mardi 7 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201099 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SCP MARCHAL ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré et des mémoires enregistrés les 8 avril, 15 juin et 19 août 2022, le préfet des Vosges demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 décembre 2021 par lequel le maire de la commune de Rollainville a accordé à M. A C un permis de construire en vue de l'aménagement dans un corps de ferme de quatre logements, dont un logement existant, sur un terrain cadastré section AC nos 11, 121, 13, 108 et 12, situé " L'Abbaye " à Rollainville.
Il soutient que le projet méconnaît les dispositions des articles 1 et 2 des règlements des zones A et Ni du plan local d'urbanisme de la commune de Rollainville dès lors que celles-ci n'autorisent ni la réfection ou la modification des bâtiments existants, ni les changements de destination pour faire de même dans ces zones.
Par des mémoires en défense enregistrés les 8 juin et 13 juillet 2022, la commune de Rollainville, représentée par la SCP Yves Marchal - Natacha Marchal - Florence Mas - Isabelle Collinet-Marchal - Anne Sophie Vérité, conclut au rejet du déféré et à la mise à la charge du préfet des Vosges d'une somme de 4 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des entiers dépens en application de l'article R. 761-1 du même code.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que le déféré doit être revêtu de la signature du préfet lui-même et non de celle d'un fonctionnaire agissant par délégation ; le préfet ne justifie pas de la publication au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'arrêté portant délégation de signature au secrétaire général ;
- le préfet ne justifie pas de la notification régulière de son recours au pétitionnaire et à la commune ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La procédure a été communiquée à M. A C qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 27 décembre 2021, reçu par les services de la préfecture chargés du contrôle de légalité le 4 janvier 2022, le maire de la commune de Rollainville (Vosges) a, au nom de la commune, délivré à M. C un permis de construire en vue de l'aménagement dans un corps de ferme de quatre logements, dont un logement existant, sur un terrain cadastré section AC nos 11, 121, 13, 108 et 12, situé " L'Abbaye " à Rollainville. Par un courrier du 1er mars 2022, le préfet des Vosges a demandé au maire de la commune de Rollainville de retirer cet arrêté. Par un courrier du 28 mars 2022, ce dernier a refusé de faire droit à cette demande. Par le déféré susvisé, le préfet des Vosges demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 décembre 2021.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense par la commune de Rollainville :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 43 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements : " Le préfet de département peut donner délégation de signature, notamment en matière d'ordonnancement secondaire : / 1° En toutes matières () au secrétaire général () ".
3. Contrairement à ce que soutient la commune de Rollainville, les dispositions citées au point précédent autorisent le préfet à déléguer sa signature au secrétaire général de la préfecture pour l'exercice du contrôle de légalité des actes des collectivités territoriales et de leurs établissements publics. En l'espèce, le déféré susvisé a été signé par M. David Percheron, secrétaire général de la préfecture des Vosges, à qui le préfet des Vosges a donné délégation à l'effet de signer " () tous actes, arrêtés, décisions, circulaires, requêtes juridictionnelles () relevant des attributions de l'Etat dans le départements Vosges, y compris en matière de police des étrangers, à l'exception de la réquisition du comptable et les réquisitions de la force armée () ", par un arrêté du 7 mai 2021 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Vosges le lendemain. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de l'incompétence du secrétaire général pour signer le déféré susvisé ne peut qu'être écartée.
4. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet () à l'encontre () d'un permis de construire () le préfet () est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. / () / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux / () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 7 avril 2022, envoyé à l'adresse figurant sur l'arrêté déféré et notifié le 19 avril 2022, le préfet des Vosges a adressé une copie de son déféré au titulaire de l'autorisation litigieuse. Par un courrier du 7 avril 2022, envoyé à l'adresse de la mairie de Rollainville et notifié 15 avril 2022, le préfet des Vosges a adressé une copie de son déféré au maire de la commune. La circonstance que la signature figurant sur l'accusé de réception du courrier notifié au pétitionnaire ne serait pas la même que celle figurant sur la demande de permis de construire litigieux, et celle que l'accusé de réception du courrier adressé à la commune de Rollainville a été signé par un mandataire et non par son maire en personne, sont sans incidence sur la régularité de la notification prévue par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Par suite, le préfet des Vosges justifie de l'accomplissement de la formalité de notification prescrite par ces dispositions et la fin de non-recevoir opposée par la commune de Rollainville ne peut qu'être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. D'une part, aux termes des dispositions de l'article L. 123-1 du code de l'urbanisme, applicables à la date de la dernière modification du plan local d'urbanisme de la commune de Rollainville : " Les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs peuvent être autorisées dans les zones naturelles, agricoles ou forestières dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ". Aux termes des dispositions de l'article L. 123-5-1 du même code, applicables à la date de cette modification : " I. - Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés à l'article L. 121-1, qui peuvent notamment comporter l'interdiction de construire, délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger et définit, en fonction des circonstances locales, les règles concernant l'implantation des constructions. / II. - Le règlement peut fixer les règles suivantes relatives à l'usage des sols et la destination des constructions : / () 6° A titre exceptionnel, délimiter dans les zones naturelles, agricoles ou forestières des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées dans lesquels peuvent être autorisés : / a) Des constructions ; / () / Le règlement précise les conditions de hauteur, d'implantation et de densité des constructions, permettant d'assurer leur insertion dans l'environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone. Il fixe les conditions relatives aux raccordements aux réseaux publics, ainsi que les conditions relatives à l'hygiène et à la sécurité auxquelles les constructions, les résidences démontables ou les résidences mobiles doivent satisfaire. / Ces secteurs sont délimités après avis de la commission départementale de la consommation des espaces agricoles. Cet avis est réputé favorable s'il n'est pas intervenu dans un délai de trois mois à compter de la saisine ". Aux termes des dispositions de l'article L. 123-1-9 du code de l'urbanisme, applicables à cette même date : " Les règles et servitudes définies par un plan local d'urbanisme ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation, à l'exception des adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes ".
7. D'autre part, aux termes de l'article 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Rollainville : " () 2. Zones naturelles / () / Des constructions peuvent être autorisées dans des secteurs de capacité d'accueil et de taillé limitée à condition qu'elles ne portent atteinte ni à la préservation des sols agricoles et forestiers ni à la qualité des sites, milieux naturels et paysages. / (Aménagement et extension mesurées de bâtiments existants, ou construction liée à un équipement nécessairement implanté en zone naturelle) () ". Aux termes de l'article 4 de ce règlement : " Les dispositions des articles 3 à 13 de chacune des zones ne peuvent faire l'objet que d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes. / Lorsqu'un immeuble, bâti existant, n'est pas conforme aux règles édictées par le règlement applicable dans la zone, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui ont pour objet d'améliorer la conformité de ces immeubles avec lesdites règles ou qui sont sans effet à leur égard ".
8. Enfin, aux termes des dispositions du règlement de la zone A du plan local d'urbanisme de la commune : " () Article A 1 - Occupations et utilisations du sol interdites : / Sont interdites toutes les occupations et utilisation du sol qui ne sont pas mentionnées à l'article A 2 du présent règlement. / Article A 2 : Occupations et utilisations du sol admises sous conditions : / Les constructions et installations à usage agricole y compris le logement de l'exploitant / Les constructions à usage unique d'habitation principale et situées moins de cent mètres des bâtiments d'exploitation seront autorisées uniquement si elles sont édifiées simultanément ou postérieurement aux bâtiments abritant les activités dans la zone. / Les installations liées à l'agriculture soumises à déclaration ou autorisation, les constructions des bâtiments d'exploitation classé ou non destiné à abriter les récoltes, les animaux et le matériel agricoles et les équipements liés à l'exploitation agricole. / La reconstruction des bâtiments sinistrés à l'identique ou dans un volume aux proportions comparables à condition que le permis de construire soit déposé dans les deux qui suivent le sinistre. / Les affouillements et exhaussements de sol / Les clôtures. / Les équipements et ouvrages nécessaires au fonctionnement du service public et aux services d'intérêt général. / Les démolitions sous réserve qu'elles fassent l'objet d'une demande de permis de démolir. ". Aux termes des dispositions du règlement de la zone N du plan local d'urbanisme : " / () / Article N1 - Occupations et utilisations du sol interdites : / Sont interdites toutes les occupations et utilisations du sol non mentionnées à l'article N2. / Article N 2 : Occupations et utilisations du sol admises sous conditions : / () / N.2.3. : dans le secteur Ni seulement : Toutes les constructions sont interdites. / Seules sont autorisées les constructions des bâtiments détruits par un sinistre. Ils devront restituer une volumétrie identique à celle du bâtiment détruit et respecteront les prescriptions énoncées ci-après dans l'article N 11 en termes d'aspect extérieur, de clôture etc. Néanmoins, la reconstruction après sinistre pourra être interdite si la sécurité des biens et des personnes le justifie. / Toutes plantation seront soumises à autorisation. / Les équipements et ouvrages nécessaires au fonctionnement du service public et aux services d'intérêt général. / Les démolitions sous réserve qu'elles fassent l'objet d'une demande de permis de démolir () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux est situé dans les zones A et Ni du plan local d'urbanisme de la commune de Rollainville, au sein desquelles sont interdites toutes les occupations et utilisations du sol à l'exception de celles mentionnées aux articles A2 et N.2.3 du règlement de ces zones.
10. En premier lieu, la commune de Rollainville soutient que le projet litigieux pouvait être légalement autorisé dès lors qu'il entre dans la catégorie des " équipements et ouvrages nécessaires au fonctionnement du service public et aux services d'intérêt général " admis dans les zones A et Ni. Si la commune fait valoir que le projet autorisé par l'arrêté contesté vise à aménager des logements locatifs sociaux pour séniors, dont la réalisation participe aux objectifs de création de logements, de recherche de mixité sociale, de diversité de l'habitat, et de développement de l'habitat inclusif au bénéfice des personnes en situation de handicap et aux personnes âgées de plus de 65 ans, cette circonstance ne permet pas à elle seule de regarder ces logements individuels comme des " équipements et ouvrages nécessaires au fonctionnement du service public et aux services d'intérêt général " au sens des dispositions précitées des règlements des zones A et Ni du plan local d'urbanisme de la commune. La commune de Rollainville n'est pas davantage fondée à soutenir que le projet participerait à l'objectif d'intérêt général de développement urbain cohérent en rapport avec les potentialités et les besoins du territoire et en considération du vieillissement constaté de la population assigné au plan local d'urbanisme intercommunal en cours d'élaboration dès lors que la légalité d'une autorisation d'urbanisme ne peut être appréciée qu'au regard du document d'urbanisme en vigueur à la date de sa délivrance.
11. En deuxième lieu, la commune de Rollainville soutient que l'autorisation litigieuse est également fondée sur les dispositions précitées de l'article 3 du règlement du plan local d'urbanisme autorisant sous conditions des constructions dans des secteurs de capacité d'accueil et de taille limitée. Toutefois, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que le projet litigieux serait situé dans un secteur de capacité d'accueil et de taille limitée au sens des dispositions précitées de l'article L. 123-5-1 du code de l'urbanisme.
12. En troisième lieu, si la commune de Rollainville fait valoir que le classement d'une partie de la construction objet du projet litigieux en zone inondable est " obsolète ", ni cette circonstance, ni les dispositions de l'article 4 du règlement du plan local d'urbanisme rappelant la faculté pour le maire de déroger aux dispositions des articles 3 et 13 des règlements des zones du plan local d'urbanisme en autorisant des adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes, ne permettaient au maire de s'affranchir de la règle d'inconstructibilité prévue aux articles A1 et N1 du règlement de ce plan pour accorder l'autorisation contestée.
13. En dernier lieu, le projet autorisé ne figure pas au nombre des occupations et utilisations du sol admises sous conditions dans les zones A et Ni. Ainsi, et contrairement à ce que soutient la commune, le projet litigieux n'aura pas pour effet de rendre la construction existante plus conforme aux dispositions du plan local d'urbanisme.
14. Il résulte de ce qui précède que le préfet des Vosges est fondé à soutenir que le permis de construire litigieux a été pris en méconnaissance des dispositions des articles A1 et N1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Rollainville.
15. Il résulte de tout ce qui précède que le préfet des Vosges est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du maire de la commune de Rollainville du 27 décembre 2021.
Sur les frais d'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la commune de Rollainville au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
17. La présente instance n'a donné lieu à aucuns dépens. Par suite, les conclusions présentées par la commune de Rollainville à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 27 décembre 2021 du maire de la commune de Rollainville est annulé.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Rollainville sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles tendant à la mise à la charge de l'Etat des dépens sont rejetées.
Article 3 : La présent jugement sera notifié à la préfète des Vosges, à la commune de Rollainville et à M. A C.
Copie en sera transmise au procureur de la République près le tribunal judiciaire d'Epinal, en application des dispositions de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.
Le rapporteur,
R. B Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026