lundi 19 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2202607 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS RACINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 septembre 2022, Mme A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 mai 2022 par laquelle le directeur du centre psychothérapique de Nancy l'a reclassée dans le corps des aides médico-psychologique ;
2°) d'enjoindre au directeur du centre psychothérapique de Nancy de réexaminer sa situation.
Elle soutient que la décision attaquée est illégale dès lors qu'elle est titulaire du grade d'aide-soignante et que rien ne justifie sa rétrogradation dans un corps de catégorie C.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 février 2023, le centre psychothérapique de Nancy, représenté par Me Muller-Pistré conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce qu'une somme de 1 300 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- décret n°2007-1188 du 3 août 2007 ;
- le décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Frédéric Durand, rapporteur,
- les conclusions de Mme Céline Marini, rapporteure publique,
- et les observations de Me Paye-Blondet, représentant le centre psychothérapique nancéen.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été nommée au grade d'aide-soignante principale, à compter du 1er janvier 2019, par une décision du 7 janvier 2020. Par une décision du 2 mai 2022, le directeur du centre psychothérapique de Nancy a reclassé l'intéressée dans le corps des aides médico-psychothérapeutiques à compter du 1er janvier 2022. Le 24 juin 2022, Mme B a formé un recours gracieux contre cette décision, qui a été explicitement rejeté le 13 juillet 2022. Par sa requête, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 2 mai 2022.
Sur les conclusions d'annulation :
2. Aux termes de l'article 3 du décret du 3 août 2007 susvisé : " Le corps des aides-soignants et des agents des services hospitaliers qualifiés comprend : / 1° Les aides-soignants, les auxiliaires de puériculture, les aides médico-psychologiques et les accompagnants éducatifs et sociaux, spécialité accompagnement de la vie en structure collective ; () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 29 septembre 2021 : " Les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture sont recrutés par la voie d'un concours sur titres ouvert, dans chaque établissement, aux candidats titulaires de l'un des diplômes mentionnés aux articles L. 4391-1 et L. 4392-1 du code de la santé publique ".
3. D'une part, en vertu des règles générales applicables au retrait des actes administratifs, l'auteur d'une décision ayant créé des droits ne peut légalement la rapporter qu'à la condition que cette décision soit elle-même illégale que dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision, si ce n'est, lorsque le retrait est sollicité par la voie d'un recours gracieux et qu'il n'est pas susceptible de porter atteinte aux droits des tiers, pour lui substituer une décision plus favorable. D'autre part, le classement d'un agent dans la hiérarchie d'un corps ne peut intervenir que lors de la titularisation qui donne seule un caractère définitif à la nomination.
4. Il ressort des dispositions précédemment rappelées qu'antérieurement à l'adoption du décret du 29 septembre 2021, les aides-soignants et les aides médico-psychologiques faisaient partie du même corps. Par son décret du 29 septembre 2021, le législateur a entendu scinder ce même corps en deux corps distincts constitués, d'une part, des aides-soignants, agents de catégorie B et, d'autre part des aides médico-psychologiques, agents de catégorie C. Si la requérante soutient qu'elle a été titularisée dans le grade d'aide-soignante et que rien ne justifie sa rétrogradation dans un corps de catégorie C, la seule circonstance qu'elle ait été titularisée dans le corps unique des aides-soignants, ne saurait lui conférer un droit à son reclassement dans ce corps alors, au demeurant qu'il n'est ni établi ni même soutenu qu'elle exerce ces fonctions et qu'elle dispose des diplômes pour accéder à cet emploi.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation de la décision du directeur du centre psychothérapique de Nancy du 2 mai 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, des conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais de l'instance :
6. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par le centre psychothérapique nancéen sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre psychothérapique de Nancy sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre psychothérapique de Nancy.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Wolff, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 août 2024.
Le rapporteur,
F. Durand
Le président,
D. Marti
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°2202607
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026