lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201158 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | AARPI GARTNER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 avril 2022 et des mémoires enregistrés le 16 avril 2022, le 31 mai 2022 et le 26 juin 2022, Mme B A demande au tribunal d'annuler l'article 5 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Saint-Amé.
Elle soutient que cet article est abusif en ce qu'il prive les élus de la minorité de tout débat et restreint leur droit d'expression.
Par des mémoires en défense enregistrés le 29 avril 2022, le 12 mai 2022 et le 23 juin 2022, la commune de Saint-Amé, représentée par Me Zoubeidi-Defert, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jouguet, rapporteure,
- et les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 17 février 2022, le conseil municipal de la commune de Saint-Amé (Vosges) a approuvé la modification de son règlement intérieur, notamment de son article 5 relatif aux questions orales. Par la requête susvisée, Mme A demande l'annulation de l'article 5 du règlement intérieur de la commune de Saint-Amé.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales : " Les conseillers municipaux ont le droit d'exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. Dans les communes de 1 000 habitants et plus, le règlement intérieur fixe la fréquence ainsi que les règles de présentation et d'examen de ces questions. A défaut de règlement intérieur, celles-ci sont fixées par une délibération du conseil municipal. / A la demande d'un dixième au moins des membres du conseil municipal, un débat portant sur la politique générale de la commune est organisé lors de la réunion suivante du conseil municipal. / L'application du deuxième alinéa ne peut donner lieu à l'organisation de plus d'un débat par an ".
3. L'article 5 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Saint-Amé dispose que " Lors de chaque séance du Conseil Municipal, les conseillers municipaux peuvent poser des questions orales en application des règles ci-après. Les questions orales portent sur des sujets d'intérêt communal. Elles ne donnent lieu à aucun débat, sauf demande de la majorité des conseillers municipaux présents. / Le texte des questions est adressé au maire au plus tard 48 heures avant la séance du Conseil Municipal à laquelle elles se rapportent et fait l'objet d'un accusé de réception ". Mme A soutient que cet article est abusif et porte atteinte au droit d'expression des élus, en ce qu'il les prive de la possibilité d'engager un débat sur les questions orales. Toutefois, ni l'article L. 2121-19 précité du code général des collectivités territoriales ni aucune autre disposition législative ou règlementaire n'impose l'organisation d'un débat autour d'une question orale et de la réponse qui lui est apportée. Dans ces conditions, l'absence d'un tel débat ne porte pas atteinte, par elle-même, au droit d'expression reconnu à l'ensemble des conseillers municipaux et les dispositions de l'article 5 du règlement intérieur prévoyant que les questions orales ne donnent lieu à aucun débat, sauf demande de la majorité des conseillers municipaux présents, ne peuvent être regardées comme méconnaissant le droit à l'expression des conseillers municipaux, ni aucune règle ou principe régissant le fonctionnement du conseil municipal. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'article 5 du règlement intérieur litigieux serait illégal.
4. Il résulte de ce qui précède, que les conclusions de Mme A tendant à l'annulation de l'article 5 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Saint-Amé doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Saint-Amé présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Amé présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Saint-Amé.
Délibéré après l'audience du 10 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
Mme Jouguet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2024.
La rapporteure,
A. JouguetLe président,
B. Coudert
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026