mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201112 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 9 avril 2022 et 12 juin 2023, M. A C demande au tribunal d'annuler l'arrêté n° 2022-501 du 31 mars 2022 par lequel le préfet de la Meuse a autorisé la communauté de communes du pays de Revigny-sur-Ornain à distribuer à titre dérogatoire aux abonnés de la commune de Rancourt-sur-Ornain une eau destinée à la consommation humaine présentant une teneur en nitrates supérieure à la limite de qualité.
Il soutient que :
- les habitants de Rancourt-sur-Ornain auraient dû être consultés et informés préalablement à l'obligation dans laquelle ils se trouvent de boire une eau non conforme ;
- les avis de l'agence régionale de santé sont contradictoires, dès lors qu'elle avait validé l'arrêté préfectoral de 2019 ;
- les études préalables à la DUP n'ont pas été régulières, ce qui avait amené l'association Captages 55 à demander la fermeture du captage dès 2019 ;
- les hydrogéologues ont reconnu que la protection naturelle de la nappe d'eau du puits de Rancourt-sur-Ornain est insuffisante ;
- l'avis de l'un des hydrogéologues n'est pas recevable dès lors qu'il est membre du CODERST de la Meuse et a réalisé des études pour le compte de la communauté de communes du pays de Revigny-sur-Ornain (COPARY) ;
- la demande de la COPARY a été faite sur la pression de l'agence régionale de santé (ARS) ;
- l'ARS, qui recommande l'interconnexion de tous les captages dans l'agglomération du Grand Reims, ne préconise pas une telle mesure pour le captage de Rancourt-sur-Ornain, ce qui démontre soit l'absence de fiabilité de son expertise, soit qu'elle subit des pressions de la part du préfet ou de la COPARY ;
- le préfet de la Meuse tente de contourner son arrêté de 2019 qui n'est pas conforme et abusif ;
- la fourniture d'eau potable aux habitants de Rancourt-sur-Ornain devrait s'effectuer par leur raccordement au réseau de Revigny-sur-Ornain ;
- bien que les agriculteurs concernés par les mesures de protection du puits de Rancourt-sur-Ornain aient appliqué les préconisations de l'arrêté préfectoral de 2019, les exigences sur le volet domestique n'ont pas été appliquées dans le délai de trois années prévu ;
- un avis du CEREMA sollicité par la COPARY remet en cause l'aire d'alimentation du captage et conforte les arguments de sa précédente requête ;
- la diffusion publique d'un arrêté préfectoral " prévoyant la création d'une ZSCE sur l'AAC de Rancourt " non signé ne respecte pas le droit applicable ;
- la dérogation constitue un encouragement au contournement des règles fixées par l'arrêté préfectoral du 1er octobre 2019 au risque que les écarts s'accroissent et que les moyens de les corriger ne suffisent plus ; le raccordement du puits de Rancourt-sur-Ornain au réseau de la COPARY doit garantir la distribution d'une eau potable et sans risque pour la santé humaine.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 mai 2022, la préfète de la Meuse conclut au rejet de la requête.
Elle soutient :
- à titre principal, que la requête est irrecevable dès lors que M. C ne justifie pas de son intérêt à agir ;
- à titre subsidiaire, que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de la santé publique ;
- l'arrêté du 25 novembre 2003 relatif aux modalités de demande de dérogation aux limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine à l'exclusion des eaux minérales pris en application des articles R. 3121-31 à R. 3121-36 du code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, rapporteure,
- et les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de la Meuse a, par un arrêté du 1er octobre 2019, déclaré d'utilité publique, d'une part, les travaux de dérivation des eaux souterraines du puits de Rancourt-sur-Ornain exploité par la communauté de communes de Revigny-sur-Ornain (COPARY) à titre de régularisation, d'autre part, l'instauration des périmètres de protection de ce point d'eau, et a, par le même arrêté, autorisé l'utilisation de l'eau de ce puits pour l'alimentation en eau destinée à la consommation humaine et notamment prescrit un suivi renforcé des teneurs en nitrates de ce point d'eau à raison d'une analyse du paramètre nitrates par mois pour connaître la sensibilité et l'évolution de la qualité de l'eau au regard de ce paramètre ainsi que la mise en œuvre par la COPARY d'un plan d'actions pour corriger la situation. Le recours formé contre cet arrêté par l'association Captages 55 a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Nancy le 23 novembre 2021. Par un arrêté du 31 mars 2022, la préfète de la Meuse a autorisé la COPARY à distribuer, à titre dérogatoire, aux abonnés de la commune de Rancourt-sur-Ornain une eau destinée à la consommation humaine présentant une teneur en nitrates supérieure à la limite de qualité. Par la requête susvisée, M. C demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 1321-2 du code de la santé publique : " Les eaux destinées à la consommation humaine doivent, dans les conditions prévues à la présente section : / - ne pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ; / - être conformes aux limites de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques et chimiques, définies par arrêté du ministre chargé de la santé ". Aux termes de l'article R. 1321-27 du même code : " Sans préjudice des dispositions prévues à l'article R. 1321-47, lorsque les limites de qualité ne sont pas respectées et que ce non-respect soit ou non imputable à l'installation privée de distribution, la personne responsable de la production ou de la distribution d'eau doit prendre le plus rapidement possible les mesures correctives nécessaires afin de rétablir la qualité de l'eau. / () ". Aux termes de l'article R. 1321-31 du même code : " Lorsque les mesures correctives prises en application de l'article R. 1321-27 ne permettent pas de rétablir la qualité de l'eau, la personne responsable de la distribution d'eau dépose auprès du préfet une demande de dérogation aux limites de qualité, portant sur les paramètres chimiques, définies par l'arrêté mentionné à l'article R. 1321-2. / La délivrance par le préfet d'une dérogation, sur le rapport du directeur général de l'agence régionale de santé, est soumise aux conditions suivantes : / 1° Le rapport du directeur général de l'agence régionale de santé établit que l'utilisation de l'eau ne constitue pas un danger potentiel pour la santé des personnes ; / 2° La personne responsable de la distribution d'eau apporte la preuve qu'il n'existe pas d'autres moyens raisonnables pour maintenir la distribution de l'eau destinée à la consommation humaine dans le secteur concerné ; / 3° Un plan d'actions concernant les mesures correctives permettant de rétablir la qualité de l'eau est établi par la personne responsable de la distribution d'eau. / () La durée de cette dérogation, renouvelable dans les conditions définies aux articles R. 1321-33 et R. 1321-34, est aussi limitée dans le temps que possible et ne peut excéder trois ans. / Un arrêté du ministre chargé de la santé définit les modalités d'application du présent article et notamment la composition du dossier de demande de dérogation ". Aux termes de l'article R. 1321-32 du même code : " Lors de la première demande, le préfet, sur le rapport du directeur général de l'agence régionale de santé : / () 2° Ou bien considère que les conditions du 1° ne sont pas remplies et prend, après avis du conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques sauf urgence, un arrêté dans lequel il mentionne les éléments suivants : / a) L'unité de distribution concernée ; / () / c) Les motifs de la demande de la dérogation ; / d) La valeur maximale admissible pour le (s) paramètre (s) concerné (s) ; / e) Le délai imparti pour corriger la situation ; / f) Le programme de surveillance et de contrôle sanitaire prévu. / () ". Enfin, aux termes de l'article R. 1321-36 du même code : " Dans les cas prévus au 2° de l'article R. 1321-32, aux articles R. 1321-33 et R. 1321-34, le préfet s'assure auprès de la personne responsable de la distribution d'eau que la population concernée par une dérogation est informée rapidement et de manière appropriée de la dérogation et des conditions dont elle est assortie et veille à ce que les conseils élaborés par le directeur général de l'agence régionale de santé soient donnés aux groupes de population spécifiques pour lesquels la dérogation pourrait présenter un risque particulier ".
3. En premier lieu, il ne résulte d'aucune des dispositions précitées pas plus que de celles de l'arrêté du 25 novembre 2003 susvisé relatif à la composition du dossier de demande de dérogation, que les habitants ou usagers du réseau de distribution d'eau potable doivent être consultés ou informés préalablement au dépôt d'une demande de dérogation aux limites de qualité. Par ailleurs, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 1321-36 du code de la santé publique, la préfète de la Meuse a prescrit au pétitionnaire, à l'article 6 de l'arrêté en litige, d'informer la population quant à l'existence de cette dérogation et des recommandations qui y sont liées et, à l'article 2 de ce même arrêté, de rappeler à la population concernée, à chaque fois que le dépassement du seuil de 50 mg/l est atteint, que cette eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons de moins de 6 mois, cette information s'effectuant par distribution d'un avis dans les boîtes aux lettres des abonnés et par affichage en mairie. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de consultation et d'information des usagers concernés de la COPARY doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) de la Meuse a rendu l'avis prévu par les dispositions précitées de l'article R. 1321-32 du code de la santé publique le 25 mars 2022, alors que M. B, coordonnateur des hydrogéologues agréés qui y siège en qualité de personne qualifiée, était absent. Ainsi, alors même que ce dernier a émis, en octobre 2013, un avis relatif à la définition des périmètres de protection de captage des eaux du puits de Rancourt-sur-Ornain, le moyen tiré de l'irrégularité dont serait entaché cet avis doit être écarté.
5. En troisième lieu, il résulte des termes mêmes des dispositions précitées de l'article R. 1321-31 du code de la santé publique que la personne responsable de la distribution d'eau peut demander au préfet une dérogation aux limites de qualité, portant sur les paramètres chimiques, à condition notamment que soit apportée la preuve qu'il n'existe pas d'autres moyens raisonnables pour maintenir la distribution de l'eau destinée à la consommation humaine dans le secteur concerné et qu'un plan d'actions concernant les mesures correctives permettant de rétablir la qualité de l'eau soit établi. Il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas soutenu que ces conditions ne seraient pas réunies ni que la dérogation autoriserait le dépassement de la teneur en nitrate au-delà de la limite maximale autorisée. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la COPARY ne devait pas être autorisée à solliciter une telle dérogation.
6. En quatrième lieu, si le requérant soutient que la position tenue par l'agence régionale de santé - direction territoriale Meuse lors de la demande de dérogation entre en contradiction avec les recommandations qu'elle a émises dans le cadre de la déclaration d'utilité publique de la définition des périmètres de captage du puits de Rancourt-sur-Ornain et de l'autorisation de l'utilisation de l'eau de ce puits pour l'alimentation en eau destinée à la consommation humaine, il n'apporte aucune précision permettant au tribunal d'apprécier la portée de ce moyen. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
7. En cinquième lieu, si, d'une part, le requérant soutient que la COPARY a subi les pressions de l'agence régionale de santé - direction territoriale Meuse pour solliciter une dérogation aux limites de qualité de l'eau distribuée depuis le captage de Rancourt-sur-Ornain, elle ne l'établit pas en se bornant à soutenir que la COPARY ne dispose pas de stratégie de gestion de l'eau potable. D'autre part, il ne peut sérieusement soutenir, à l'inverse, que l'agence régionale de santé - direction territoriale Meuse subit les pressions de la COPARY et du préfet au seul motif que l'agence aurait préconisé à un autre gestionnaire d'eau potable de la région Grand Est l'interconnexion de tous ses captages, solution écartée en ce qui concerne les réseaux d'alimentation en eau de la COPARY. Par suite, ces moyens ne peuvent qu'être écartés.
8. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté qu'un éventuel raccordement de l'alimentation en eau des 188 habitants de la commune de Rancourt-sur-Ornain au réseau existant de la commune voisine de Revigny-sur-Ornain, suggéré par le requérant, impliquerait la pose de plusieurs kilomètres de réseaux pour un montant estimé de 300 000 euros sans que, compte tenu de la stagnation de l'eau dans les conduites induite par leur longueur associée à la faiblesse de la demande, la qualité de l'eau qui serait ainsi distribuée ne puisse être garantie.
9. En septième lieu, alors qu'il ressort du dossier de demande de dérogation que la COPARY a établi un plan d'actions destiné à réduire le taux de nitrate dans l'eau captée à Rancourt-sur-Ornain, le requérant n'établit pas que la COPARY aurait, en déposant un dossier de demande de dérogation aux limites de qualité, cherché à se soustraire aux obligations imposées par l'arrêté du 1er octobre 2019. Il n'établit pas plus que la préfète de la Meuse aurait cherché à contourner les obligations imposées par son arrêté du 1er octobre 2019 en accordant cette dérogation.
10. En dernier lieu, les moyens tirés de ce que les études préalables à la déclaration d'utilité publique prononcée par le préfet de la Meuse le 1er octobre 2019 n'auraient pas été " régulières " et de ce que les hydrogéologues agréés auraient relevé, à cette occasion, l'insuffisance de la protection naturelle de la nappe d'eau du puits de Rancourt-sur-Ornain sont inopérants à l'encontre de l'arrêté attaqué. De même, la circonstance, au demeurant non démontrée, que les mesures préconisées par l'arrêté du 1er octobre 2019 ont été appliquées par les agriculteurs alors que les exigences relevant des usages domestiques figurant dans le même arrêté n'auraient pas été mises en œuvre dans le délai de trois années prévu par ce dernier arrêté est sans incidence sur la légalité de l'arrêté du 31 mars 2022 attaqué. Le requérant ne peut pas non plus utilement se prévaloir de ce que la communauté d'agglomération du Grand Reims aurait obtenu l'approbation de l'agence régionale de santé en vue de procéder à l'interconnexion de l'ensemble de ses captages pour soutenir que la distribution d'eau potable de la commune de Rancourt-sur-Ornain devrait être assurée par une connexion au réseau de la commune de Revigny-sur-Ornain. Enfin, si M. C soutient qu'un avis du CEREMA de novembre 2022 remettrait en cause l'aire d'alimentation du captage de Rancourt-sur-Ornain et qu'un projet d'arrêté préfectoral prévoyant la création d'une zone soumise à contraintes environnementales dans le périmètre de l'aire d'alimentation de ce captage serait diffusé sur internet, ces documents, établis postérieurement à l'arrêté en litige du 31 mars 2022, ne sont, en tout état de cause, pas de nature à remettre en cause la légalité de l'arrêté attaqué.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la préfète de la Meuse, que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision du 31 mars 2022 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de la Meuse et au président de la communauté de communes du pays de Revigny-sur-Ornain.
Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Milin-Rance, première conseillère,
Mme Grandjean, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.
La rapporteure,
G. Grandjean Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026