mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2103708 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | CAGLAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 décembre 2021 et le 8 septembre 2022, M. B C, représenté par Me Caglar, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 août 2021 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer sous astreinte un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", " salarié ", ou " travailleur temporaire " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et dire qu'il lui sera délivré une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler pendant l'instruction du dossier ;
4°) en tout état de cause, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet s'est cru lié par les conclusions du rapport de l'agent de la police aux frontières ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à son identité et sa minorité ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet ne s'est pas livré à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet n'a pas examiné si sa situation pouvait justifier la délivrance d'un titre de séjour sur un autre fondement que celui de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment au regard des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 8 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code civil ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gottlieb, rapporteur,
- et les observations de Me Caglar, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant malien né selon ses dires le 11 novembre 2001, a déclaré être entré en France le 2 septembre 2017 et a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département de Meurthe-et-Moselle par une ordonnance de placement provisoire du procureur de la République de A du 9 mai 2018 et par un jugement du tribunal pour enfants de A du 19 juin 2018. Par un courrier transmis par l'intermédiaire du département de Meurthe-et-Moselle et reçu par les services de la préfecture de Meurthe-et-Moselle le 9 avril 2019, M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en se prévalant de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance. Par un arrêté du 13 août 2021, dont M. C demande l'annulation, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté du 22 juin 2021, publié au recueil des actes administratifs de Meurthe-et-Moselle le 24 juin suivant, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer toutes les décisions entrant dans les attributions de l'Etat. Par suite, M. D, signataire de l'arrêté contesté, était compétent pour signer la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision contestée, qui cite l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle la prise en charge du requérant par les services de l'aide sociale à l'enfance et expose les raisons pour lesquelles l'intéressé ne peut se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, même si le préfet ne détaille pas les éléments qui l'ont conduit à estimer que les documents d'état civil produits par le requérant à l'appui de sa demande de titre de séjour constituaient des faux ou n'étaient pas probants. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet se serait cru lié par les conclusions du rapport d'expertise documentaire de la police aux frontières. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
5. En quatrième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de la décision contestée, que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation du requérant au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
7. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". En vertu de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
8. Ces dispositions posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Cependant, la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
9. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. C a produit un acte de naissance du 28 juin 2017, un extrait certifié conforme d'un jugement supplétif du 28 juin 2017, deux extraits de naissance établis le 29 juin 2017, une carte d'identité consulaire délivrée par les autorités maliennes le 20 août 2019 et un certificat de nationalité malien délivré le même jour. Le requérant a par ailleurs produit dans le cadre de la présente instance un deuxième acte de naissance du 28 juin 2017.
10. Pour contester la validité des actes d'état civil produits par M. C, le préfet de Meurthe-et-Moselle oppose notamment, s'agissant de l'extrait du jugement supplétif du 28 juin 2017, qu'il ne s'agit que d'un extrait des minutes tenant jugement supplétif d'acte de naissance et non le jugement supplétif lui-même et qu'il y est mentionné que le jugement a été établi par " le Tribunal de Première Grande de la Commune VI du District de Bamako ". S'agissant de l'acte de naissance du 28 juin 2017 produit à l'appui de la demande de titre de séjour de M. C, le préfet relève notamment que ce document vise un jugement supplétif n° 371 du 22 juin 2017 alors que l'extrait conforme de jugement supplétif produit vise un jugement supplétif d'acte de naissance n° 3171/17 et que le numéro NINA n'est pas renseigné. Enfin, le préfet relève que le deuxième acte de naissance du 28 juin 2017 a été établi sur la base d'une déclaration du père de M. C, le 22 juin 2017, alors que le requérant avait déclaré qu'il était décédé avant son arrivée en France. Le préfet relève en outre que ce document ne comporte pas de numéro de série pré-imprimé en haut de page et que le numéro NINA n'y est pas renseigné. M. C n'apporte aucune explication crédible sur la coexistence de deux actes de naissance en date du même jour, l'un établi en transcription d'un jugement supplétif du 22 juin 2017, qu'il ne verse pas aux débats, et l'autre établi sur la base d'une déclaration de son père du 22 juin 2017, dont il avait pourtant affirmé qu'il était décédé alors qu'il était âgé de onze ans. Enfin, le certificat de nationalité et la carte d'identité consulaire dont se prévaut le requérant, délivrés sur la base des documents évoqués précédemment et dont l'authenticité est contestée par le préfet, ne permet pas davantage d'apporter la preuve de son âge et de sa nationalité. Au regard de l'ensemble de ces éléments, et alors même que l'expertise osseuse réalisée le 17 avril 2018 n'a pas exclu la possibilité que M. C soit mineur au moment de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, le préfet de Meurthe-et-Moselle, qui n'était pas dans l'obligation de saisir les autorités maliennes pour vérifications, renverse la présomption d'authenticité des documents d'état civil présentés par M. C et a pu légalement refuser de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au seul motif que le requérant ne justifiait pas de son âge à la date de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En sixième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C, qui s'est prévalu à l'appui de sa demande de titre de séjour de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, aurait sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article L. 435-1 du même code, ni sur aucune autre disposition dudit code. Dans ces conditions, et eu égard aux termes de cette demande et à l'âge auquel le requérant a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance, le préfet a pu, sans se méprendre sur sa portée, considérer que M. C avait sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le seul fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait dû examiner sa demande de titre de séjour sur le fondement d'autres dispositions de ce code.
12. En septième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que M. C n'établit pas avoir saisi le préfet de Meurthe-et-Moselle d'une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni sur celles de l'article L. 423-23 de ce code. Il ne ressort pas davantage des termes de la décision litigieuse que le préfet aurait examiné d'office si l'intéressé était susceptible de se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions doivent être écartés comme étant inopérants.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date d'édiction de l'arrêté attaqué, M. C résidait en France depuis près de quatre ans. M. C se prévaut de la durée de sa présence en France, du fait qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance, de l'obtention de son CAP " cuisine " en juin 2021 et de ses efforts d'intégration professionnelle qui se sont concrétisés par la signature d'un contrat à durée indéterminée au sein du restaurant dans lequel il a effectué son apprentissage. Toutefois, si le requérant soutient être en couple avec une ressortissante française depuis deux ans, il n'établit par les pièces versées à l'instance ni l'ancienneté ni la stabilité de la communauté de vie avec cette dernière. Il est sans charges de famille sur le territoire français. Il n'établit pas, par les pièces produites et en dépit de ses réels efforts d'intégration, avoir transféré en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux, ni être dépourvu de toutes attaches personnelles ou familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la décision contestée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
16. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais d'instance :
17. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par le requérant au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
Le rapporteur,
R. Gottlieb Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026