mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201391 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête, enregistrée le 13 mai 2022 sous le n° 2201390, M. A E, représenté par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, ou, à tout le moins, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, l'ensemble dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- l'état de santé de son enfant B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut serait de nature à entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui est défaillante en Géorgie, et il ne permet pas de voyager sans risque vers le pays d'origine, de sorte que le refus de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de séjour porte atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- il méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire français sera annulée par voie de conséquence ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés les 21 juin et 6 juillet 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 7 avril 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy.
II - Par une requête, enregistrée le 13 mai 2022 sous le n° 2201391, Mme F C épouse E, représentée par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, ou, à tout le moins, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, l'ensemble dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soulève les mêmes moyens que dans l'instance n° 2201390.
Par des mémoires en défense enregistrés les 21 juin et 6 juillet 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 7 avril 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D ;
- et les observations de Me Martin, représentant M. et Mme E.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme E, ressortissants géorgiens, seraient entrés en France le 29 novembre 2019 avec leur fils de quatre ans. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par des décisions du 12 février 2020 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmées par la Cour nationale du droit d'asile le 27 mai 2020. Le 28 février 2020, M. E a demandé la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé. Par un arrêté du 1er avril 2021, le préfet de Meurthe-et-Moselle a rejeté cette demande et a fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un jugement du 1er juin 2021, le tribunal administratif de Nancy a annulé l'obligation de quitter le territoire français et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. E. Après s'être vu remettre une autorisation provisoire de séjour, M. et Mme E ont déposé un dossier médical pour leur fils B. Par un avis du 16 juillet 2021, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a considéré que l'état de santé de l'enfant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que, au vu des éléments du dossier à la date de l'avis, il pouvait voyager sans risque vers le pays d'origine. Par des arrêtés du 28 février 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé d'admettre au séjour M. et Mme E, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office. Par les requêtes susvisées qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un même jugement, M. et Mme E demandent l'annulation de ces arrêtés.
2. M. Julien Le Goff, secrétaire général, a légalement pu signer les arrêtés contestés en vertu d'une délégation de signature que le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a consentie par un arrêté du 8 septembre 2021 régulièrement publié le 9 septembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture.
Sur les autres moyens soulevés à l'appui de la contestation des refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9 ". Aux termes de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / () ".
4. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
5. Il ressort des pièces des dossiers que le collège médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a émis l'avis, le 16 juillet 2021, que l'état de santé de l'enfant B, qui souffre d'un syndrome autistique sévère, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les pièces médicales produites par les requérants ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation ainsi portée sur l'état de santé de leur enfant, que le préfet s'est appropriée. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Il ressort des pièces des dossiers que M. et Mme E sont entrés très récemment en France, moins de deux ans et demi avant la date des arrêtés qu'ils contestent. Il ne se prévalent d'aucun lien familial en France alors qu'il ne ressort pas des pièces des dossiers qu'ils seraient dépourvus de toute attache familiale dans leur pays d'origine. Les éléments qu'ils présentent ne permettent pas d'établir qu'ils seraient particulièrement intégrés en France, professionnellement ou socialement. S'ils se prévalent de l'état de santé de leur enfant, il n'est pas établi, ainsi qu'il a été dit, qu'un défaut de prise en charge médicale serait de nature à entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En tout état de cause, les requérants ne justifient pas que l'état de santé de leur enfant ne pourrait être pris en charge de façon appropriée dans leur pays d'origine, dans la mesure où il ressort des pièces des dossiers que l'affection dont il souffre a été correctement diagnostiquée en Géorgie, où leur enfant bénéficiait d'une prise en charge médicale à raison de vingt heures par mois dans un centre spécifique et d'une heure par semaine sur le plan orthophonique. Il ne ressort pas des différentes pièces médicales versées au dossier qu'une telle prise en charge aurait été significativement inappropriée ou insuffisante eu égard à l'âge de l'enfant et à sa pathologie. Si les requérants versent au dossier divers documents datant de 2019 dont il résulte que les structures de prise en charge des enfants souffrant d'autisme sont limitées en Géorgie, et que les défaillances de cette prise en charge s'aggravent lorsque les enfants atteignent l'adolescence, il est constant que l'enfant des requérants, qui est âgé de sept ans à la date des arrêtés contestés, entre dans la catégorie des enfants dont l'âge les désigne comme étant prioritaires pour une prise en charge médicale en centre spécialisé. De même les articles de presse el la transcription d'un reportage, qui font état de l'inadaptation du système scolaire ordinaire de Géorgie pour prendre en charge des enfants souffrant de handicaps ne sont pas de nature à établir que l'enfant ne pourrait pas poursuivre une scolarité adaptée à son état de santé en Géorgie, dans une structure spécialisée, alors qu'il ressort des appréciations portées par les médecins français que l'enfant ne pourrait pas être scolarisé en système scolaire ordinaire en France. Dans ces conditions, et en dépit des efforts louables d'insertion des requérants, qui apprennent le français et participent à des activités bénévoles, il ne ressort pas des pièces des dossiers que le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale garantie par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
8. En dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
9. Eu égard à la situation des requérants et de leur enfant B, telle qu'elle a été exposée précédemment, il ne ressort pas des pièces des dossiers que le préfet n'aurait pas porté à son intérêt supérieur une considération primordiale. Le moyen tiré de la méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit, par suite, être écarté.
Sur les autres moyens soulevés à l'appui de la contestation des obligations de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à soulever l'exception d'illégalité des refus de séjour qui leur ont été opposés à l'appui de leur contestation des mesures d'éloignement prises à leur encontre.
11. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 7 et 9 du présent jugement, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont seraient entachées les mesures d'éloignement en litige doivent être écartés.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés contestés, ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme E sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, à Mme F C épouse E et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 2 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
Le président-rapporteur,
B. D
L'assesseure la plus ancienne,
G. Grandjean
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2201390,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026