jeudi 17 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2202453 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | SGRO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 août 2022, Mme A D, représentée par Me Sgro, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 juin 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer une carte de résident et lui a délivré une carte de séjour temporaire ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle, à titre principal, de lui délivrer une carte de résident dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son avocat Me Sgro, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- cette décision est entachée d'incompétence de son auteur ;
- en lui délivrant une carte de séjour pour raisons de santé et non au titre de sa vie privée et familiale le préfet a méconnu l'autorité de la chose jugée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 314-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 août 2022 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Fabas, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D, ressortissante arménienne née le 6 septembre 1980, est entrée en France le 18 octobre 2012. Elle a obtenu une carte de séjour temporaire le 5 mars 2014, renouvelée le 12 décembre 2015. Elle a ensuite obtenu une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 21 juin 2020. En gardant le silence, le préfet de Meurthe-et-Moselle a fait naître des décisions implicites de rejet sur ses demandes tendant au renouvellement de ce titre de séjour et à la délivrance d'une carte de résident qui ont été annulées par un jugement du tribunal administratif de Nancy n° 2100744 du 12 mai 2022, devenu définitif. Par ce jugement, le tribunal a également enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à Mme D une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et de réexaminer sa demande tendant à la délivrance d'une carte de résident. Par une décision du 24 juin 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer une carte de résident et lui a délivré une carte de séjour temporaire pour raisons de santé sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par sa requête, Mme D demande au tribunal d'annuler cette décision en tant qu'elle lui refuse la délivrance d'une carte de résident et en tant qu'elle lui délivre un titre de séjour pour raison de santé, et non au titre de la vie privée et familiale.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de délivrance d'une carte de résident :
2. En premier lieu, la décision attaquée est signée par M. C B, directeur de l'immigration et de l'intégration, auquel le préfet de Meurthe-et-Moselle établit avoir délégué sa signature aux fins de signer la décision en litige par un arrêté en date du 29 novembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 30 novembre 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprenant les anciennes dispositions de l'article L. 314-8 du même code : " L'étranger qui justifie d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France au titre d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident, de ressources stables, régulières et suffisantes pour subvenir à ses besoins et d'une assurance maladie se voit délivrer, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 426-18, une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " d'une durée de dix ans. () Les ressources mentionnées au premier alinéa doivent atteindre un montant au moins égal au salaire minimum de croissance. Sont prises en compte toutes les ressources propres du demandeur, indépendamment des prestations familiales et des allocations prévues à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ainsi qu'aux articles L. 5423-1, L. 5423-2 et L. 5423-3 du code du travail. La condition de ressources prévue au premier alinéa n'est pas applicable lorsque la personne qui demande la carte de résident est titulaire de l'allocation aux adultes handicapés mentionnée à l'article L. 821-1 du code de la sécurité sociale ou de l'allocation supplémentaire mentionnée à l'article L. 815-24 du même code. Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
4. D'une part, dans son arrêt rendu le 3 octobre 2019 dans l'affaire C-302/18, sur renvoi préjudiciel d'une juridiction belge, la Cour de justice de l'Union européenne a dit pour droit que " L'article 5, paragraphe 1, sous a), de la directive 2003/109/CE du Conseil, du 25 novembre 2003, relative au statut des ressortissants de pays tiers résidents de longue durée, doit être interprété en ce sens que la notion de " ressources " visée à cette disposition ne concerne pas uniquement les " ressources propres " du demandeur du statut de résident de longue durée, mais peut également couvrir les ressources mises à la disposition de ce demandeur par un tiers pour autant que, compte tenu de la situation individuelle du demandeur concerné, elles sont considérées comme étant stables, régulières et suffisantes. ". Les dispositions de l'article L. 426-17, citées ci-dessus, qui assurent la transposition de l'article 5, paragraphe 1, sous a), de la directive du 25 novembre 2003, doivent être interprétées dans le sens indiqué par cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne.
5. D'autre part, l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à l'instar du paragraphe 1 de l'article 5 de la directive du 25 novembre 2003, subordonne la reconnaissance du statut de résident de longue durée à l'existence, pour le demandeur, de ressources stables, régulières et suffisantes ainsi que d'une assurance maladie, pour subvenir à ses besoins sans recourir au système d'aide sociale français et éviter, comme le mentionne d'ailleurs le considérant n° 7 de cette même directive, que l'étranger ne devienne une charge pour celui-ci. Et, la rubrique n°58 de l'annexe 10 au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que pour la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " sur le fondement des dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le demandeur doit fournir les justificatifs de ses ressources ou de celles de son couple s'il est marié qui doivent être suffisantes, stables et régulières sur les 5 dernières années (bulletins de paie, avis d'imposition, attestation de versement de pension, contrat de travail, attestation bancaire, revenus fonciers, etc.).
6. Il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 4 du présent jugement, que les ressources de l'époux de Mme D, nécessairement mises à la disposition de cette dernière, peuvent être ainsi intégrés dans les ressources visées par le 2° de l'article L. 426-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, qui constitue la transposition en droit français de l'article 5, paragraphe 1, sous a), de la directive 2003/109/CE du Conseil du 25 novembre 2003. Toutefois, si Mme D a perçu l'allocation adultes handicapés jusqu'au 1er décembre 2020, elle n'établit pas, par la seule production des bulletins de salaire de son mari pour les mois d'octobre 2022 et de janvier à avril 2023, qu'elle justifiait de ressources suffisantes, stables et régulières sur la période de cinq ans précédant sa demande de délivrance d'une carte de résident. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En dernier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 426-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision d'accorder la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " prévue à l'article L. 426-17 est subordonnée au respect des conditions d'intégration républicaine prévues à l'article L. 413-7 ". Et, aux termes des dispositions de l'article L. 413-7 du même code : " La première délivrance de la carte de résident prévue aux articles L. 423-6, L. 423-10 ou L. 423-16, de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " prévue aux articles L. 421-12, L. 421-25, L. 424-5, L. 424-14 ou L. 426-19, ainsi que de la carte de résident permanent prévue à l'article L. 426-4 est subordonnée à l'intégration républicaine de l'étranger dans la société française, appréciée en particulier au regard de son engagement personnel à respecter les principes qui régissent la République française, du respect effectif de ces principes et de sa connaissance de la langue française qui doit être au moins égale à un niveau défini par décret en Conseil d'Etat. Pour l'appréciation de la condition d'intégration, l'autorité administrative saisit pour avis le maire de la commune dans laquelle l'étranger réside. Cet avis est réputé favorable à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la saisine du maire par l'autorité administrative. Les étrangers âgés de plus de soixante-cinq ans ne sont pas soumis à la condition relative à la connaissance de la langue française. ". Enfin, aux termes de l'article R. 413-5 du même code : " Pour l'appréciation de la condition d'intégration prévue à l'article L. 413-7, l'étranger doit fournir : 1° Une déclaration sur l'honneur par laquelle il s'engage à respecter les principes qui régissent la République française ; 2° Les diplômes ou certifications permettant d'attester de sa maîtrise du français à un niveau égal ou supérieur au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe tel qu'adopté par le comité des ministres du Conseil de l'Europe dans sa recommandation CM/ Rec (2008) 7 du 2 juillet 2008, dont la liste est définie par un arrêté du ministre chargé de l'accueil et de l'intégration. Les personnes qui présentent un handicap ou un état de santé déficient chronique peuvent, sur présentation d'un certificat médical conforme au modèle fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de l'accueil et de l'intégration et des ministres chargés de la santé et des personnes handicapées, bénéficier d'aménagements d'épreuves pour le passage d'un test linguistique si leur état le justifie ou, en cas d'impossibilité de passer un tel test, être dispensées de la production des diplômes ou certifications mentionnés au 2°. "
8. Si Mme D se prévaut de son inscription en langues pour les spécialistes d'autres disciplines au titre de l'année universitaire 2016-2017, et de sa maîtrise de la langue française, elle ne justifie pas d'un diplôme ou d'une certification permettant d'attester qu'elle maîtrise le français à un niveau égal ou supérieur au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe, conformément aux prescriptions prévues à l'article R. 413-5 précité. Par ailleurs, elle n'établit ni même n'allègue avoir souscrit la déclaration sur l'honneur mentionnée aux dispositions précitées de l'article R. 413-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet de Meurthe-et-Moselle pouvait refuser, pour ce motif, de lui délivrer la carte de résident sollicitée.
En ce qui concerne la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé en lieu et place d'un titre de séjour délivré au titre de la vie privée et familiale :
9. Il ressort des motifs du jugement n° 210744 du tribunal administratif de Nancy du 12 mai 2022, devenu définitif, que la décision implicite refusant de renouveler la carte de séjour pluriannuelle de Mme D a été annulée au motif qu'elle méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Or, compte-tenu de ces motifs, qui sont le soutien nécessaire du dispositif du jugement, revêtu de l'autorité de la chose jugée, enjoignant au préfet de délivrer à Mme D une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", celui-ci était tenu de délivrer à Mme D une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non, comme il l'a fait, une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du même code, qui ne présente pas les mêmes garanties s'agissant des conditions de renouvellement. Dans ces conditions, Mme D est fondée à soutenir qu'en lui délivrant un tel titre de séjour, le préfet a entaché sa décision d'une méconnaissance de l'autorité de chose jugée.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme D est fondée à demander l'annulation de la décision du 24 juin 2022 en tant qu'elle ne lui a pas délivré une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. D'une part, les conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer à Mme D une carte de résident sur le fondement de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant rejetées, ses conclusions à fin d'injonction tendant à la délivrance d'une telle carte ne peuvent qu'être rejetées.
12. D'autre part, eu égard au motif d'annulation exposé au point 9, le présent jugement implique d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à Mme D une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Sur les frais d'instance :
13. Mme D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Sgro, avocat de Mme D, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Sgro de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 24 juin 2022 est annulée en tant qu'elle n'a pas délivré à Mme D un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à Mme D une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Sgro, avocat de Mme D, une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Sgro renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à Me Sgro et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience publique du 7 juillet 2023 à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président,
Mme Fabas, conseillère,
M. Bastian, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 août 2023.
La rapporteure,
L. Fabas Le président,
O. Di Candia
Le greffier,
P. LepageLa République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2202453
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026