vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2201921 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2022, M. A B et l'association de soutien et accompagnement scolaire (ASAS), représentés par Me Richard, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la décision du recteur de l'académie de Nancy-Metz du 20 juin 2022 s'opposant à l'ouverture d'un établissement scolaire ;
2°) de leur donner acte qu'ils pourront procéder à l'ouverture de l'établissement d'enseignement privé à compter du 21 juin 2022 ;
3°) à défaut, d'enjoindre à l'administration de leur délivrer une autorisation d'ouverture de l'établissement scolaire à compter du 21 juin 2022 sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de condamner l'académie de Nancy-Metz à leur verser une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent qu'une atteinte grave et manifestement illégale est portée à la liberté d'enseignement : que toutes les conditions sont réunies pour assurer la poursuite d'un enseignement en maternelle et primaire ; que les garanties pour l'ouverture d'une classe de 6e sont pleinement satisfaites.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Marti, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. M. B et l'association ASAS demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, l'annulation du refus d'autorisation d'ouverture d'un établissement scolaire qui leur a été opposé par décision du recteur de l'académie de Nancy-Metz du 20 juin 2022.
2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures (.) ". D'autre part, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3. En premier lieu, les conclusions présentées à fin d'annulation sont irrecevables dès lors que les mesures prises par le juge des référés ne peuvent revêtir qu'un caractère provisoire.
4. En deuxième lieu, le recteur a invité les requérants à détailler davantage la description de l'objet de l'enseignement au sein de l'établissement puis à transmettre à ses services un nouveau dossier en vue de la rentrée scolaire 2023. La décision contestée n'est donc pas irrémédiable.
5. En dernier lieu, les requérants ne justifient pas d'une urgence particulière exigeant que le juge des référés statue sur ce litige dans un délai de 48 heures.
6. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B et de l'association ASAS est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à l'association de soutien et accompagnement scolaire.
Copie sera adressée pour information au recteur de l'académie de Nancy-Metz.
Fait à Nancy, le 8 juillet 2022.
Le juge des référés,
D. Marti
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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