été constaté que les postes ne convenaient pas ;
- l'administration n'a effectué aucune recherche de poste pendant un délai anormalement long ;
- elle subit un préjudice moral et un trouble dans les conditions d'existence du fait de l'illégalité des décisions contestées que l'administration indemnisera à hauteur de 15 000 euros.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 9 juin et 13 juillet 2023, le conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, représenté par Me Zimmer, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une décision en date du 10 septembre 2021, le bureau d'aide juridictionnelle a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 ;
- le décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 ;
- le décret n° 2007-1845 du 26 décembre 2007 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Milin-Rance, rapporteure,
- les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public,
- et les observations de Me Cheminet, représentant le département de Meurthe-et-Moselle.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée par le département de Meurthe-et-Moselle en 2008 sur un poste d'adjoint technique de deuxième classe. Titularisée le 1er septembre 2013 dans le cadre d'emploi des adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement, elle a été affectée sur un poste d'agent d'entretien et de restauration en collège. Elle a été placée en congé de longue maladie du 11 septembre 2015 au 14 mai 2017. Le 17 mars 2017, elle a sollicité son reclassement professionnel sur un poste compatible avec son état de santé. Du 28 septembre 2017 au 24 août 2018, elle a été placée en congé de maladie ordinaire. A la suite d'un avis temporaire du comité médical en date du 4 mai 2018, puis d'un avis en date du 6 juillet 2018 constatant son inaptitude totale et définitive à l'exercice de ses fonctions, elle a de nouveau demandé, le 10 août 2018, son reclassement. Par un arrêté du 14 août 2018, elle a été placée en congé d'accompagnement au reclassement à compter du 25 août 2018. Par un avis du 2 octobre 2020, le comité médical a constaté son inaptitude totale et définitive aux fonctions de son grade. Par un avis du 20 mai 2021, la commission de réforme s'est prononcée en faveur d'une mise à la retraite pour invalidité. Le comité médical a rendu le 26 mai 2021 un avis favorable à son placement en retraite pour invalidité. Le 12 juin 2021, elle a saisi la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) d'une demande de pension d'invalidité. Par un arrêté en date du 4 juin 2021, elle a été placée en disponibilité pour raison médicale, et par un arrêté en date du 6 octobre 2021, elle a été mise à la retraite pour invalidité à compter du 21 mai 2021. Elle demande l'annulation de ces deux arrêtés et la réparation de ses préjudices du fait de leur illégalité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 81 de la loi du 26 janvier 1984 alors en vigueur : " Le fonctionnaire territorial reconnu, par suite d'altération de son état de santé, inapte à l'exercice de ses fonctions peut être reclassé dans un emploi d'un autre cadre d'emplois ou d'un autre corps ou dans un autre emploi, en priorité dans son administration d'origine ou à défaut dans toute administration ou établissement public mentionnés à l'article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, s'il a été déclaré en mesure de remplir les fonctions correspondantes. Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé. Par dérogation, la procédure de reclassement peut être engagée en l'absence de demande de l'intéressé. Ce dernier dispose, en ce cas, de voies de recours ". L'article 85-1 de la même loi prévoit que : " Le fonctionnaire reconnu inapte à l'exercice de ses fonctions a droit à une période de préparation au reclassement avec traitement d'une durée maximale d'un an. Cette période est assimilée à une période de service effectif. Pendant cette période, l'agent peut être mis à disposition du centre de gestion pour exercer une mission définie au deuxième alinéa de l'article 25 de la présente loi. Le fonctionnaire à l'égard duquel une procédure tendant à reconnaître son inaptitude à l'exercice de ses fonctions a été engagée a droit à la période de préparation au reclassement mentionnée au précédent alinéa ". Et aux termes de l'article 2 du décret du 30 septembre 1985, dans sa rédaction applicable : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'autorité territoriale ou le président du Centre national de la fonction publique territoriale ou le président du centre de gestion, après avis du comité médical, propose à l'intéressé une période de préparation au reclassement en application de l'article 85-1 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. L'agent est informé de son droit à une période de préparation au reclassement dès la réception de l'avis du comité médical, par l'autorité territoriale dont il relève. La période de préparation au reclassement débute à compter de la réception de l'avis du comité médical si l'agent est en fonction ou à compter de sa reprise de fonction si l'agent est en congé de maladie lors de la réception de l'avis du comité médical. La période de préparation au reclassement prend fin à la date de reclassement de l'agent et au plus tard un an après la date à laquelle elle a débuté. () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration : " La mise en disponibilité peut être prononcée d'office à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues aux articles 81 à 86 de la loi du 26 janvier 1984. () Si le fonctionnaire n'a pu, durant cette période, bénéficier d'un reclassement, il est, à l'expiration de cette durée, soit réintégré dans son administration s'il est physiquement apte à reprendre ses fonctions dans les conditions prévues à l'article 26, soit, en cas d'inaptitude définitive à l'exercice des fonctions, admis à la retraite ou, s'il n'a pas droit à pension, licencié. () ".
4. Il résulte d'un principe général du droit, dont s'inspirent tant les dispositions du code du travail relatives à la situation des salariés qui, pour des raisons médicales, ne peuvent plus occuper leur emploi que les règles statutaires applicables dans ce cas aux fonctionnaires, que, lorsqu'il a été médicalement constaté qu'un salarié se trouve, de manière définitive, atteint d'une inaptitude physique à occuper son emploi, il incombe à l'employeur public, avant de pouvoir prononcer son licenciement, de chercher à reclasser l'intéressé dans un autre emploi. La mise en œuvre de ce principe implique que, sauf si l'agent manifeste expressément sa volonté non équivoque de ne pas reprendre une activité professionnelle, l'employeur propose à ce dernier un emploi compatible avec son état de santé et aussi équivalent que possible avec l'emploi précédemment occupé ou, à défaut d'un tel emploi, tout autre emploi si l'intéressé l'accepte. Ce n'est que lorsque ce reclassement est impossible, soit qu'il n'existe aucun emploi vacant pouvant être proposé à l'intéressé, soit que l'intéressé est déclaré inapte à l'exercice de toutes fonctions ou soit que l'intéressé refuse la proposition d'emploi qui lui est faite, qu'il appartient à l'employeur de prononcer, dans les conditions applicables à l'intéressé, son licenciement.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier qu'à la date à laquelle les droits de Mme B ont été constitués, par l'avis du comité médical en date du 6 juillet 2018 la déclarant définitivement inapte à ses fonctions, les modalités de mise en œuvre de la période de préparation au reclassement prévue par l'article 85-1 de la loi du 26 janvier 1984 et par l'article 2 du décret du 30 septembre 1985 dans sa rédaction modifiée par le décret n° 2019-172 du 5 mars 2019, n'étaient pas en vigueur. Par suite, le moyen tiré de ce que le département ne l'a pas informée de son droit au reclassement prévu par les dispositions de l'article 3 du décret du 30 septembre 1985 dans sa rédaction issue du décret du 5 mars 2019, doit être écarté comme étant inopérant.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B ait vainement sollicité le bénéfice d'une formation de perfectionnement prévue par le décret du 26 décembre 2007 dans le cadre du droit à la formation des fonctionnaires tout au long de la vie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit, en tout état de cause, être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 5 du décret du 30 septembre 1985 : " Lorsque le fonctionnaire territorial a demandé à être reclassé, () des dérogations aux règles normales de déroulement des concours, des examens ou des procédures de recrutement peuvent être proposées par le comité médical en sa faveur, si son invalidité le justifie, afin d'adapter la durée et le fractionnement des épreuves à ses moyens physiques ".
8. Le comité médical n'ayant formulé aucune préconisation en vue d'aménager les procédures de recrutement dans le cadre de son reclassement, la requérante ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées.
9. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que, placée en congé de reclassement à compter du 25 août 2018, Mme B a bénéficié d'un bilan de compétences, de 101 heures de formation en français, bureautique et mathématiques, aux logiciels spécialisés, tâches d'accueil et téléphonie, à la rédaction de correspondances, avant d'être placée en immersion sur des postes relevant du grade d'adjoint administratif dans cinq services différents et de suivre la préparation au concours d'adjoint administratif assurée par le centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Il ressort du rapport établi le 9 juillet 2020 par le directeur des ressources humaines, qui effectue le bilan des cinq expériences d'immersion professionnelle dont elle a bénéficié que, malgré une certaine progression et sa bonne volonté, elle n'est pas parvenue à progresser suffisamment en compétence pour atteindre les prérequis sur des postes relevant du grade d'adjoint administratif, en particulier en ce qui concerne la maîtrise de la bureautique, la rédaction de correspondances et le suivi des procédures. La circonstance qu'elle ait obtenu des résultats corrects en mathématiques et français aux tests d'admission au CNFPT n'est pas suffisante pour remettre en cause cette analyse. La circonstance qu'elle ait été médicalement constatée apte à exercer d'autres fonctions est à cet égard sans incidence. Au vu de ces éléments, il ne ressort pas des pièces du dossier que les compétences professionnelles de Mme B n'aient pas été objectivement évaluées ni que cette évaluation ait été entachée d'erreur de fait.
10. En sixième lieu, si l'administration a une obligation de moyens pour reclasser le fonctionnaire reconnu définitivement inapte aux fonctions de son grade, le comité médical du 6 juillet 2018 a reconnu Mme B inapte à l'exercice de ses précédentes fonctions d'agent d'entretien et a préconisé son reclassement sur des fonctions sans port de charges, à caractère manuel ou physique. Son inaptitude totale et définitive aux fonctions du grade d'adjoint administratif a été constatée par le comité médical le 2 octobre 2020. Le grade d'adjoint administratif étant le premier niveau de l'échelle des postes administratifs, et la requérante ne justifiant pas avoir vainement demandé à être positionnée sur un poste d'agent de gestion médico-social ou de médecine préventive, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration aurait omis d'examiner des possibilités supplémentaires de reclassement.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme B tendant à l'annulation des arrêtés du 4 juin 2021 et du 6 octobre 2021 doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquences, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité, de ses conclusions à fin d'indemnisation, ainsi que des conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais du litige :
12. Le département de Meurthe-et-Moselle n'étant pas, dans la présente instance, la partie perdante, il n'y a pas lieu de mettre à sa charge la somme demandée par Mme B au bénéfice de son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du département de Meurthe-et-Moselle présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du département de Meurthe-et-Moselle présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au département de Meurthe-et-Moselle et à Me Lombard.
Délibéré après l'audience du 22 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Milin-Rance, première conseillère,
Mme Grandjean, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2024.
La rapporteure,
F. Milin-Rance
Le président,
B. Coudert
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026