vendredi 13 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2203140 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS JPCD CARMANTRAND-DUCHET |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 décembre 2021 et 16 novembre 2022 sous le n° 2103602, la société civile de construction vente (SCCV) Biancamaria 47, représentée par Me Duchet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 novembre 2021 par lequel le maire de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy a retiré le permis de construire qui lui avait été accordé le 10 septembre 2021 pour la construction de dix-huit logements ;
2°) d'enjoindre à la commune de Vandœuvre-lès-Nancy de lui délivrer le permis sollicité dans un délai d'un mois sous peine d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 août 2022, la commune de Vandœuvre-lès-Nancy, représentée par Me Coissard, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la SCCV Biancamaria 47 en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés les 3 et 11 septembre 2024, la SCCV Biancamaria 47 déclare se désister de son instance.
Par des mémoires présentés pour la commune de Vandœuvre-lès-Nancy et enregistrés les 3 et 17 septembre 2024, celle-ci déclare accepter ce désistement.
II. Par une requête enregistrée le 3 novembre 2022 sous le n° 2203140, la société civile de construction vente (SCCV) Biancamaria 47, représentée par Me Duchet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy a refusé de lui accorder un permis de construire en vue de l'édification d'un ensemble de dix-huit logements ;
2°) d'enjoindre à la commune de Vandœuvre-lès-Nancy de lui délivrer le permis sollicité dans un délai d'un mois sous peine d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 janvier 2023, la commune de Vandœuvre-lès-Nancy, représentée par Me Coissard, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la SCCV Biancamaria 47 en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par courrier en date du 31 octobre 2024, le tribunal a demandé à la requérante, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Grandjean, première conseillère, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 novembre 2021 :
2. Par des mémoires enregistrés les 3 et 17 septembre 2024, la SCCV Biancamaria 47 déclare se désister de l'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 juin 2022 :
4. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice adminsitrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
5. Par courrier du 31 octobre 2024, dont le conseil de la requérante est réputé avoir accusé réception deux jours ouvrés après sa mise à disposition dans l'application " Télérecours ", la requérante a été invitée à confirmer expressément le maintien de sa requête. Ce courrier l'informait qu'à défaut de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai qui lui était imparti, elle serait réputée s'en être désistée. En dépit de cette demande, la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti. Par suite, elle doit être regardée comme s'étant désistée de sa requête en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :Il est donné acte des désistements des requêtes n° 2103602 et 2203140 de la SCCV Biancamaria 47.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile de construction vente Biancamaria 47 et à la commune de Vandœuvre-lès-Nancy.
Fait à Nancy, le 13 décembre 2024.
La magistrate désignée,
G. Grandjean
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2103602,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026