mardi 18 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2200341 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | SGRO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 février 2022, M. C A, représenté par Me Sgro, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 janvier 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative sans délai et de lui délivrer pendant cet examen une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son avocat, Me Sgro, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Sgro s'engage à renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ou, à titre subsidiaire, que cette somme soit versée au requérant.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- le rapport sur lequel se fonde la décision contestée est entaché d'insuffisances et d'erreurs matérielles qui le prive de valeur probante ;
- la décision ne précise pas quelles mentions du jugement supplétif et de l'extrait du registre d'état civil font défaut alors que l'article 555 du code civil guinéen ne concerne pas les actes d'état civil ;
- le préfet ne produit aucun élément probant de nature à remettre en cause la légalisation des autorités étrangères ;
- il établit son état civil, son âge et sa nationalité par les documents qu'il produit, qui ne sont remis en cause par aucun élément probant ; une telle contestation de ces documents méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet ne pouvait se fonder sur l'existence d'un trouble à l'ordre public ; il remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle l'empêche d'achever son cursus professionnel.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 avril 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 février 2022 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu :
- le jugement du 2 mai 2022 par lequel la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif a statué sur les conclusions de la requête tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire, à l'annulation de la décision en tant qu'elle fait obligation à M. A de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination, en renvoyant à la formation collégiale les conclusions dirigées contre la décision du 21 janvier 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A ainsi que les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Durand, rapporteur ;
- et les observations de Me Sgro, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 12 avril 2003, serait entré en France le 4 novembre 2018, selon ses déclarations. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance le 2 août 2019. Le 12 mars 2021, il a sollicité une carte de séjour temporaire. Par un arrêté du 21 janvier 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, en fixant son pays de destination. Par sa requête, M. A demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur l'étendue des conclusions :
2. Il ressort des pièces du dossier que M. A ayant fait l'objet d'une assignation à résidence, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Nancy a statué, le 2 mai 2022, sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision en date du 21 janvier 2022 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Il y a donc lieu, par le présent jugement, de ne statuer que sur le surplus des conclusions tendant à l'annulation du refus de titre de séjour.
Sur les conclusions d'annulation du refus de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté n°20.BCI.41 du 8 septembre 2021, publié au recueil des actes administratifs de Meurthe-et-Moselle le 9 septembre 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département. Par suite, M. B, signataire de l'arrêté contesté, était compétent pour signer les décisions en litige. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision portant refus de séjour comporte l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait la fondant. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ladite décision doit être écarté comme manquant en fait.
5. En troisième lieu, les dispositions de l'article 1er du décret n°2015-1740 n'obligent pas le préfet à saisir les autorités étrangères en cas de doute sur l'authenticité des documents d'état civil d'un étranger présentant une demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet n'aurait pas fait procéder à des vérifications auprès des autorités guinéennes ne peut qu'être écarté comme étant inopérant.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
7. Aux termes des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente 1° les documents justifiant de son état civil 2° les documents justifiant de sa nationalité () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". L'article 47 du code civil précise que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ". La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
8. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A, le préfet de Meurthe-et-Moselle s'est fondé sur les circonstances que, d'une part, les documents présentés par l'intéressé pour établir son état civil étaient irréguliers et que, d'autre part, il ne remplissait pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. D'une part, à l'appui de sa demande de titre de séjour, M. A a produit un jugement supplétif d'acte de naissance du tribunal de première instance de Kindia du 9 janvier 2019. Si le préfet relève, en premier lieu, que le jugement supplétif a été établi sur un support non sécurisé, il ne produit aucun élément de nature à démontrer que les jugements rendus par les autorités judiciaires guinéennes sont imprimés sur un support différent. En outre, le préfet de Meurthe-et-Moselle ne précise pas le fondement légal ou réglementaire de droit guinéen en application duquel le jugement supplétif devrait comporter la mention de l'heure de naissance, du sexe et des informations relatives aux parents du requérant. Toutefois, le préfet s'est également fondé sur la circonstance que le jugement supplétif d'acte de naissance ne contenait pas les formules exécutoires " Au nom du peuple guinéen " et " en foi de quoi le présent jugement a été signé par ". Il ressort de l'article 555 du code de procédure civile guinéen, dont se prévaut en défense le préfet, et non du code civil guinéen tel qu'il le mentionnait à tort dans sa décision, qu'une telle formule doit être apposée sur les jugements et que son absence est de nature à renverser la présomption de validité qui s'attache, en vertu notamment des dispositions de l'article 47 du code civil, aux mentions contenues dans cet acte. Si M. A a également produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, un extrait du registre d'acte de naissance, un certificat de nationalité et une carte consulaire, ceux-ci ont été délivrés sur le fondement du jugement supplétif précité et ne peuvent ainsi être de nature à établir l'état civil de l'intéressé. Par suite, alors que le requérant ne se prévaut d'aucun élément qui justifierait que le rapport d'expertise documentaire établi par les services de la police de l'air aux frontières soit écarté des débats, c'est sans commettre d'erreur de droit que le préfet a pu remettre en cause la valeur probante des actes d'état civil produits par M. A à l'appui de sa demande de titre de séjour. Les moyens tirés de ce que la contestation de ses documents d'état civil méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le principe de sécurité juridique, doivent, par conséquent, en tout état de cause, être écartés.
10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance, le 2 août 2019, entre l'âge de seize et dix-huit ans, et qu'il était inscrit, à compter de l'année 2020/2021, en CAP " peintre applicateur revêtement ". Toutefois, il ressort également des pièces du dossier que M. A a agressé verbalement et physiquement plusieurs personnes, qu'il n'a pas suivi avec assiduité sa formation et que divers incidents ont été relevés le concernant dans la structure dans laquelle il a été accueilli et lors de sa formation. Dans ces conditions, à supposer que le requérant ait entendu se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions.
11. En cinquième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles le préfet ne s'est pas fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour.
12. En dernier lieu aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
13. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré sur le territoire français au cours du mois de novembre 2018 alors qu'il était mineur et qu'il était scolarisé en CAP " peintre applicateur revêtement ". Toutefois, M. A est célibataire et sans charges de famille et ne soutient pas être dépourvus d'attaches dans son pays d'origine. En outre, il ne fait état d'aucune précision ni n'apporte aucun élément sur les liens personnels qu'il a pu nouer en France. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations et dispositions précitées une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du préfet de Meurthe-et-Moselle du 21 janvier 2022 refusant de l'admettre au séjour.
Sur les conclusions d'injonction :
15. Le présent jugement, qui ne fait pas droit aux conclusions de la requête, n'appelle aucune mesure d'exécution au sens des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, les conclusions présentées par le requérant à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
16. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans les présentes instances, la somme demandée au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions aux fins d'annulation de la décision du préfet de Meurthe-et-Moselle du 21 janvier 2022 portant refus de séjour, d'injonction, d'astreinte et d'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, présentées par M. A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Copie en sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
M. Boulangé, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2022.
Le rapporteur,
F. Durand
Le président,
D. MartiLa greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026