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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2203164

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2203164

jeudi 10 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2203164
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantLEMONNIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

A une requête et un mémoire enregistrés le 5 novembre 2022 à 17 heures 02 et le 9 novembre 2022, M. E C demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 octobre 2022 A lequel le préfet des Ardennes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet des Ardennes de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 150 euros A jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la requête est recevable ;

- l'arrêté est insuffisamment motivé, est entaché d'incompétence et ne lui a pas été notifié dans une langue qu'il comprend ;

- l'obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale ; elle est insuffisamment motivée, le préfet n'ayant pas procédé à un examen particulier de sa situation ; elle lui a été notifiée irrégulièrement ; elle est entachée de vice de procédure son droit à être entendu n'ayant pas été respecté ; elle est entachée d'erreur de droit dès lors qu'il est parent d'enfant français et qu'il est ressortissant algérien ; elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ; elle est entachée d'erreur d'appréciation quant à la durée de son séjour en France et de la menace qu'il présente pour l'ordre public ;

- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la menace à l'ordre public et quant au risque de fuite ; elle est entachée d'incompétence ; elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;

- la décision fixant le pays de renvoi porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et est contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'incompétence ; elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;

- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à sa durée ; elle est insuffisamment motivée ; elle est entachée d'incompétence ; elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ; elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant aux circonstances humanitaires ; elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale ; elle est contraire à l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

A un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2022, le préfet des Ardennes conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requête est irrecevable, subsidiairement que les moyens soulevés A M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Guidi première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués A l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les observations de Me Lemonnier représentant M. C qui conclut aux mêmes fins A les mêmes moyens ;

- les observations de Me C, assisté d'un interprète en langue arabe ;

- les observations de M. F représentant le préfet des Ardennes qui conclut aux mêmes fins A les mêmes moyens et demande à titre subsidiaire qu'il soit procédé à une substitution de la base légale de l'obligation de quitter le territoire français.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien incarcéré à la maison d'arrêt de Charleville-Mézières depuis le 23 septembre 2021, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, d'une décision fixant le pays de renvoi et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an A un arrêté du préfet des Ardennes en date du 27 octobre 2022 dont l'intéressé, placé en rétention à sa levée d'écrou, demande l'annulation.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décision attaquées :

2. En premier lieu, A un arrêté du 7 juillet 2022 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, le préfet des Ardennes a donné délégation à M. Christian Vedelago, secrétaire général de la préfecture, pour signer les décisions d'éloignement. A suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige serait entaché d'un vice d'incompétence doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an comportent l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Contrairement à ce que soutient M. C, le préfet des Ardennes a procédé à un examen particulier de sa situation avant de prendre les décisions en litige. A suite, le moyen tiré du défaut d'examen et de leur insuffisante motivation doit être écarté.

4. En troisième lieu, M. C ne peut utilement se prévaloir des conditions de notification de l'arrêté en litige, lesquelles sont sans incidence sur sa légalité.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. En outre, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

6. Il ressort des pièces du dossier que M. C a fait l'objet d'une première obligation de quitter le territoire français A un arrêté du préfet des Ardennes en date du 22 septembre 2021 après avoir été interpellé A des agents de police pour des faits de violence sur une personne vulnérable. Préalablement à cette décision, M. C, qui avait A ailleurs présenté une demande de titre de séjour en cours d'instruction à cette date, avait été informé de ce qu'une mesure d'éloignement à son encontre était envisagée et avait été invité à présenter ses observations lors de son audition A les services de police le 21 septembre 2021. S'il soutient que son droit d'être entendu aurait été méconnu faute pour le préfet de susciter de nouvelles observations préalablement à l'obligation de quitter le territoire français du 27 octobre 2022, il n'établit pas qu'il aurait ainsi été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents nouveaux qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. A suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues A l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ".

8. Si M. C fait valoir qu'il est le père d'un enfant français né le 17 novembre 2019, il ressort des pièces du dossier que l'enfant a été exposé à plusieurs reprises à des violences de la part de M. C sur sa compagne et qu'il a été victime de négligences donnant lieu d'abord à une mesure d'investigation éducative puis à son placement en urgence A une ordonnance du juge des enfants du tribunal judiciaire de Charleville-Mézières en date du 23 juillet 2020, prolongée A une ordonnance du 2 mars 2021. Dans ces conditions, M. C ne peut être regardé comme contribuant effectivement à l'entretien et l'éducation de son fils, ni se prévaloir des dispositions précitées du 5° de l'article L 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne saurait dans ces conditions davantage se prévaloir des stipulations de l'article 6-4° de l'accord franco algérien relatives à la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence au parent d'enfant français dès lors que ces stipulations la subordonnent à la condition que le parent exerce même partiellement l'autorité parentale ou qu'il subvienne à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an.

9. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés au point 8, M. C ne saurait davantage soutenir que la mesure d'éloignement dont il fait l'objet est contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfants.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ".

11. L'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. C A le préfet des Ardennes est fondée sur le 5° des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si, d'une part, M. C fait valoir sans l'établir qu'il aurait disposé d'un titre de séjour d'une durée d'un an à son arrivée sur le territoire en 2018, il est constant qu'il se trouvait en situation irrégulière à la date de l'obligation de quitter le territoire en litige. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, entré irrégulièrement sur le territoire français en 2018, a été interpellé pour des faits de vol avec violence et pour des faits de détention non autorisée de stupéfiants en septembre 2021 ainsi que pour des faits de violence sur sa compagne en mars et en avril 2020. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet des Ardennes aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en se fondant sur la menace à l'ordre public résultant du comportement de M. C doit être écartée. Au demeurant, compte tenu de l'irrégularité du séjour de M. C en France, il ressort des pièces du dossier que le préfet des Ardennes, qui demande à titre subsidiaire qu'il soit procédé à une substitution de bases légales, aurait légalement pris la même décision s'il s'était fondé sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. En cinquième lieu, si M. C soutient que la décision l'obligeant à quitter le territoire français porte atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale tel qu'il est protégé A l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'il est en situation de se voir délivrer de plein droit un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco algérien. Il se prévaut de la présence régulière en France de son frère et de sa sœur et de son fis de nationalité française. M. C est entré irrégulièrement en France en 2018 et est séparé de sa compagne, avec laquelle il a eu un enfant qui a fait l'objet, depuis le mois de juillet 2020, d'un placement A juge des enfants dans le cadre d'une procédure d'assistance éducative. A suite, eu égard aux conditions et à la durée de son séjour en France, le préfet des Ardennes n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C, lequel ne peut être regardé comme remplissant les conditions pour se voir délivrer de plein droit un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco algérien.

En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'est pas fondé à invoquer, A la voie de l'exception, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.

14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ".

15. Ainsi qu'il a été dit au point 11, M. C a fait l'objet de plusieurs interpellations pour des infractions pénales consistant en des faits de violence. Dans ces conditions, le préfet des Ardennes n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire en raison de la menace à l'ordre public constituée A son comportement. La décision n'étant pas fondée sur l'existence d'un risque de fuite, M. C ne peut utilement soutenir que le préfet aurait également commis une erreur d'appréciation de ce risque.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'est pas fondé à invoquer, A la voie de l'exception, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.

17. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'atteinte au droit de mener une vie privée et familiale normale doit être écarté.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

18. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'est pas fondé à invoquer, A la voie de l'exception, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.

19. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée A l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, le préfet assortit, en principe et sauf circonstances humanitaires, l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour. La durée de cette interdiction doit être déterminée en tenant compte des critères tenant à la durée de présence en France, à la nature et l'ancienneté des liens de l'intéressé avec la France, à l'existence de précédentes mesures d'éloignement et à la menace pour l'ordre public représentée A la présence en France de l'intéressé. Ainsi qu'il a été rappelé aux points 8 et 11, M. C est entré en France récemment, est séparé de sa compagne avec laquelle il a eu un enfant qui a fait l'objet d'un placement A le juge des enfants du tribunal judiciaire de Charleville-Mézières en juillet 2020 et il a fait l'objet de plusieurs interpellations pour des infractions pénales. Dans ces conditions, le préfet des Ardennes n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation quant à la durée et quant aux circonstances humanitaires en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. C et assortissant l'obligation de quitter le territoire français sans délai dont il fait l'objet. Pour les mêmes motifs que ceux indiqués aux points 8, la décision ne porte pas davantage une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et n'est pas contraire aux stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation ainsi que, A voie de conséquence celle à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de l'instance présentées A M. C doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à C et au préfet des Ardennes.

Lu en audience publique, le 10 novembre 2022 à 15 heures 46.

La magistrate désignée,

L. B

La greffière,

M. D

La République mande et ordonne au préfet des Ardennes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2203164

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