LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2200048

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2200048

jeudi 13 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2200048
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantBAUER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 janvier 2022, Mme A B, représentée par Me Bauer, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 mai 2020 par lequel la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation l'a placée à la retraite d'office pour invalidité ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi que la somme de 2 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté litigieux est entaché d'un vice de procédure, dès lors que la commission de réforme qui s'est réunie le 11 février 2020 était irrégulièrement composée ;

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que son employeur a manqué à ses obligations de sécurité et que la pathologie dont elle souffre est imputable au service.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2024, la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2025, le ministre de l'économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la pension accordée à Mme B est devenue définitive et qu'il n'est pas possible de procéder à sa révision s'agissant d'une maladie considérée comme non imputable au service et reconnue avant la radiation des cadres.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sousa Pereira, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Céline Marini, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, maître de conférences à l'université de Lorraine, a été placée en congé de longue maladie, puis de longue durée à compter du 1er septembre 2014 jusqu'au 31 août 2019. Par un arrêté du 22 mai 2020 de la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, pris sur le fondement de l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite, Mme B a été admise d'office à la retraite pour invalidité ne résultant pas de l'exercice de ses fonctions, à compter du 1er septembre 2019. Par la requête susvisée, Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

3. La décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Par suite, ce moyen doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 47, dans sa rédaction applicable, du décret n°86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit reclassé dans un autre emploi, en application du décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 pris en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat en vue de faciliter le reclassement des fonctionnaires de l'Etat reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis de la commission de réforme () ". Aux termes de l'article 12 du même décret, dans sa rédaction applicable : " Dans chaque département, il est institué une commission de réforme départementale compétente à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15. Cette commission, placée sous la présidence du préfet ou de son représentant, qui dirige les délibérations mais ne participe pas aux votes, est composée comme suit : /1. Le chef de service dont dépend l'intéressé ou son représentant ; :2. Le directeur départemental ou, le cas échéant, régional des finances publiques ou son représentant ; /3. Deux représentants du personnel appartenant au même grade ou, à défaut, au même corps que l'intéressé, élus par les représentants du personnel, titulaires et suppléants, de la commission administrative paritaire locale dont relève le fonctionnaire ; toutefois, s'il n'existe pas de commission locale ou si celle-ci n'est pas départementale, les deux représentants du personnel sont désignés par les représentants élus de la commission administrative paritaire centrale, dans le premier cas et, dans le second cas, de la commission administrative paritaire interdépartementale dont relève le fonctionnaire ;: 4. Les membres du comité médical prévu à l'article 6 du présent décret () ". L'article 6 du même décret, dans sa rédaction applicable, dispose : " Dans chaque département, un comité médical départemental compétent à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15 ci-après est constitué auprès du préfet. / La composition de ce comité est semblable à celle du comité médical ministériel prévu à l'article 5. Pour chacun des membres, un ou plusieurs suppléants sont désignés () ". L'article 5 de ce décret prévoit : " Il est institué auprès de l'administration centrale de chaque département ministériel un comité médical ministériel compétent à l'égard des personnels mentionnés au 1er alinéa de l'article 14 ci-après. /Ce comité comprend deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, pour l'examen des cas relevant de sa qualification, un spécialiste de l'affection pour laquelle est demandé le bénéfice du congé de longue maladie ou de longue durée prévu à l'article 34 (3e et 4e) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée () ". Enfin, l'article 19 de ce décret dispose que " La commission de réforme ne peut délibérer valablement que si la majorité absolue des membres en exercice assiste à la séance ; un praticien de médecine générale ou le spécialiste compétent pour l'affection considérée doit participer à la délibération. / Les avis sont émis à la majorité des membres présents. / Lorsqu'un médecin spécialiste participe à la délibération conjointement avec les deux praticiens de médecine générale, l'un de ces deux derniers s'abstient en cas de vote () ".

5. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

6. Il résulte des dispositions mentionnées au point 4 que doit être présent, au sein de la commission de réforme appelée à statuer sur la mise à la retraite pour invalidité d'un agent, en plus des deux praticiens de médecine générale, un spécialiste de l'affection susceptible de justifier cette mise à la retraite pour invalidité. Ce dernier prend part aux échanges de la commission et, lorsqu'il participe à la délibération conjointement avec les deux praticiens de médecine générale, a voix délibérative au cours de l'éventuel vote, tandis qu'un des deux praticiens de médecine générale s'abstient d'y participer. La garantie qui résulte de ces dispositions pour l'agent concerné réside dans le fait, d'une part, que la commission de réforme doit être éclairée par un médecin spécialiste de sa pathologie et, d'autre part, que la commission délibère en présence d'au moins un médecin, qui n'est pas nécessairement le médecin spécialiste ayant participé aux échanges de la commission, quand bien même celui-ci a voix délibérative, par préférence à l'un des deux praticiens de médecine générale, dans le cas où les trois médecins participent conjointement à la délibération de la commission.

7. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des mentions apposées sur le procès-verbal de la commission de réforme du 11 février 2020, se prononçant sur la situation de Mme B, que deux médecins généralistes étaient présents lors de cette réunion, lesquels ont tous les deux signé ce procès-verbal à la suite de la délibération de la commission, et que si aucun médecin spécialiste de la pathologie en cause n'a siégé au sein cette commission pour examiner la situation de Mme B, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports soutient, sans être contredit, que les membres de cette commission disposaient cependant de plusieurs comptes-rendus d'examens psychiatriques et d'un rapport d'expertise récent, tous convergents, émanant de trois psychiatres différents. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, l'absence d'un médecin de cette spécialité n'a pas effectivement privé Mme B d'une garantie. Par suite, le moyen tiré de ce que la commission de réforme était irrégulièrement composée doit être écarté.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Le fonctionnaire civil qui se trouve dans l'incapacité permanente de continuer ses fonctions en raison d'une invalidité ne résultant pas du service et qui n'a pu être reclassé dans un autre corps en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée peut être radié des cadres par anticipation soit sur sa demande, soit d'office ; dans ce dernier cas, la radiation des cadres est prononcée sans délai si l'inaptitude résulte d'une maladie ou d'une infirmité que son caractère définitif et stabilisé ne rend pas susceptible de traitement, ou à l'expiration d'un délai de douze mois à compter de sa mise en congé si celle-ci a été prononcée en application du 2° de l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée ou à la fin du congé qui lui a été accordé en application des 3° et 4° du même article 34. L'intéressé a droit à la pension rémunérant les services prévue au 2° du I de l'article L. 24 du présent code, sous réserve que ses blessures ou maladies aient été contractées ou aggravées au cours d'une période durant laquelle il acquérait des droits à pension. Par dérogation à l'article L. 16 du même code, cette pension est revalorisée dans les conditions fixées à l'article L. 341-6 du code de la sécurité sociale ".

9. Mme B soutient souffrir d'une hypersensibilité aux ondes électromagnétiques se manifestant par une asthénie chronique, des troubles de la concentration, une sécheresse cutanée, des troubles digestifs, des douleurs musculaires, ainsi que par une aggravation de la myopie congénitale binoculaire dont elle est atteinte. A cet égard, elle soutient que les expertises psychiatriques sur lesquelles le président de l'université s'est fondé pour prononcer son admission à la retraite d'office pour invalidité sont contradictoires et que le président de l'université avait pour obligation de mener des investigations en vue de mesurer son temps d'exposition aux ondes et la nature de ces dernières. Il résulte de l'instruction que le médecin du travail, lors d'une consultation médicale réalisée le 22 juillet 2014, a considéré, au regard des symptômes décrits par Mme B, que ces derniers étaient compatibles avec une hypersensibilité aux champs électromagnétiques et a préconisé, pour éliminer tout autre pathologie, la réalisation d'un bilan en médecine interne et d'un avis psychiatrique. S'il résulte de l'instruction que les investigations menées, par le service de médecine interne et d'immunologie clinique du CHRU de Nancy en avril 2017 et mars 2018, en vue de réaliser un bilan étiologique des symptômes décrits par Mme B, n'ont révélé la présence d'aucune autre pathologie, ces investigations n'ont pas, pour autant, confirmé ce diagnostic alors qu'il résulte de rapports psychiatriques convergents, établis par trois médecins psychiatres différents, que Mme B souffre de troubles psychiatriques et que les troubles qu'elle décrit s'inscrivent dans un registre psychopathologique. Bien que Mme B produise plusieurs certificats médicaux, établis par son médecin traitant, précisant que la pathologie " la plus probable " dont elle souffre est l'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques et que les rapports d'expertise l'ont " laissée très dubitative " compte tenu de la cohérence dont a toujours fait preuve Mme B dans l'exposé de ses différentes pathologies et " dans les stratégies mises en place pour résoudre ses problèmes ", ces seuls éléments ne sont pas suffisants pour remettre en cause l'appréciation portée par les trois médecins psychiatres, puis par son ministre gestionnaire quant à son inaptitude totale et définitive à l'exercice de toutes fonctions. Dans ces conditions, le président de l'université de Lorraine, en admettant Mme B à la retraite d'office en raison de son incapacité définitive et absolue à exercer ses fonctions, n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 29 du code des pensions civiles et militaires de retraite, ni commis d'erreur d'appréciation.

Sur les frais de l'instance :

10. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme B doivent dès lors être rejetées. Enfin, la présente instance n'ayant donné lieu à aucuns dépens, les conclusions présentées à ce titre par Mme B doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Goujon-Fischer, président,

Mme Sousa Pereira, première conseillère,

M. Durand, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2025.

La rapporteure,

C. Sousa Pereira

Le président,

J. -F. Goujon-Fischer

Le greffier,

F. Richard

La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle en ce qui les concernent ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions