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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2203052

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2203052

jeudi 26 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2203052
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantGEHIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 octobre 2022, M. C E, représenté par Me Géhin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 18 juillet 2022 par lequel le préfet des Vosges a refusé de faire droit à sa demande de délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

2°) d'enjoindre au préfet des Vosges de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement de réexaminer sa situation, et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de 48 heures à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Le requérant soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

- l'arrêté est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 et de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il n'a pas été informé de l'expertise documentaire et n'a pu présenter des observations ;

- la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors que les droits de la défense ont été méconnus ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur de droit dès lors qu'il justifie de son identité et de sa nationalité ;

- le préfet ne renverse pas la présomption d'authenticité de l'article 47 du code civil ;

En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :

- l'arrêté est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- son droit d'être entendu a été méconnu ;

- la décision sera annulée en conséquence de l'annulation de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 décembre 2022, la préfète des Vosges conclut au rejet de la requête. Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 septembre 2022.

Par une ordonnance du 24 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, né le 20 juin 2003, ressortissant malien, a déclaré être entré en France en février 2019, alors qu'il était mineur. Par une ordonnance du 7 mars 2019, il a été placé à l'aide sociale à l'enfance du département des Vosges. Par une demande en date du 21 juin 2021, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 18 juillet 2022, dont le requérant demande l'annulation, le préfet des Vosges lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :

2. L'arrêté attaqué est signé par Mme A F, sous-préfète de Saint-Dié-des-Vosges, à qui le préfet des Vosges a, par un arrêté du 7 mai 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, délégué sa signature à l'effet de signer, notamment, les décisions en matière d'éloignement des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués doit, dès lors, être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité () ". Aux termes de l'article L. 111-6 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ". Enfin, aux termes de l'article 1 du décret du 24 décembre 2015 : " Lorsque, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, l'autorité administrative saisie d'une demande d'établissement ou de délivrance d'un acte ou de titre procède ou fait procéder, en application de l'article 47 du code civil, aux vérifications utiles auprès de l'autorité étrangère compétente, le silence gardé pendant huit mois vaut décision de rejet. / Dans le délai prévu à l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, l'autorité administrative informe par tout moyen l'intéressé de l'engagement de ces vérifications. ".

5. Dans le cadre de l'instruction de la demande de séjour de M. E, les services de la préfecture des Vosges ont fait procéder à la vérification des pièces produites par ce dernier, relatives à son état civil, en les soumettant à un examen technique documentaire. M. E soutient qu'il a été privé d'une garantie en méconnaissance de l'article 1er du décret du 24 décembre 2015, dans la mesure où il n'a pas été informé de cette expertise. Toutefois, les dispositions de l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 concernent seulement les vérifications auprès de l'autorité étrangère compétente et non celles auprès des services en fraude documentaire et à l'identité. En outre, alors que la décision de refus de séjour attaquée a été prise sur une demande que l'intéressé a lui-même présentée à l'administration, aucune disposition ne fait obligation au préfet de recueillir préalablement à sa décision les observations de l'étranger sur le rapport d'expertise en fraude documentaire et à l'identité. En tout état de cause, ce rapport a été communiqué au requérant dans le cadre de la présente instance.

6. En troisième lieu, M. E fait valoir que pendant l'instruction de son dossier, le principe général du droit relatif aux droits de la défense a été méconnu. Toutefois il ne peut utilement invoquer la méconnaissance d'un tel principe dès lors que la décision contestée de refus de séjour n'a pas été prise à l'initiative de l'administration mais en réponse à sa demande. Le moyen doit dès lors et en tout état de cause être écarté.

7. En quatrième lieu, il résulte des dispositions de l'article 47 du code civil que, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger et pour écarter la présomption d'authenticité dont bénéficie un tel acte, l'autorité administrative procède aux vérifications utiles. Si l'article 47 du code civil pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays, il incombe à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve, par tout moyen, du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. En revanche, l'autorité administrative n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre État afin d'établir qu'un acte d'état civil présenté comme émanant de cet État est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont elle dispose sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.

8. A l'appui de sa demande, M. E a produit un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance, un acte de naissance, un extrait d'acte de naissance et un passeport malien. Le préfet, s'appuyant sur les conclusions de l'expertise documentaire du 31 janvier 2022, a relevé que s'agissant du jugement supplétif il est imprimé sur du papier ordinaire non sécurisé et rempli de façon manuscrite. Tous les éléments relatifs au jugement auquel le document est censé se référer ne sont pas présents, de même que n'y figure pas les informations relatives à la motivation de la requête ainsi que la nature des pièces justificatives, les nom prénom et qualité du requérant. Le certificat de non-appel n'est ni mentionné ni accompagné. S'agissant de l'acte de naissance, le numéro de série est absent de même que la dénomination de l'imprimeur accrédité par les autorités maliennes. Le numéro nina n'est pas renseigné, le formulaire contient une faute d'orthographe " L'offier de l'état civil ". La profession du père indiquée est cultivateur alors qu'il est décédé quand M. E était très jeune. La qualité d'officier d'état civil n'est pas précisée. La mention " jugement supplétif n°458 du 21 octobre 2019 " est indiquée dans la mauvaise rubrique. La date du jugement supplétif et de sa transcription ne coïncident pas. Les éléments relatifs aux parents sont incomplets et aucune mention n'indique qu'un certificat de non-appel a été établi. S'agissant de l'extrait d'acte de naissance, la qualité d'officier d'état civil n'est pas précisée, le numéro nina n'est pas renseigné, l'acte de naissance n'a pas été transcrit selon les conditions fixées par le droit civil malien. Dès lors, au vu de ces éléments, le préfet des Vosges doit être regardé comme renversant la présomption d'authenticité des documents d'état civil présentés par M. E qui en se bornant à produire l'acte de décès de son père, ne remet pas utilement en cause les conclusions du préfet. Ce dernier a donc pu, sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, refuser de délivrer à l'intéressé un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et estimer que le requérant ne justifiait pas de son âge à la date de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance.

9. En cinquième lieu, M. E soutient que le préfet ne pouvait lui opposer l'irrégularité des actes d'état civil qu'il a produits à l'appui de sa demande de séjour, sauf à méconnaître les stipulations de l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et le principe de sécurité juridique. Si le requérant fait valoir que le département des Vosges, le procureur de la République et le juge des enfants ont reconnu la validité des actes d'état civil, il ne ressort pas des termes du jugement en assistance éducative du 8 mars 2019, qu'une vérification de l'identité du requérant figurant sur les actes d'état civil aurait été préalablement diligentée par l'autorité judiciaire. Dans ces conditions, la circonstance que M. E a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance par l'autorité judiciaire n'est pas de nature à établir ni le caractère probant des actes d'état civil, ni sa date de naissance et ne saurait ainsi faire obstacle à ce que le préfet vérifie la validité des actes d'état civil présentés par l'intéressé dans le cadre de sa demande de titre de séjour afin de s'assurer de l'identité et de l'âge du demandeur. Par ailleurs, les stipulations de l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 ne sont applicables qu'aux procédures contentieuses suivies devant les juridictions lorsqu'elles statuent sur des droits et obligations de caractère civil ou sur des accusations en matière pénale, et non à la procédure suivie pour l'édiction d'une décision administrative. Par suite, le moyen doit être écarté.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 18 juillet 2022 refusant la délivrance d'un titre de séjour ne peuvent qu'être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision du préfet des Vosges lui refusant le séjour en France, il n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement prononcée à son encontre est illégale en raison de l'illégalité de la décision précédente.

12. En deuxième lieu, s'il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. A l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour, l'étranger ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A cette occasion, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français et les autres mesures prises concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.

13. M. E a déposé une demande de titre de séjour. Il n'est ni établi, ni même allégué qu'il n'aurait pas été mis à même, dans le cadre de sa demande de titre de séjour, de porter à la connaissance de l'administration l'ensemble des informations relatives à sa situation personnelle dont il souhaitait se prévaloir alors qu'il avait connaissance de la perspective d'une mesure d'éloignement à la suite du rejet de sa demande de titre de séjour. Par ailleurs, il n'est pas établi qu'il aurait été empêché d'informer les services de la préfecture des éléments utiles relatifs à sa situation personnelle avant que ne soit prise à son encontre la décision qu'il conteste et qui, s'ils avaient pu être communiqués en temps utile, auraient été de nature à influer sur le sens de cette décision. Le requérant n'est, par suite, pas fondé à soutenir que le droit d'être entendu aurait été méconnu avant que ne soit prise la mesure d'éloignement litigieuse.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ".

15. M. E fait valoir que le centre de ses intérêts familiaux, matériels et moraux se trouvent désormais en France. Toutefois, M. E est célibataire et sans enfant, il n'est présent en France que depuis moins de quatre ans, il est sans emploi et il n'établit pas par ailleurs ne plus disposer d'attaches familiales dans son pays d'origine dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie. Ainsi, compte-tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, en particulier des conditions et de la durée du séjour en France de M. E, la décision l'obligeant à quitter le territoire français n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions présentées à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par le requérant au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C E et à la préfète des Vosges.

Copie en sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M Marti, président,

M. Durand, premier conseiller,

Mme Marini, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 26 janvier 2023.

La rapporteure,

C. B

Le président,

D. Marti

La greffière,

M. D

La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2203052

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