jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2203153 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | CHAIB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 4 novembre 2022, 16 février et 16 mars 2023, M. A C, représenté par Me Chaib, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 août 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision de refus de séjour est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un vice de procédure faute pour le préfet d'avoir saisi la commission du titre de séjour, ainsi que le prévoit l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est insuffisamment motivée s'agissant des motifs concernant le jugement supplétif ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- le préfet ne renverse pas la présomption de validité des actes d'état civil produits à l'appui de sa demande de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2023, postérieurement à la clôture d'instruction, n'a pas été communiqué.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de Me Chaïb, pour M. C.
Une note en délibéré, enregistrée le 28 mars 2023 pour M. C, n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant malien né le 31 décembre 2003, est entré en France, selon ses déclarations, le 3 septembre 2018. Il a été pris en charge par le réseau éducatif de Meurthe-et-Moselle avant d'être confié à l'aide sociale à l'enfance à la suite d'un jugement en assistance éducative du 25 mars 2019. Le 20 juin 2022, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou, à titre subsidiaire, des articles L. 423-23 ou L. 435-1 de ce code. Par arrêté du 26 août 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Pour refuser de délivrer à M. C un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet s'est fondé sur les circonstances que le requérant n'établissait pas son état civil et sa nationalité, qu'il ne justifiait ainsi pas avoir été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance avant ses seize ans, et qu'il n'était pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine.
En ce qui concerne la présomption d'authenticité des actes d'état civil :
3. Aux termes des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente 1° les documents justifiant de son état civil 2° les documents justifiant de sa nationalité () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". L'article 47 du code civil précise que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ". La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
4. Il ressort des pièces du dossier que, pour justifier de son état civil et de sa nationalité, M. C a produit un extrait de jugement supplétif d'acte de naissance du 9 octobre 2020, un acte de naissance du 15 octobre 2020, un certificat de nationalité malienne daté du " 24/2020 ", une carte consulaire du 2 décembre 2021, une attestation d'authenticité de l'acte de naissance du 20 avril 2022 et une attestation d'authenticité de la carte d'identité consulaire du 25 avril 2022.
5. D'abord, en l'absence de tout élément sur la qualité des supports des extraits de jugements supplétifs maliens et les sécurités qu'ils doivent comporter selon la réglementation malienne, la circonstance que l'extrait de jugement supplétif est établi sur un support ordinaire sans sécurité n'est pas de nature à établir que les mentions relatives à son identité et notamment à sa date de naissance sont irrégulières, falsifiées ou inexactes alors, au surplus, qu'il ressort d'une attestation du vice-consul général du Mali à Lyon qu'aucun support ou mode d'impression avec une imprimante particulière n'est exigé sur le territoire national malien. En outre, contrairement à ce que fait valoir le préfet, la circonstance que l'intéressé ne produit qu'un extrait de jugement supplétif non accompagné de ce jugement ne peut conduire l'autorité administrative à écarter, par principe, les informations contenues sur cet extrait. Si le préfet de Meurthe-et-Moselle fait grief à celui-ci de ne pas comporter les informations relatives à la motivation de la requête et la nature des pièces justificatives produites par le demandeur, en méconnaissance de l'article 463 du code de procédure civile, ces dispositions ne sont pas applicables en l'espèce. La circonstance que l'article 473 du code de procédure civile malien, destiné aux autorités judiciaires maliennes, prévoit qu'en matière gracieuse, au moment de la notification du jugement, la copie de la requête est annexée à l'expédition du jugement, ne rend pas pour autant la production du jugement ou de son extrait conforme irrégulière, faute d'avoir joint la copie de la requête. Le défaut de certificat de non appel ne permet pas de le regarder comme frauduleux. Les délais de recours prévus aux articles 554 et 555 du code de procédure civile, commerciale et sociale du Mali sont sans incidence sur les délais de transcription d'un jugement supplétif, l'article 151 du code des personnes et de la famille malienne prévoyant seulement que cette opération s'effectue " dans les plus brefs délais ". Enfin, si le préfet fait grief à l'extrait de jugement supplétif de contenir des erreurs et des contradictions, il ne précise pas quelles erreurs ou contradictions contiendrait l'extrait en cause. Dès lors, la seule présence de surcharges au niveau du tampon humide n'est pas de nature à renverser la présomption d'authenticité s'attachant à l'acte en cause.
6. Ensuite, la circonstance qu'un acte de naissance est établi sur un support ordinaire sans sécurité n'est pas davantage de nature à établir que les mentions relatives à l'identité de l'intéressé et notamment à sa date de naissance sont irrégulières, falsifiées ou inexactes. Il ne résulte d'aucun texte ni d'aucun principe qu'un acte de naissance serait " irrecevable " en l'absence de mise à disposition de la version complète d'un jugement supplétif. Si le préfet considère que l'absence de logo sur l'acte de naissance permet de renverser la présomption d'authenticité s'y attachant, il ne précise pas quelles dispositions imposeraient la présence d'un tel logo. Si le préfet soutient qu'un certificat de non appel devrait être joint à l'acte de naissance, il résulte uniquement de l'article 151 du code malien des personnes et de la famille que la preuve par acte officiel que la décision judiciaire relative à l'acte d'état civil est définitive doit obligatoirement être jointe à cette décision lors de la demande de transcription de cette décision judiciaire, et non lors de productions ultérieures. Si le préfet considère que l'acte est irrégulier dès lors que la fonction et le poste de l'officier d'état civil devaient figurer dans la rubrique intitulée " qualité ", le préfet ne précise pas quelle disposition l'imposerait. La circonstance qu'il soit inscrit " officier d'état civil " dans la rubrique " qualité " ne permet donc pas, au regard des pièces du dossier, de remettre en cause l'authenticité de l'acte d'état civil. La circonstance que le numéro et la date du jugement supplétif ainsi que la juridiction ayant rendue ce jugement soient inscrits aux rubriques " 20. N° de la déclaration et date " et " 21. Centre de ", en méconnaissance de l'article 16 de l'arrêté interministériel du 26 février 2016, ne permet pas de remettre en cause l'authenticité de l'acte de naissance dès lors que l'extrait de cet arrêté produit par le préfet ne proscrit pas l'inscription d'une telle mention sur le recto de l'acte de naissance, qui apparait au surplus cohérente puisque le jugement supplétif palie l'absence de déclaration de naissance. Par ailleurs, il n'est pas contesté que M. C ne possède pas de numéro " NINA ". Enfin, la production d'une attestation d'authenticité de l'acte de naissance, provenant du consulat du Mali, ne permet nullement de remettre en cause l'authenticité de l'acte. Dans ces conditions, la seule erreur quant au numéro du jugement supplétif et l'incohérence avec un précédent acte de naissance produit ne sont pas de nature à renverser la présomption d'authenticité s'attachant à l'acte en cause.
7. Enfin, la circonstance qu'un certificat de nationalité malienne est établi sur un support ordinaire sans sécurité n'est pas de nature à établir que les mentions relatives à l'identité de l'intéressé et notamment à sa date de naissance sont irrégulières, falsifiées ou inexactes. Si le préfet mentionne que le certificat de nationalité n'est pas conforme, car il n'a pas été signé par le président du tribunal, il n'indique pas quelle disposition prévoit qu'un tel certificat soit nécessairement signé par le président de la juridiction. L'erreur quant à la profession du père du requérant ainsi que les légères surcharges présentes sur les dernières lettres du nom de famille de M. C et sur la date de réalisation du document ne sont pas de nature à regarder ce document comme n'étant pas authentique. Si le préfet considère que la carte d'identité consulaire et le certificat de nationalité sont des faux, dès lors qu'ils auraient été délivrés sur la base de faux documents, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents, que l'extrait de jugement supplétif et l'acte de naissance sont présumés authentiques.
8. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que M. C est fondé à soutenir que le préfet de Meurthe-et-Moselle a entaché sa décision d'une erreur de droit en considérant que les actes d'état civil produits n'étaient pas authentiques.
En ce qui concerne le droit au séjour :
9. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. "
10. Il ressort des pièces du dossier que M. C, qui a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions citées au point précédent avant l'expiration de l'année qui suit son dix-huitième anniversaire a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance le 25 mars 2019, soit à l'âge de 15 ans et 2 mois. L'intéressé justifie suivre sérieusement une formation dès lors qu'il a suivi en 2020/2021 une première année de CAP serrurier métallier, durant laquelle il a obtenu de très bons résultats avec une moyenne générale annuelle de 14,19. Il a été admis en deuxième année où il a à nouveau obtenu une moyenne générale annuelle de 14,19 et les encouragements du conseil de classe. En outre, il ressort du rapport de la structure d'accueil du 12 juillet 2019 que, nonobstant la circonstance que des documents d'état civil ont été produits en 2020 au Mali, M. C n'a plus de contact avec sa famille. Enfin, le rapport de fin de minorité et la dernière évaluation par le travailleur social, réalisée à l'appui de son contrat jeune majeur, le décrivent comme un jeune autonome dans les actes de la vie quotidienne, investit dans sa formation et faisant des progrès dans la langue française. Dès lors, M. C remplissait les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions citées au point précédent.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. C est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 26 août 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Eu égard aux motifs d'annulation retenus par le présent jugement, il y a lieu d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à M. C un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Sur les frais liés au litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Chaib, avocate de M. C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Chaib de la somme de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 26 août 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à M. C un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : L'Etat versera à Me Chaïb une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Chaïb renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Chaïb et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président,
Mme Cabecas, première conseillère,
M. Bastian, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le rapporteur,
P. B
Le président,
O. Di CandiaLa greffière,
L. Bourger
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026