mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201851 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | MARGUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 juillet 2022 à 10 heures 54 et des mémoires complémentaires enregistrés le 12 juillet 2022, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le préfet de la Haute-Saône a ordonné son maintien en rétention le temps de l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de demande d'asile et de lui permettre de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile conformément aux dispositions de l'article L. 777-2 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;
- en méconnaissance de l'article 40 de la directive 2013/32/UE, le préfet ne lui a pas proposé d'examen préliminaire ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est incompatible avec les objectifs fixés par la directive " Accueil " ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article R. 754-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il appartient au préfet de démontrer que l'édiction de l'arrêté de maintien en rétention a été pris après le dépôt effectif de sa demande d'asile ;
- la demande d'asile qu'il a présentée ne présente pas de caractère dilatoire ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des garanties de représentation.
Par des mémoires en défense enregistrés le 4 et le 12 juillet 2022, le préfet de la Haute-Saône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gottlieb, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gottlieb, magistrat désigné,
- les observations de Me Marguet, avocat commis d'office représentant M. B, qui demande à ce que celui-ci soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, et précise que M. B a été incarcéré le matin de l'audience à la maison d'arrêt de Metz à la suite de sa condamnation à une peine de douze mois d'emprisonnement ferme avec mandat de dépôt ; si l'intéressé est retourné au Kosovo, il est revenu en France en 2018 ; il est marié et justifie d'une adresse stable en France de sorte qu'il présente des garanties de représentation suffisantes ; l'intéressé a été placé en rétention le 27 juin 2022 et a déposé son dossier de demande d'asile le 1er juillet à 16 heures 12 ; l'article R. 754-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu dès lors que l'arrêté contesté du 1er juillet 2022 n'est pas horodaté [BM1]; la circonstance que l'arrêté contesté a été notifié au requérant le 2 juillet 2022 ne permet pas d'établir qu'il a été pris après le dépôt de son dossier de demande d'asile ; le jugement rendu ce jour par le tribunal correctionnel de Vesoul condamnant M. B à une peine d'emprisonnement n'est pas devenu définitif, dès lors, il y a toujours un intérêt à statuer sur sa requête tendant à l'annulation de l'arrêté de maintien en rétention ;
- et les observations de Me Dussault, représentant le préfet de la Haute-Saône, qui soutient qu'il n'y a plus lieu de statuer dès lors que M. B n'est plus en rétention administrative et que la décision contestée a produit tous ses effets ; une annulation de l'arrêté litigieux n'aura aucun objet sur sa situation juridique ; l'argumentation du requérant sur les garanties de représentation est inopérante dès lors que l'absence de ces garanties peut uniquement justifier un placement en rétention et non une décision de maintien en rétention ; de même, le préfet n'a pas à examiner le bien-fondé de la demande d'asile et il lui revient uniquement d'apprécier si cette demande présente un caractère dilatoire ; en l'espèce, la demande d'asile présentée en rétention présente un caractère dilatoire dès lors que M. B a attendu trop longtemps avant de présenter sa demande d'asile et que rien ne l'empêchait de présenter une telle demande avant son placement en rétention.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant kosovar né le 28 mai 1960, est entré pour la première fois en France en juillet 1985 et s'est vu reconnaître le bénéfice de la protection subsidiaire. Par un arrêt du 23 janvier 2007, la Cour d'assises de Vesoul l'a condamné à une peine de 20 ans d'emprisonnement pour assassinat. Par un arrêté du 19 août 2015, le préfet du Haut-Rhin a prononcé son expulsion du territoire français et M. B a été éloigné à destination du Kosovo le 20 avril 2018. Le 25 juin 2022, M. B a été placé en garde à vue par les services de la gendarmerie de Gray. Par un arrêté du 27 juin 2022, le préfet de la Haute-Saône a décidé son placement en rétention administrative. Le 1er juillet 2022, M. B a sollicité le bénéfice de l'asile. Par l'arrêté contesté du 1er juillet 2022, le préfet de la Haute-Saône a ordonné le maintien en rétention le temps de l'examen de sa demande d'asile. M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 19 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'avocat commis ou désigné d'office dans les cas prévus par la loi peut saisir le bureau d'aide juridictionnelle compétent au lieu et place de la personne qu'il assiste ou qu'il a assistée ". Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret susvisé du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 : " () L'admission provisoire est (), soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et compte tenu de l'urgence, d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet de la Haute-Saône :
4. La décision attaquée n'ayant été ni retirée ni abrogée, la circonstance qu'elle ait été complètement exécutée à la date où le juge statue n'est pas de nature à rendre sans objet le recours pour excès de pouvoir présenté à son encontre. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense par le préfet de la Haute-Saône doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, l'arrêté contesté a été compétemment pris par M. C D, directeur de la citoyenneté, de l'immigration et des libertés publiques de la préfecture de la Haute-Saône, qui disposait d'une délégation de signature du préfet de la Haute-Saône, par un arrêté du 25 mai 2022 publié le même jour aux recueil des actes administratif de la préfecture, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de sa direction. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
6. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux, qui n'avait pas à viser toutes les circonstances de fait de la situation du requérant, vise notamment l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et expose les conditions d'entrée et de séjour de M. B en France ainsi que les éléments au regard desquels le préfet a estimé que la demande d'asile de l'intéressé présentait un caractère dilatoire. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait pertinentes qui fondent la décision maintenant M. B en rétention. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.
7. En troisième lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir directement de la méconnaissance des dispositions de l'article 40 de la directive 2013/32/UE du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour 1'octroi et le retrait de la protection internationale qui ont été transposées en droit interne à la date de l'arrêté contesté.
8. En quatrième lieu, s'il incombe aux États membres, en vertu du paragraphe 4 de l'article 8 de la directive 2013/33/UE, de définir en droit interne les motifs susceptibles de justifier le placement ou le maintien en rétention d'un demandeur d'asile, parmi ceux énumérés de manière exhaustive par le 3 de cet article, aucune disposition de la directive n'impose, s'agissant du motif prévu par le d) du 3 de l'article 8, que les critères objectifs, sur la base desquels est établie l'existence de motifs raisonnables de penser que la demande de protection internationale d'un étranger déjà placé en rétention a été présentée à seule fin de retarder ou d'empêcher l'exécution de la décision de retour, soient définis par la loi. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile serait incompatible avec les stipulations du d) du paragraphe 3 de l'article 8 de la directive 2013/33/UE, en tant qu'il ne détermine pas une liste des critères objectifs permettant à l'autorité administrative d'estimer qu'une demande d'asile est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution d'une mesure d'éloignement, ne peut qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ. " Aux termes de l'article R. 754-3 du même code : " L'étranger placé ou maintenu en rétention administrative qui souhaite demander l'asile remet sa demande sous pli fermé à l'autorité dépositaire. / Au sens du présent chapitre, les autorités dépositaires des demandes d'asile dans les lieux de rétention sont, dans un centre de rétention, le chef du centre, son adjoint ou le cas échéant le responsable de la gestion des dossiers administratifs et, dans un local de rétention, le responsable du local et son adjoint. ". Aux termes de l'article R. 754-4 de ce code : " La demande d'asile formulée en rétention est rédigée en français sur un imprimé établi par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. L'imprimé est signé et accompagné de deux photographies d'identité récentes et, le cas échéant, du document de voyage. ". Aux termes de l'article R. 754-6 de ce code : " Lorsque l'étranger remet sa demande d'asile à l'autorité dépositaire, celle-ci enregistre la date et l'heure de la remise sur le registre mentionné à l'article L. 744-2. " Enfin, aux termes de l'article R. 754-7 du même code : " Lorsque l'étranger remet sa demande d'asile à l'autorité dépositaire, conformément à l'article R. 754-6, celle-ci en informe sans délai le préfet qui a ordonné le placement en rétention afin qu'il se prononce sur le maintien en rétention conformément au premier alinéa de l'article L. 754-3. ".
10. Il résulte de ces dispositions que le préfet ne peut prononcer le maintien en rétention administrative d'un étranger qui a présenté une demande d'asile en rétention que postérieurement à l'enregistrement de cette demande par le chef du centre de rétention, son adjoint ou le responsable de la gestion des dossiers administratifs. Cet enregistrement est effectué, en vertu des dispositions précitées, au moment de la remise de sa demande d'asile par l'étranger placé en centre de rétention, demande qui doit être rédigée sur un imprimé établi par l'OFPRA.
11. En l'espèce, si le dossier de demande d'asile, remis à M. B le 30 juin 2022 à 17 heures 05, a été retourné au greffe du centre de rétention administrative le 1er juillet 2022 à 16 heures 12, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'arrêté contesté du 1er juillet 2022 prononçant le maintien en rétention de l'intéressé aurait été pris avant la remise par M. B de sa demande d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit au regard des dispositions citées au point 9 doit être écarté.
12. En sixième lieu, si M. B soutient que ses craintes pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine sont réelles et fait valoir que lorsqu'il est retourné au Kosovo en avril 2018, les autorités kosovares lui ont demandé de quitter le territoire de cet Etat au motif qu'elles ne le reconnaissaient pas comme l'un de leurs ressortissants, il n'a toutefois accompli aucune démarche pour demander l'asile depuis son retour en France au cours de l'année 2018 et ce n'est qu'après que la cour d'appel de Metz a définitivement rejeté son recours tendant à l'annulation de la décision ayant ordonné son placement en rétention qu'il a demandé l'asile. Il ressort en outre du procès-verbal d'audition du requérant du 25 juin 2022 que l'intéressé a déclaré qu'il avait décidé de revenir en France à la suite de son mariage avec une ressortissante française, après avoir passé environ un an et demi au Kosovo, sans mentionner que ce retour aurait été motivé par les craintes alléguées dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la demande d'asile de l'intéressé doit être regardée comme ayant été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement. Par suite, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation en le maintenant en rétention pendant la durée d'examen de sa demande d'asile.
13. En septième lieu, le requérant ne peut utilement soutenir qu'il présenterait des garanties suffisantes de représentation à l'appui de la contestation de la mesure de maintien en rétention dès lors qu'il ressort des dispositions précitées de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le maintien en rétention administrative n'est pas conditionné par l'absence de garanties de représentation suffisantes mais est prononcé lorsque l'étranger placé en rétention administrative présente une demande d'asile dans le seul but de faire échec à une mesure d'éloignement. Par suite, ce moyen, qui n'est pas opérant, doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
15. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
16. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par M. B au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Haute-Saône.
Lu en audience publique le 12 juillet 2022 à 16 heures 15.
Le magistrat désigné,
R. Gottlieb La greffière,
L. Stupar
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
[BM1]La phrase est incomplète
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026