jeudi 2 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2202032 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | REICH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 juillet 2022, Mme B C, représentée par Me Reich, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 7 juin 2022 portant refus de séjour,
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 25 euros par jour de retard ; subsidiairement, d'enjoindre au réexamen de sa situation dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
Elle soutient que souffre de plusieurs handicaps physiques et psychologiques en raison d'une absence totale de prise en charge dans son pays d'origine, et qu'elle bénéficie depuis son arrivée en France d'un accompagnement et de soins adaptés, dont elle ne pourrait bénéficier en cas de retour dans son pays d'origine ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mars 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Marti, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante serbe née le 9 juillet 2003, est entrée irrégulièrement sur le territoire français le 8 avril 2019 avec ses parents, alors qu'elle était encore mineure. L'intéressée a sollicité le 13 juillet 2021 son admission au séjour au motif de son état de santé. Par un arrêté du 7 juin 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a rejeté sa demande. Par sa requête, Mme C demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Il résulte de l'instruction qu'aucune demande d'aide juridictionnelle n'a été déposée par Mme C auprès du bureau d'aide juridictionnelle depuis l'enregistrement de sa requête. Sa demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ne peut, dès lors, qu'être rejetée.
Sur les conclusions d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
4. Il ressort des pièces du dossier que, pour rejeter sa demande de titre de séjour, le préfet de Meurthe-et-Moselle s'est fondé sur un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), du 18 février 2022 aux termes duquel, si l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une extrême gravité, eu égard à l'offre de soin et aux caractéristiques du système de santé du pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier d'un traitement approprié et que, au vu des éléments du dossier, son état de santé lui permet de voyager sans risque. Si la requérante soutient qu'elle ne pourra bénéficier en Serbie d'un traitement adapté aux pathologies dont elle souffre, elle n'apporte aucun élément probant à l'appui de cette allégation, alors qu'elle souffrait déjà des mêmes troubles de santé avant son entrée en France et qu'elle n'établit pas ne pas avoir pu bénéficier d'un accompagnement et d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, en l'état des pièces du dossier, Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Wolff, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2024.
Le président-rapporteur,
D. Marti
L'assesseur le plus ancien,
F. DurandLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026