mardi 6 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2200831 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SEBAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 mars 2022 et un mémoire en réplique enregistré le 20 septembre 2022, Mme C B, représentée par Me Elbilia, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 février 2022 par laquelle l'agence nationale de l'habitat (A) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la décision du 2 août 2021 par laquelle la directrice générale de A a rejeté sa demande de subvention " MaPrimeRénov' " ;
2°) de condamner A à lui verser la somme de 9 200 euros correspondant à la subvention " MaPrimeRénov' " qu'elle avait sollicitée ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre à A de réexaminer son dossier dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir ;
3°) de condamner A à lui verser la somme de 3 000 euros à titre de dommages et intérêts afin de réparer les préjudices subis en raison de la résistance abusive de A ;
4°) de mettre à la charge de A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- sa requête, fondée sur la décision du 15 février 2022, est recevable en ce que ce courriel n'est pas une simple information, mais constitue une décision et que ce courriel n'est pas un acte confirmatif d'une décision de rejet devenue définitive ;
- A l'a induit en erreur en lui demandant de répondre par courriel à une adresse courriel ayant pour domaine " ne-pas-répondre " n'émettant ainsi que des courriels et ne permettant pas d'en réceptionner ;
- le recours administratif préalable obligatoire qu'elle a exercé n'est pas tardif et est recevable ;
- la requête n'est pas tardive ;
- les conclusions indemnitaires sont recevables à la suite de la régularisation intervenue en cours d'instance par l'envoi d'une demande indemnitaire à A le 16 septembre 2022 ;
- la décision de rejet de son recours administratif préalable obligatoire est entachée d'incompétence dès lors qu'elle n'a pas été prise par la directrice générale de A ;
- la rétention par A de la prime sollicitée est injustifiée ;
- la résistance abusive de A a engendré pour elle un préjudice dont elle est fondée à demander la réparation.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 août 2022, l'agence nationale de l'habitat, représentée par Me Seban, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est mal dirigée puisque dirigée contre un courriel du 15 février 2022 qui n'est pas décisoire ; en tout état de cause ce courriel est un acte confirmatif ;
- la requête est irrecevable en raison du caractère tardif du recours administratif préalable obligatoire, celui-ci ayant été introduit le 13 octobre 2021 alors que la décision de refus de subvention a été notifiée le 2 août 2021 ;
- la requête est tardive puisqu'elle n'a été introduite que le 16 mars 2022 ;
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables en l'absence de demande indemnitaire préalable ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire complémentaire enregistré le 1er février 2023, Mme B persiste dans les conclusions de sa requête en précisant qu'elle ramène à 2 144 euros le montant de la prime dont elle demande le versement à A et qu'elle porte à 2 500 euros la somme qu'elle demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que A a rectifié son refus initial et a accepté de lui verser une prime d'un montant de 7 056 euros ; qu'elle est fondée à percevoir la totalité de la prime qui lui avait été allouée.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 février 2023, A conclut aux mêmes fins que son précédent mémoire par les mêmes moyens et fait valoir en outre que :
- par décision du 18 novembre 2022, la directrice générale de A a décidé de faire droit au recours administratif de Mme B et, par décision du 15 décembre 2022, a décidé de lui verser une prime d'un montant de 7 056,60 euros et qu'ainsi, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B ;
- le montant de 7 056,60 euros qui a été versé à Mme B est justifié.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Coudert,
- et les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société Point Bat a, au nom et pour le compte de Mme B, déposé une demande auprès de l'agence nationale de l'habitat (A), le 21 juin 2021, pour bénéficier de la subvention dite " MaPrimeRénov' ". Par décision du 2 août 2021, la directrice générale de A a rejeté cette demande. Mme B a formé un recours administratif préalable le 11 octobre 2021, réceptionné le 13 octobre 2021, à l'encontre de cette décision. Ce recours a été rejeté le 15 février 2022. Par la requête susvisée, Mme B demande l'annulation de cette décision de rejet de son recours administratif préalable.
Sur l'exception de non-lieu à statuer et l'étendue du litige :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par décision du 18 novembre 2022, postérieure à l'introduction de la requête, la directrice générale de A a décidé de faire partiellement droit au recours administratif préalable exercé par Mme B à l'encontre de la décision du 2 août 2021 et, par courrier du 15 décembre 2022, l'a informée qu'une prime de 7 056,60 euros lui serait versée. La décision du 18 novembre 2022, dont il n'est pas contesté qu'elle revêt un caractère définitif, a nécessairement eu pour effet de retirer la décision du 15 février 2022 qui rejetait le recours administratif de Mme B. Dans ces conditions, A est fondée à soutenir que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de cette décision et tendant à ce qu'il soit enjoint à A de lui verser la somme de 7 056,60 euros sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Toutefois, dès lors que par ces décisions des 18 novembre et 15 décembre 2022, A n'a pas fait intégralement droit aux demandes de Mme B, les conclusions de sa requête tendant à l'annulation de la décision du 15 février 2022 doivent être regardées comme dirigées contre les nouvelles décisions intervenues en cours d'instance, en tant qu'elles rejettent le surplus de ses prétentions.
Sur les fins de non-recevoir opposées par A :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 9 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique : " L'introduction d'un recours afférent aux décisions relatives à la prime de transition énergétique est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif par le bénéficiaire auprès du directeur général de l'Agence nationale de l'habitat. / Ce recours administratif est régi par les dispositions des chapitres Ier et II du titre Ier du livre IV du code des relations entre le public et l'administration ".
5. Ainsi qu'il a été dit, A, par une décision en date du 2 août 2021, a rejeté la demande de prime de Mme B motif pris de ce que le demandeur a annulé sa demande d'aide. Mme B a formé le 11 octobre 2021, réceptionné le 13 octobre suivant, un recours administratif préalable à l'encontre de cette décision. Si A fait valoir que le recours administratif préalable obligatoire formé par Mme B, présenté plus de deux mois après la date de notification de la décision du 2 août 2021, était tardif, cette fin de non-recevoir ne peut qu'être écartée dès lors que A n'apporte aucune justification de la date à laquelle la décision en cause a été notifiée à l'intéressée.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. / () ". Aux termes de l'article L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation. / Le défaut de délivrance d'un accusé de réception n'emporte pas l'inopposabilité des délais de recours à l'encontre de l'auteur de la demande lorsqu'une décision expresse lui a été régulièrement notifiée avant l'expiration du délai au terme duquel est susceptible de naître une décision implicite ".
7. A soutient que la requête de Mme B est tardive dès lors qu'elle a été enregistrée au greffe du tribunal plus de deux mois à compter de la date à laquelle est née la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire. Il ressort des pièces du dossier que A a accusé réception du recours de la requérante le 16 novembre 2021, en lui précisant qu'une décision implicite de rejet de son recours serait acquise le 13 décembre 2021 et qu'elle " [aura] la possibilité de contester cette décision de rejet en adressant un recours auprès du tribunal administratif, dans un délai de deux mois suivant la date de réception de cette décision implicite ". Toutefois, par courriel du 7 février 2022, A a indiqué à Mme B que le délai de traitement de son recours était allongé et l'a invitée " à ne plus tenir compte des délais de deux mois ". Ce courriel est intervenu alors que le délai de deux mois imparti à Mme B pour contester devant le tribunal administratif la décision implicite de rejet de son recours administratif n'était pas expiré et fait ainsi obstacle à ce que le délai de recours contre cette décision implicite soit opposé à la requérante. La requête de Mme B, introduite dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision expresse du 15 février 2022, n'est, par suite, pas tardive. Cette fin de non-recevoir ne peut qu'être écartée.
8. En dernier lieu, d'une part, contrairement à ce que soutient A, le courriel du 15 février 2022 qui rejette pour irrecevabilité le recours administratif préalable obligatoire de Mme B n'est pas une simple mesure d'information mais constitue un acte décisoire susceptible de recours. D'autre part, contrairement à ce que soutient également A, ce courriel n'est pas une décision confirmative de la décision implicite de rejet de ce recours administratif dès lors qu'ainsi qu'il a été dit cette dernière décision n'est pas définitive. Enfin, prise sur recours administratif préalable obligatoire, cette décision du 15 février 2022 ne saurait être regardée comme une décision confirmative de la décision initiale du 2 août 2021, à laquelle elle s'est substituée. Ces fins de non-recevoir doivent donc être également rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
9. Ainsi qu'il a été dit au point 3 du présent jugement, il n'y a lieu d'examiner que la légalité des décisions des 18 novembre et 15 décembre 2022 en tant qu'elles ne font pas intégralement droit aux demandes de Mme B.
10. Aux termes de l'article 3 du décret du 14 janvier 2020 déjà mentionné : " I.-Le montant de la prime est fixé forfaitairement par type de dépense éligible, en fonction des ressources du demandeur. / () Le montant de la prime dépend également des caractéristiques des dépenses éligibles et de l'application des dispositions prévues au II et aux IV à VI du présent article. / () III.-La décision d'attribution de la prime précise le montant de la prime mentionné au I du présent article avant application des dispositions prévues au II et aux IV à VI au regard du projet de travaux et prestations présenté, les conditions de son versement, les cas et conditions dans lesquelles il pourrait en être demandé le reversement ainsi que le comptable assignataire. Elle est notifiée au demandeur et, le cas échéant, à son mandataire. / IV.-Pour des mêmes travaux et dépenses éligibles, le montant total de la prime, des aides perçues au titre des certificats d'économie d'énergie mentionnés aux articles L. 221-1 et suivants du code de l'énergie, (), et des aides mentionnées à l'article L. 313-3 du code de la construction et de l'habitation, ne peut avoir pour conséquence de laisser à la charge du bénéficiaire : / - moins de 10 % de la dépense éligible du projet pour les ménages dont les revenus sont définis au 1 du I du présent article ; / () Le respect de ces dispositions s'apprécie lors de l'engagement de la prime et lors de sa liquidation. / V. -Le montant total des aides publiques et privées hors aides, ristournes, remises, rabais ou contreparties mentionnées au II, ne peut être supérieur au montant total d'une même dépense éligible. Le respect du présent V s'apprécie lors de l'engagement de la prime et lors de sa liquidation. / () ".
11. Si Mme B soutient qu'elle est en droit de percevoir un montant de 9 200 euros, correspondant au devis établi par la société Point Bat, elle ne conteste pas les modalités de détermination de la prime à laquelle elle avait droit, exposées par A dans son mémoire en défense enregistré le 27 février 2023. Elle n'est, par suite, pas fondée à demander l'annulation des décisions des 18 novembre et 15 décembre 2022 en tant qu'elles rejettent le surplus des conclusions de son recours administratif préalable obligatoire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions présentées par Mme B tendant à ce qu'il soit enjoint à A de lui verser une somme de 2 144 euros doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
13. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
14. Contrairement à ce que soutient Mme B, il ne résulte pas de l'instruction que A aurait fait preuve dans l'instruction de ses demandes d'une " résistance abusive ". Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée à ce titre par A.
Sur les frais du litige :
15. La présente instance ne comporte aucuns dépens. Par suite, les conclusions présentées par Mme B à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête en tant qu'elles tendent à l'annulation de la décision du 15 février 2022 rejetant le recours administratif préalable formé par Mme B et en tant qu'elles tendent à ce qu'il soit enjoint à A de lui verser la somme de 7 056,60 euros.
Article 2 : A versera une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à Mme B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à l'Agence nationale de l'habitat.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.
Le président-rapporteur,
B. Coudert
L'assesseure la plus ancienne,
G. Grandjean
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026