mardi 7 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201560 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SCP JOFFROY - LITAIZE - LIPP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er juin et 16 décembre 2022, la société civile immobilière La Clé des Champs, représentée par Me Dangel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 janvier 2022 par lequel le maire de la commune d'Hussigny-Godbrange a refusé de lui délivrer un permis de construire un immeuble de dix-huit logements sur les parcelles cadastrées section AD nos 0314, 0498, 0501, 0529, 0530 situées rue Mathias Piermantier à Hussigny-Godbrange (Meurthe-et-Moselle), ensemble la décision implicite de rejet son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune d'Hussigny-Godbrange de lui délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Hussigny-Godbrange une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- le maire de la commune d'Hussigny-Godbrange n'a porté aucune appréciation personnelle sur la conformité du projet aux dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que l'arrêté critiqué constitue une reprise pure et simple de l'avis du conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement ;
- le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme apparaît de manière opportune dans la décision contestée alors même qu'il était absent de l'arrêté du 29 juin 2021 par lequel le maire de la commune d'Hussigny-Godbrange avait refusé de délivrer un permis de construire pour un projet similaire, ce qui est de nature à vider de son objet le motif avancé tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- les motifs opposés en cours d'instance par la commune d'Hussigny-Godbrange tirés de l'insuffisance de la voie d'accès au projet et du risque pour la sécurité publique ne sont pas de nature à fonder le refus attaqué.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2022, la commune d'Hussigny-Godbrange, représentée par Me Joffroy, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante d'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le maire aurait également pu refuser de faire droit à la demande présentée pour les motifs tirés de ce que la voie desservant le terrain d'assiette du projet n'est pas dimensionnée pour supporter le trafic résultant de la présence de nombreuses familles et résidants, de ce que la configuration des lieux n'offre guère de visibilité au droit de la rue Mathias Piermantier, alors que la zone est l'un des principaux accès à l'école et au service de cantine assuré à la Maison de l'Enfance, et de ce que l'impact sécuritaire du projet est déjà en lui-même une cause d'interrogation du fait de l'emplacement du groupe scolaire Jacques Prévert en limite du terrain d'assiette du projet ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique,
- les observations de Me Palagi, substituant Me Dangel, représentant la SCI La Clé des Champs.
Considérant ce qui suit :
1. La société civile immobilière (SCI) La Clé des Champs demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 janvier 2022 par lequel le maire de la commune d'Hussigny-Godbrange a refusé de lui délivrer un permis de construire un immeuble de dix-huit logements sur les parcelles cadastrées section AD nos 0314, 0498, 0501, 0529, 0530 situées rue Mathias Piermantier à Hussigny-Godbrange (Meurthe-et-Moselle), ensemble la décision implicite de rejet son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Par ailleurs, aux termes des articles 11 du règlement des zones UA et UB du plan local d'urbanisme de la commune d'Hussigny-Godbrange, dans lesquelles est situé le terrain d'assiette du projet en litige : " Le projet peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales / () ". Les dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme ayant le même objet que celles, également invoquées par la société requérante, de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posant des exigences qui ne sont pas moindres, la légalité de la décision attaquée doit être appréciée par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Hussigny-Godbrange.
3. Il résulte de ces dispositions que si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer l'autorisation sollicitée ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une telle atteinte de nature à fonder le refus d'autorisation ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de cette autorisation, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
4. Il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux, qui consiste en la construction d'un immeuble collectif de dix-huit logements, composé d'un premier volume en R+1 et d'un second volume en R+2 avec toitures terrasses végétalisées d'une hauteur maximum à l'acrotère de 9,51 mètres, s'inscrit dans un environnement essentiellement composé de maisons individuelles de styles et d'époques diverses dont l'architecture n'est ni homogène, ni remarquable et qui forme un paysage résidentiel sans caractère ni intérêt particulier. Par sa conception architecturale, le choix des matériaux et des teintes, le traitement des espaces libres, et en dépit de son gabarit, la construction litigieuse s'intègre de manière satisfaisante à ces lieux avoisinants, sans porter atteinte à leur caractère ou à leur intérêt. Dans ces conditions, la SCI La Clé des Champs est fondée à soutenir que le maire de la commune d'Hussigny-Godbrange a commis une erreur d'appréciation en refusant la délivrance du permis de construire sollicité.
5. La commune d'Hussigny-Godbrange fait valoir en défense que la voie desservant le terrain d'assiette du projet n'est pas dimensionnée pour supporter le trafic résultant de la présence de nombreuses familles et résidants, que la configuration des lieux n'offre guère de visibilité au droit de la rue Mathias Piermantier, alors que la zone est l'un des principaux accès à l'école et au service de cantine assuré à la Maison de l'Enfance, et que l'impact sécuritaire du projet est déjà en lui-même une cause d'interrogation du fait de l'emplacement du groupe scolaire Jacques Prévert en limite du terrain d'assiette du projet. Elle doit ainsi être regardée comme sollicitant une substitution de motif. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que la voie privée desservant le terrain d'assiette du projet litigieux, qui présente une largeur de cinq mètres, serait insuffisante pour permettre l'accès au projet dans des conditions satisfaisantes, alors même que cette voie serait déjà utilisée pour accéder au groupe scolaire situé à proximité, ni que l'issue de cette voie donnant sur la rue Mathias Piermantier n'offrirait pas des conditions de visibilité suffisantes ou qu'elle présenterait un risque particulier au regard des conditions de circulation dans cette voie. Par ailleurs, en se bornant à faire état de l'impact sécuritaire du projet au regard de son implantation à proximité d'un groupe scolaire sans toutefois préciser la nature et l'importance des risques que présenterait le projet litigieux, la commune n'établit pas que celui-ci serait de nature à porter atteinte à la sécurité publique. Par suite, la demande de substitution de motifs présentée par la commune d'Hussigny-Godbrange ne peut qu'être écartée.
6. Il résulte de ce qui précède que la SCI La Clé des Champs est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du maire de la commune d'Hussigny-Godbrange du 27 janvier 2022, ensemble de la décision implicite ayant rejeté son recours gracieux.
7. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens de la requête n'est, en l'état de l'instruction, susceptible de fonder l'annulation de la décision contestée.
Sur les conclusions à fin injonction :
8. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
9. Lorsque l'exécution d'un jugement ou d'un arrêt implique normalement, eu égard aux motifs de ce jugement ou de cet arrêt, une mesure dans un sens déterminé, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées ou d'office, de se prononcer sur la nécessité de prendre une telle mesure, en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision. Si, au vu de cette situation de droit et de fait, il apparaît toujours que l'exécution du jugement ou de l'arrêt implique nécessairement une mesure d'exécution, il incombe au juge de la prescrire à l'autorité compétente.
10. Aux termes de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un refus opposé à une demande d'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol [] a fait l'objet d'une annulation juridictionnelle, la demande d'autorisation [] ne peut faire l'objet d'un nouveau refus ou être assortie de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme intervenues postérieurement à la date d'intervention de la décision annulée sous réserve que l'annulation soit devenue définitive et que la confirmation de la demande [] soit effectuée dans les six mois suivant la notification de l'annulation au pétitionnaire ". L'article L. 424-1 du code de l'urbanisme dispose que : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis [] ". Et selon l'article L. 424-3 du même code, dans sa rédaction issue de l'article 108 de la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques : " Lorsque la décision rejette la demande [] elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet [] notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 [] ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ".
11. Les dispositions introduites au deuxième alinéa de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme par l'article 108 de la loi du 6 août 2015 visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaître tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision. Il ressort des travaux parlementaires de la loi du 6 août 2015 que ces dispositions ont pour objet de permettre d'accélérer la mise en œuvre de projets conformes aux règles d'urbanisme applicables en faisant obstacle à ce qu'en cas d'annulation par le juge du refus opposé à une demande d'autorisation d'urbanisme et compte tenu de ce que les dispositions de l'article L. 600-2 du même code citées au point précédent conduisent à appliquer le droit en vigueur à la date de la décision annulée, l'autorité compétente prenne une nouvelle décision de refus.
12. Il résulte de ce qui précède que, lorsque le juge annule un refus d'autorisation après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ou même d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 citées au point 10 du présent jugement demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
13. Le présent jugement annule le refus de permis de construire opposé à la SCI La Clé des Champs le 27 janvier 2022, après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision et a invoqués en cours d'instance. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée interdisent de prescrire la délivrance du permis de construire pour un motif que l'administration n'a pas relevé. Il n'en résulte pas non plus que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y ferait obstacle. Il y a lieu dès lors d'enjoindre à la commune d'Hussigny-Godbrange de délivrer à la SCI La Clé des Champs le permis de construire sollicité le 17 novembre 2021 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCI La Clé des Champs, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune d'Hussigny-Godbrange demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune d'Hussigny-Godbrange une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SCI La Clé des Champs et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 27 janvier 2022 par lequel le maire de la commune d'Hussigny-Godbrange a refusé de délivrer à la SCI La Clé des Champs un permis de construire ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune d'Hussigny-Godbrange de délivrer le permis de construire sollicité par la SCI La Clé des Champs le 17 novembre 2021 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune d'Hussigny-Godbrange versera à la SCI La Clé des Champs une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de la SCI La Clé des Champs est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la commune d'Hussigny-Godbrange au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière La Clé des Champs et à la commune d'Hussigny-Godbrange.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.
Le rapporteur,
R. A Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026