LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2202934

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2202934

jeudi 29 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2202934
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 3
Avocat requérantMARGULIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Margulis, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 octobre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trente-trois mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer dans l'attente de réexamen de sa situation une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dès notification du jugement à intervenir ;

3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de s'assurer de l'effacement du signalement de M. B aux fin de non-admission dans le système d'information Schengen effectué en application de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

Il soutient que :

Sur l'ensemble des décisions :

- elles sont entachées d'incompétence de leur auteur ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen particulier de sa situation.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée ;

- il présente des garanties suffisantes de représentation ;

- il justifie de circonstances humanitaires lesquelles auraient dû conduire le préfet à lui octroyer un délai de départ volontaire ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée.

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée ;

- elle revêt une erreur d'appréciation quant à sa durée.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 novembre 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fabas, rapporteure,

- les observations de Me Heymann substituant Me Margulis, représantant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant arménien né le 8 octobre 1997, serait entré irrégulièrement sur le territoire français en 2014, selon ses déclarations. Il a été pris en charge par le service d'aide sociale à l'enfance. Un titre de séjour étudiant lui a été délivré du 5 novembre 2015 au 4 novembre 2016. Le 11 avril 2019, il a fait l'objet d'un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Il a contesté la légalité devant le tribunal administratif de Nancy qui a rejeté sa requête par un jugement du 6 août 2019. Un nouvel arrêté portant obligation de quitter sans délai le territoire français a été pris à l'encontre de M. B le 23 février 2021 assorti d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Le 9 octobre 2022, à la suite d'une rixe, M. B a été interpellé et placé en garde à vue pour outrage, rébellion et refus de se soumettre aux vérifications tendant à établir l'état alcoolique. N'étant pas en mesure de présenter un document l'autorisant à séjourner sur le territoire français, le préfet de Meurthe-et-Moselle, a, le lendemain, pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter sans délai le territoire français et une décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trente-trois mois. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé pour le préfet et par délégation par M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture de Meurthe-et-Moselle. En vertu d'un arrêté du 8 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. C à l'effet de signer notamment tous les arrêtés relevant des attributions de l'Etat dans le département de Meurthe-et-Moselle à l'exception des arrêtés de conflit. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte ne peut qu'être écarté.

3. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé à un examen personnalisé de la situation de M. B.

En ce qui concerne le moyen spécifiquement dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. Aux termes des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

5. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France en 2014. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance en raison de sa minorité. Si ses parents résident sur le territoire français, le préfet fait valoir, sans être contredit, qu'ils y résident de manière irrégulière. M. B n'établit pas avoir tissé des liens intenses et stables sur le territoire français en dépit de sa durée de présence significative et alors qu'il n'établit pas être dépourvu de tout lien dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a obligé M. B à quitter le territoire français n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de celui-ci au regard des buts en vue desquels elle a été prise.

En ce qui concerne les moyens spécifiquement dirigés à l'encontre de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

6. En premier lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.

7. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Et, aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5.".

8. Si M. B soutient qu'il dispose de solides garanties de représentation, il ressort toutefois des pièces du dossier que, lors de son interpellation, le 9 octobre 2022, il a communiqué des renseignements inexacts sur son identité. Par ailleurs, s'il établit que ses parents résident à Nancy, il n'établit pas résider avec eux et ne justifie ainsi pas qu'il bénéficie d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Enfin, il ressort des pièces produites par le préfet en défense que M. B n'a pas respecté la précédente mesure d'assignation à résidence prise à son encontre en 2021 puisqu'il ne s'est pas présenté, les 29 mars et 1er avril 2021 à l'hôtel de police de Nancy malgré l'obligation de pointage qui lui incombait. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir qu'il présente des garanties de représentation suffisantes. En l'absence de telles garanties, le préfet a pu, sans méconnaître les dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire et ce alors que M. B ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière.

9. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5 du présent jugement, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne le moyen dirigé contre la décision fixant le pays de destination :

10. M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant son pays de destination.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

11. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré sur le territoire français depuis plus de huit ans à la date de l'arrêté attaqué et, bien qu'il n'établit pas qu'ils y résident régulièrement, il n'est pas contesté que ses parents ainsi que sa sœur sont présents sur le territoire français. Par ailleurs, alors même qu'il a été mis en cause, à plusieurs reprises, en qualité d'auteur d'infraction, M. B n'a pas fait l'objet de condamnation et il n'est pas établi que sa présence constituerait une menace pour l'ordre public. Ainsi, en dépit du fait que M. B se soit déjà soustrait à l'exécution de deux précédentes mesures d'éloignement prises à son encontre les 11 avril 2019 et 23 février 2021, il est fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trente-trois mois est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 10 octobre 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trente-trois mois.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

14. Aux termes des dispositions de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement. ". Selon l'article 7 du décret du 28 mai 2010 : " Les données à caractère personnel enregistrées dans le fichier sont effacées sans délai en cas d'aboutissement de la recherche ou d'extinction du motif de l'inscription. Les données enregistrées au titre du 5° du IV de l'article 2 sont effacées, au plus tard, trois ans après la date à laquelle l'obligation de quitter le territoire français a été signée () ".

15. L'exécution du présent arrêt, qui annule au point 13 la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire pour une durée trente-trois mois édictée à l'encontre de M. B, implique nécessairement que le préfet prenne toute mesure afin qu'il soit procédé à l'effacement sans délai du signalement de M. B aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. En revanche, ce jugement n'implique pas la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 10 octobre 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a fait interdiction de retour sur le territoire français à M. B pour une durée de trente-trois mois est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de prendre sans délai toute mesure afin qu'il soit procédé à l'effacement du signalement de M. B aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de Meurthe-et-Moselle.

Copie en sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Di Candia, président,

Mme Cabecas, conseillère,

Mme Fabas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2022.

La rapporteure,

L. Fabas

Le président,

O. Di Candia

La greffière,

L. Bourger

La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2202934

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions