mardi 2 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201692 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique (Chambre 1) |
| Avocat requérant | ISSA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juin 2022, Mme A E, représentée par Me Issa, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée 48 SI du 6 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire et de rétablir les points irrégulièrement retirés.
Il soutient que :
- la décision en litige a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée, ce qui révèle un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- l'ensemble des informations préalables obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne lui a pas été communiqué préalablement aux décisions de retrait de points récapitulées dans la décision 48 SI ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle n'a jamais été physiquement arrêtée pour l'infraction constatée le 12 novembre 2021 et que cette décision emporte des conséquences graves sur sa situation professionnelle et personnelle.
Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2022, Mme E indique, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, maintenir sa requête après le rejet de sa demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Kohler, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée 48 SI du 6 mai 2022 dont Mme E demande l'annulation, le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul.
Sur le moyen tiré de la méconnaissance de l'obligation d'information préalable :
2. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". Aux termes de l'article R. 223-3 de ce code : " I.- Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 () ".
3. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
4. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de Mme E que les points retirés à la suite de infractions constatées les 7 janvier 2019 et 9 novembre 2019 ont été respectivement restitués les 9 octobre 2019 et 11 août 2020. Mme E ne peut donc utilement invoquer le moyen tiré de ce que ces retraits de point seraient intervenus à l'issue d'une procédure irrégulière à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision 48 SI en litige.
En ce qui concerne l'infraction constatée le 22 août 2018 (4 points) :
5. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale en vigueur à la date des infractions litigieuses, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée soit par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, soit, sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, soit avec interception du véhicule mais sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération.
6. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé ou constatée par radar automatique ou au moyen d'un formulaire conforme au modèle prévu par les dispositions susmentionnées du code de procédure pénale et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
7. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de Mme E que l'infraction commise le 22 août 2018 a été constatée au moyen d'un procès-verbal électronique et a donné lieu au paiement de l'amende forfaitaire correspondante. Mme E, qui ne conteste pas ces éléments, ne démontre pas s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet. Par suite, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers l'intéressée de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende pour cette infraction.
En ce qui concerne l'infraction constatée le 19 avril 2021 (1 point) :
8. Il ressort du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de Mme E que l'infraction en date du 19 avril 2021 a été constatée par radar automatique sans interception de véhicule. Il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée afférent à cette infraction a été adressé avec accusé de réception à Mme E, puis retourné à l'expéditeur avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Dans ces conditions, et alors que la requérante ne conteste pas avoir ainsi été régulièrement avisée, l'avis d'amende forfaitaire majorée correspondant à cette infraction, produit par le ministre en défense et comportant l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, est réputé lui avoir été régulièrement notifié et l'administration doit, par suite, être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information préalable prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
En ce qui concerne l'infraction constatée le 12 novembre 2021 (3 points) :
9. En vertu des dispositions de l'article A. 37-14 du code de procédure pénale, issu d'un arrêté du 2 juin 2009, ultérieurement reprises à l'article A. 37-19, issu d'un arrêté du 13 mai 2011 et modifié par un arrêté du 6 mai 2014, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée précise qu'elle entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
10. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
11. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'infraction constatée le 12 novembre 2021 a fait l'objet d'un procès-verbal électronique. Ce procès-verbal comporte l'ensemble des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sous lesquelles la requérante n'a pas pu apposer sa signature en raison des règles sanitaires mises en œuvre pour lutter contre la covid-19. Dans ces conditions, la mention " N/A " portée sur ce procès-verbal doit être regardée comme possédant la même valeur probante que la signature de l'intéressée. Dans ces conditions, il est établi que Mme E a reçu les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant le retrait de points correspondant à ces infractions.
En ce qui concerne les infractions constatées les 7 juin 2021 (4 points), 30 juin 2021 (1 point) et 6 juillet 2021 (1 point) :
12. La seule circonstance que le titulaire du permis de conduire n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes.
13. Il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de Mme E que les infractions constatées les 7 juin 2021, 30 juin 2021 et 6 juillet 2021 ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée. Toutefois, les mentions de ce relevé d'information ne permettent pas, à elles seules et en l'absence, notamment, de production d'une attestation de paiement ou d'un bordereau de situation émanant du comptable public, d'établir que l'intéressée se serait acquitté des amendes forfaitaires correspondant aux infractions en cause et qu'elle aurait donc bénéficié, à cette occasion, de la délivrance des informations préalables.
14. S'agissant des infractions constatées les 30 juin 2021 et 6 juillet 2021, consistant en un excès de vitesse inférieur à 20km/h alors que la vitesse autorisée était supérieure à 50 km/h, il ressort du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de Mme E que celle-ci a commis, les 7 janvier 2019 et 19 avril 2021, une infraction répondant à la même qualification. Il résulte de l'instruction que l'intéressée a reçu à l'occasion de ces infractions, l'ensemble des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, dans les conditions rappelées au point 8 s'agissant de l'infraction constatée le 19 avril 2021 et à la réception de l'avis d'amende forfaitaire majorée ayant donné lieu à paiement s'agissant de l'infraction constatée le 7 janvier 2019.
15. S'agissant de l'infraction constatée le 7 juin 2021, consistant en un non-respect de l'arrêt à un feu rouge ou clignotant, il ressort du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de Mme E que celle-ci a commis, le 22 août 2018, une infraction répondant à la même qualification et à l'occasion de laquelle elle a reçu l'ensemble des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route dans les conditions rappelées au point 7.
Sur les autres moyens :
16. En premier lieu, la décision 48 SI en litige est signée par Mme D C, cheffe du bureau national des droits à conduire à laquelle le ministre de l'intérieur a délégué sa signature par une décision du 28 janvier 2020 publiée au Journal officiel du 31 janvier 2020. Elle comporte par ailleurs l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, qui justifie de l'examen particulier de la situation de l'intéressée. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence du signataire de la décision en litige, de son insuffisante motivation ainsi que du défaut d'examen doivent, en tout état de cause, être écartés.
17. En deuxième lieu, les conséquences de la perte de validité du permis de conduire sur la situation professionnelle et personnelle de l'intéressée sont sans incidence sur la légalité d'une décision référencée 48 SI qui constate l'invalidité d'un titre de conduite pour solde de points nul. Par suite, Mme E ne peut utilement se prévaloir de ce qu'elle a besoin de son permis de conduire pour poursuivre sa vie professionnelle et personnelle.
18. En troisième lieu, si Mme E soutient qu'elle n'a jamais été verbalisée physiquement à l'occasion de l'infraction constatée le 12 novembre 2021, il ressort des mentions du relevé d'information intégral relatif à son permis de conduire de Mme E et des pièces produites par le ministre en défense, que cette infraction a été constatée par procès-verbal électronique après interception du véhicule, sur lequel l'intéressée, ainsi qu'il a été dit au point 11, n'a pu apposer sa en raison des règles sanitaires mises en œuvre pour lutter contre la covid-19 et qui comporte ainsi la mention " N/A " pour en justifier.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée 48 SI du 6 mai 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2023.
La magistrate désignée,
J. B
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026