jeudi 23 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2200078 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | SELAS BARTHELEMY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 janvier 2022, le 9 mars 2022 et le 17 octobre 2023, Mme A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'attestation employeur destinée à Pôle Emploi du 11 octobre 2021 sur laquelle la directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Sainte-Sophie a indiqué qu'elle avait rompu de manière anticipée son contrat ;
2°) de corriger cette attestation afin d'y faire apparaître le motif exact de fin de contrat ;
3°) de condamner l'EHPAD de Sainte-Sophie à lui verser ses indemnités de fin de contrat en solde de tout compte et à l'indemniser de son préjudice financier, évalué à la somme de 2 946,10 euros.
Elle soutient que :
- la proposition de renouvellement de contrat est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle lui est parvenue moins de huit jours avant le terme du précédent engagement ;
- l'attestation contestée est entachée d'une erreur dès lors qu'elle mentionne une rupture anticipée d'un contrat à durée déterminée ou d'un contrat d'apprentissage à l'initiative du salarié ;
- le refus de renouvellement du contrat est intervenu pour un motif légitime dès lors qu'elle devait déménager pour rejoindre son compagnon dans l'Ain ;
- elle a droit au paiement d'une indemnité de fin de contrat dans la mesure où elle était en contrat à durée déterminée, qu'elle a exécuté jusqu'à son terme ;
- elle a subi un préjudice financier, qui doit être évalué à une somme de 2 946,10 euros compte tenu de la non-perception de l'allocation de retour à l'emploi pour la période du 1er octobre 2021 au 31 janvier 2022.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 11 février 2022 et le 9 mai 2022, l'EHPAD de Sainte-Sophie, représenté par Me Pelissier, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 800 euros soit mise à la charge de Mme B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
La procédure a été communiquée à la directrice de Pôle Emploi Grand Est qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n° 86-83 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;
- le décret n° 2020-741 du 16 juin 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wolff, rapporteure,
- les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique
- et les observations de Me Quaranta, substituant Me Pelissier, représentant l'EHPAD de Sainte-Sophie.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée au sein de l'EHPAD de Sainte-Sophie en tant qu'agent des services hospitaliers par un contrat conclu du 19 avril 2021 au 18 juillet 2021. Par un nouveau contrat, elle a été recrutée au sein du même établissement en qualité d'animatrice pour la période du 19 juillet 2021 au 31 août 2021, renouvelé jusqu'au 30 septembre 2021. Par un courrier du 22 septembre 2021, l'EHPAD de Saint-Sophie a proposé le renouvellement de ce contrat à Mme B, qui n'a pas répondu. Le 11 octobre 2021, l'EHPAD de Sainte-Sophie a établi une attestation employeur destinée à Pôle Emploi sur laquelle est indiqué que le motif de fin de contrat est sa rupture anticipée à l'initiative de Mme B. Les 15 et 18 octobre 2021, Mme B a contesté cette décision et a demandé paiement de son solde de tout compte. Cette demande a été rejetée par une décision du 21 octobre 2021. Par sa requête, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'attestation employeur destinée à Pôle Emploi du 11 octobre 2021 et la décision de rejet de son recours gracieux du 21 octobre 2021, d'enjoindre à la directrice de l'EHPAD de Sainte-Sophie de modifier l'attestation litigieuse et de condamner l'EHPAD de Sainte-Sophie à l'indemniser du préjudice financier subi évalué à la somme de 2 946,10 euros et à lui verser une somme correspondant au montant de l'indemnité de fin de contrat.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 41 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions applicables aux agents contractuels des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Lorsque l'agent contractuel a été recruté par un contrat à durée déterminée susceptible d'être renouvelé en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité signataire du contrat notifie à l'intéressé son intention de renouveler ou non le contrat, au plus tard : / 1° Huit jours avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ; / () / Lorsqu'il lui est proposé de renouveler son contrat, l'agent dispose d'un délai de huit jours pour faire connaître, le cas échéant, son acceptation. Faute de réponse dans ce délai, l'intéressé est présumé renoncer à l'emploi ". Si la notification par l'administration de son intention de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée d'un agent, effectuée en méconnaissance des délais mentionné aux dispositions précitées de l'article 41 du décret du 6 février 1991, reste sans influence sur la légalité de la décision de non renouvellement, en revanche la notification tardive ou son absence sont susceptibles d'engager la responsabilité de l'administration.
3. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des écritures de la requérante, qu'à l'issue d'un entretien conduit le 15 septembre 2021, Mme B a fait connaître oralement, le 20 septembre 2021, à la direction de l'EHPAD de Sainte-Sophie son intention de ne pas renouveler son contrat. Par suite, Mme B ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance du délai de huit jours prévu par les dispositions précitées pour demander l'annulation des décisions contestées. Ce moyen doit être écarté comme inopérant.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 5424-1 du code du travail, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Ont droit à une allocation d'assurance, lorsque leur privation d'emploi est involontaire ou assimilée à une privation involontaire ou en cas de cessation d'un commun accord de leur relation de travail avec leur employeur, et lorsqu'ils satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure, dans les conditions prévues aux articles L. 5422-2 et L. 5422-3 : / () / 2° Les agents non titulaires des collectivités territoriales et les agents non statutaires des établissements publics administratifs autres que ceux de l'Etat et ceux mentionnés au 4° ainsi que les agents non statutaires des groupements d'intérêt public ". Aux termes de l'article 3 du décret du 16 juin 2020 relatif au régime particulier d'assurance chômage applicable à certains agents publics et salariés du secteur public : " Sont assimilés aux personnels involontairement privés d'emploi : / () / 2° Les personnels de droit public ou de droit privé ayant refusé le renouvellement de leur contrat pour un motif légitime lié à des considérations d'ordre personnel ou à une modification substantielle du contrat non justifiée par l'employeur ". Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de déterminer si les circonstances dans lesquelles un contrat de travail à durée déterminée n'a pas été renouvelé permettent de l'assimiler à une perte involontaire d'emploi. A ce titre, et ainsi que le prévoit désormais le décret n° 2020-741 du 16 juin 2020, l'agent qui refuse le renouvellement de son contrat de travail ne peut être regardé comme involontairement privé d'emploi, à moins que ce refus soit fondé sur un motif légitime, qui peut être lié notamment à des considérations d'ordre personnel ou au fait que le contrat a été modifié de façon substantielle et sans justification par l'employeur.
5. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de l'entretien conduit le 15 septembre 2021, Mme B a décliné oralement, le 20 septembre 2021, la proposition de renouvellement de son contrat à durée déterminée. En outre, en l'absence de toute réponse à la proposition écrite de renouvellement de ce contrat, réceptionnée par elle le 23 septembre 2021, Mme B doit être regardée comme l'ayant implicitement refusée. Mme B, dont il n'est pas contesté qu'elle a exécuté son contrat jusqu'à son terme, le 30 septembre 2021, soutient pour la première fois dans son mémoire en réplique que le refus de renouvellement de son contrat était justifié par la perspective prochaine de son déménagement dans l'Ain pour rejoindre son compagnon. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, pour justifier de son déménagement et de son concubinage, la requérante se borne à produire une facture d'énergie datée du 25 janvier 2022 au seul nom de son compagnon et une attestation d'hébergement du 8 mars 2022. Ces seuls éléments sont insuffisants pour établir la réalité de son emménagement dans l'Ain pour la période litigieuse, alors d'ailleurs que les pièces de la présente procédure ont été communiquées à l'adresse communiquée par la requérante, à Jarny, en Meurthe-et-Moselle. Les contraintes d'ordre personnel que Mme B fait valoir ne peuvent ainsi être regardées comme un motif légitime de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit ou d'erreur d'appréciation que l'EHPAD de Sainte-Sophie a considéré que le refus de renouvellement du contrat à durée déterminée n'était pas fondé sur un motif légitime.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, à fin d'injonction, présentées par Mme B doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation du préjudice financier :
7. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 et 6 ci-dessus que c'est à bon droit que l'EHPAD de Sainte-Sophie a considéré que le refus de renouvellement du contrat à durée déterminée n'était pas fondé sur un motif légitime, ce qui faisait ainsi obstacle au versement d'une allocation d'assurance, conformément aux dispositions de l'article L 5424-1 du code du travail précitées. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à demander l'indemnisation du préjudice financier résultant de la non-perception de l'allocation de retour à l'emploi pour la période du 1er octobre 2021 au 31 janvier 2022.
8. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il besoin d'examiner la recevabilité de cette demande, que les conclusions de Mme B à fin d'indemnisation de son préjudice financier doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin de paiement de l'indemnité de fin de contrat :
9. Aux termes de l'article 10 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, alors en vigueur : " Un décret en Conseil d'Etat pris après avis du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière () prévoit également, pour les contrats conclus en application des mêmes articles 9 et 9-1, à l'exclusion des contrats saisonniers, les conditions d'application relatives à une indemnité de fin de contrat lorsque ces contrats, le cas échéant renouvelés, sont d'une durée inférieure ou égale à un an et lorsque la rémunération brute globale prévue dans ces contrats est inférieure à un plafond qu'il fixe. Ces dispositions ne sont pas applicables lorsque, au terme du contrat ou de cette durée, les agents sont nommés stagiaires ou élèves à l'issue de la réussite à un concours ou bénéficient du renouvellement de leur contrat ou de la conclusion d'un nouveau contrat, à durée déterminée ou indéterminée, au sein de la fonction publique hospitalière ". Aux termes de l'article 41-1-1 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction applicable au présent litige : " I.- L'indemnité de fin de contrat prévue au deuxième alinéa de l'article 10 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée n'est due que lorsque le contrat est exécuté jusqu'à son terme. Elle n'est pas due si l'agent refuse la conclusion d'un contrat de travail à durée indéterminée pour occuper le même emploi ou un emploi similaire auprès du même employeur, assorti d'une rémunération au moins équivalente. / Le montant de rémunération brute globale au-delà duquel cette indemnité n'est pas attribuée est fixé à deux fois le montant brut du salaire minimum interprofessionnel de croissance applicable sur le territoire d'affectation et déterminé dans les conditions prévues à l'article L. 3231-7 du code du travail. / II.- Le montant de l'indemnité de fin de contrat est fixé à 10 % de la rémunération brute globale perçue par l'agent au titre de son contrat et, le cas échéant, de ses renouvellements. / L'indemnité est versée au plus tard un mois après le terme du contrat ".
10. Ainsi qu'il a été exposé au point 1 ci-dessus, Mme B a été recrutée par l'EHPAD de Sainte-Sophie par un contrat à durée déterminée à compter du 19 avril 2021, renouvelé le 12 juillet 2021, pour la période allant du 19 juillet 2021 au 31 août 2021, puis de nouveau le 20 août 2021 pour la période allant du 31 août 2021 au 30 septembre 2021. Il résulte de l'instruction que la requérante a exécuté son contrat de travail jusqu'à son terme et il est constant que la directrice de l'EHPAD de Sainte-Sophie ne lui a présenté, à l'issue de ce dernier, aucune proposition de contrat de travail à durée indéterminée pour le même emploi ou un emploi similaire. Dès lors, Mme B est fondée à soutenir qu'elle a été irrégulièrement privée par l'EHPAD de Sainte-Sophie d'une indemnité de fin de contrat en application des dispositions visées au point précédent.
11. Il résulte de ce qui précède que Mme B est seulement fondée à demander la condamnation de l'EHPAD de Sainte-Sophie à lui verser l'indemnité de fin de contrat prévue par l'article 41-1-1 du décret du 6 février 1991. Cette indemnité devra correspondre à 10 % de la rémunération brute globale que l'intéressée a perçue auprès de l'EHPAD de Sainte-Sophie entre le 19 avril 2021 et le 30 septembre 2021.
Sur les frais liés au litige :
12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de l'EHPAD de Sainte-Sophie présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'EHPAD de Sainte-Sophie est condamné à verser à Mme B l'indemnité de fin de contrat prévue par l'article 41-1-1 du décret du 6 février 1991 dans les conditions exposées au point 11.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de l'EHPAD de Sainte-Sophie présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'EHPAD de Sainte-Sophie.
Copie en sera adressée, pour information, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Délibéré après l'audience publique du 14 mars 2024 à laquelle siégeaient :
M. Davesne, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Wolff, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.
La rapporteure,
É. WolffLe président,
S. Davesne
Le greffier,
F. Richard
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2200078
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026