jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2203202 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | SGRO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 novembre 2022, M. B C, représenté par Me Sgro, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 7 octobre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné ;
3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à lui-même dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elles ont été signées par une autorité incompétente.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dès lors que le préfet n'a pas recueilli ses observations avant que la décision ne soit prise ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet ne pouvait lui opposer les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour rejeter sa demande ;
- la décision portant refus de titre de séjour méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa situation répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour elle-même illégale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur la décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- le préfet s'est estimé être en situation de compétence liée vis-à-vis du rejet de sa demande d'asile en fixant la Géorgie comme pays de renvoi ;
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des observations et un mémoire en défense, enregistrés les 16 décembre 2022 et 5 janvier 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 novembre 2022 du bureau d'aide juridictionnel près le tribunal judiciaire de Nancy.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant géorgien né le 9 janvier 1983, serait entré en France en octobre 2020, selon ses déclarations, accompagné de son épouse et de leurs deux enfants mineurs, afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 18 février 2021, confirmée par une décision du 15 juin 2021 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par une demande du 13 juillet 2021, M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié. La décision par laquelle le préfet a rejeté cette demande a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Nancy du 17 mai 2022 dans lequel le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la demande du requérant. Par un arrêté du 17 août 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a fait obligation à M. C, sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné. Le 21 septembre 2022, M. C a ensuite formé une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Par un arrêté du 7 octobre 2022, le préfet a abrogé l'arrêté précité du 17 août 2022 et rejeté la demande de titre de séjour que M. C avait formée en qualité de salarié, rejeté la demande d'admission exceptionnelle au séjour qu'il avait formée le 21 septembre 2022 et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné. M. C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions relatives à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 18 novembre 2022. Par suite, il n'y a plus lieu de prononcer son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs au refus de titre de séjour, quel que soit le fondement invoqué :
3. En premier lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
4. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, à l'occasion du dépôt de sa demande, est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.
5. Au cas d'espèce, M. C soutient que son droit d'être entendu a été méconnu dès lors qu'il n'a pas pu présenter des observations orales avant l'intervention de la décision. Toutefois, le requérant ne fait état d'aucun élément particulier qu'il aurait été empêché de faire valoir auprès de l'administration et qui aurait été jugé utile à la compréhension de sa situation ou qui aurait conduit le préfet de Meurthe-et-Moselle à prendre une décision différente. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, tel que garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ". Et, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. C est présent sur le territoire français depuis moins de trois ans à la date de la décision contestée. S'il est arrivé sur le territoire français avec son épouse et leurs deux enfants mineurs et fait valoir qu'un troisième enfant est né en France, il n'établit pas disposer d'autres liens, familiaux ou amicaux, sur le territoire français alors qu'il ne démontre pas en être dépourvu dans son pays d'origine. Si le requérant se prévaut de la scolarisation de ses enfants, rien ne fait obstacle à ce que celle-ci se poursuive dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, et alors que la décision portant refus de séjour n'a pas pour effet de séparer les enfants de leurs parents, cette décision n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
8. En troisième lieu, M. C n'ayant pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne peut utilement soutenir que la décision a été prise en méconnaissance de ces dispositions.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour en qualité de salarié, sur le fondement de l'article L. 421-1 :
9. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de Meurthe-et-Moselle a opposé les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à M. C pour rejeter sa demande d'admission exceptionnelle au séjour formée le 21 septembre 2022 et non pour rejeter sa demande de titre de séjour salarié. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit est inopérant à l'encontre de cette décision.
10. En second lieu, la demande de titre de séjour formulée par M. C le 13 juillet 2021 était une demande de délivrance d'un titre de séjour salarié sur le fondement des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas opérant en tant que la décision porte refus de séjour sur le fondement de l'article L. 421-1 du même code.
11. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé, par les moyens qu'il invoque, à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ".
En ce qui concerne la décision portant refus d'admission exceptionnelle au séjour au titre du travail :
12. Aux termes des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Et, aux termes des dispositions de l'article R. 431-8 du même code : " L'étranger titulaire d'un document de séjour doit, en l'absence de présentation de demande de délivrance d'un nouveau document de séjour six mois après sa date d'expiration, justifier à nouveau, pour l'obtention d'un document de séjour, des conditions requises pour l'entrée sur le territoire national lorsque la possession d'un visa est requise pour la première délivrance d'un document de séjour. (). ".
13. D'une part, M. C n'ayant jamais été en possession d'un titre de séjour, il est fondé à soutenir qu'en lui opposant les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit. Toutefois, M. C ne conteste pas les deux autres motifs opposés par le préfet pour refuser de l'admettre exceptionnellement au séjour, le premier tiré du caractère incomplet de sa demande et le second tiré du défaut de qualification professionnelle pour exercer le métier de garagiste. Par ailleurs, si M. C fait valoir que ses enfants sont scolarisés en France et que sa famille fait l'objet de menaces dans son pays d'origine en raison de sa conversion au christianisme, ces éléments ne constituent pas des considérations humanitaires ni des motifs exceptionnels au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision portant refus d'admission exceptionnelle au séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé, par les moyens qu'il invoque, à demander l'annulation de la décision du 7 octobre 2022 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre exceptionnellement au séjour au titre du travail.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité des décisions par lesquelles le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " et a refusé de l'admettre exceptionnellement au séjour, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ces décisions.
16. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
17. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
18. En deuxième lieu, le préfet, qui a relevé dans son arrêté que M. C n'établissait pas encourir un risque de traitement prohibé par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays ne s'est pas estimé être en situation de compétence liée par rapport au rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet s'est estimé être en situation de compétence liée en fixant la Géorgie comme pays de renvoi ne peut qu'être écarté.
19. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
20. Si le requérant fait valoir qu'il est particulièrement exposé aux risques de mauvais traitements en cas de retour dans son pays d'origine dès lors qu'il s'est converti au christianisme et a été rejeté par sa famille et sa communauté, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 7 octobre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. C ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais d'instance :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans le cadre de la présente instance la partie perdante les frais que M. C demande au bénéfice de son conseil et non compris dans les dépens. Par suite, ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. C tendant à ce qu'il soit provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de Meurthe-et-Moselle et à Me Sgro.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Di Candia, président,
- M. Gottlieb, premier conseiller,
- Mme Fabas, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023.
La rapporteure,
L. A
Le président,
O. Di Candia
Le greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No220320
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026