LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2203521

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2203521

mardi 19 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2203521
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 1
Avocat requérantSELARL GIURANNA ET IOGNA-PRAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 décembre 2022 et des mémoires enregistrés les 16 décembre 2022, 2 février 2023 et 3 avril 2023, la commune de Seraumont, représentée par Me Giuranna, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2022 par lequel le préfet des Vosges a délivré à M. A B un permis de construire pour la construction d'un abri de parc sur un terrain situé lieu-dit " Combe-Henry " sur le territoire de la commune.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision contestée est entachée d'un défaut de motivation en droit, en méconnaissance de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme ;

- elle méconnait l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme en ce que la notice paysagère ne précise pas les équipements prévus pour le raccordement en eau ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard à l'absence d'équipement destiné à abreuver le cheptel, au coût disproportionné pour la commune de procéder au raccordement en eau, au risque d'errance des animaux au sein de la commune ainsi qu'au surcoût pour la commune lié à l'entretien du chemin d'accès.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er mars 2023, M. B conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la commune ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 mars 2023, le préfet des Vosges conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la commune de Seraumont ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;

- les moyens soulevés par la commune ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Milin-Rance, rapporteure ;

- les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public ;

- et les observations de Me Giuranna, représentant la commune de Seraumont.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a déposé le 23 juin 2022 une demande de permis de construire en vue de la construction d'un abri de parc pour son cheptel bovin sur la parcelle n° ZD 12 située au lieu-dit " Combe-Henry " sur le territoire de la commune de Seraumont. Par un arrêté du 3 octobre 2022, dont la commune demande l'annulation, le préfet des Vosges a délivré le permis de construire sollicité.

2. En premier lieu, aux termes de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme : " L'arrêté prévu au premier alinéa de l'article A. 424-1 : () c) Vise les textes législatifs et réglementaires dont il est fait application ".

3. D'une part, les décisions accordant un permis de construire ne sont soumises à aucune obligation de motivation. D'autre part, les erreurs ou omissions dans les visas d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, la commune requérante n'est pas fondée à soutenir que la seule mention du code de l'urbanisme dans les visas de l'arrêté contesté révèlerait une insuffisance de motivation. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté comme inopérant.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement () ". Et l'article R. 111-9 du même code précise que : " Lorsque le projet prévoit des bâtiments à usage d'habitation, ceux-ci doivent être desservis par un réseau de distribution d'eau potable sous pression raccordé aux réseaux publics ".

5. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

6. Il ressort du dossier de demande de permis de construire que le projet porte sur la construction d'un abri pour bovins sur une parcelle de 20 hectares exploitée à usage de pré et ne nécessitant aucun raccordement aux réseaux publics, les animaux bénéficiant d'un abreuvement naturel existant. Alors que le projet ne saurait être assimilé à un bâtiment à usage d'habitation assujetti à l'obligation de desserte par un réseau d'eau potable sous pression raccordé aux réseaux publics, et qu'il n'implique pas la création de nouveaux équipements privés destinés à l'abreuvement du cheptel, le pétitionnaire n'était pas tenu de présenter les modalités de raccordement au réseau ou les équipements privés d'alimentation en eau, et, en tout état de cause, il n'est pas démontré en quoi la circonstance que le projet ne comportait pas de description des équipements existants, compte tenu de la nature du projet, serait susceptible d'avoir faussé l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, il n'est pas établi que le projet de construction présenterait un risque d'aggravation de la divagation du troupeau du pétitionnaire. Par suite, à supposer soulevé le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, le préfet n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation en estimant que le projet ne présente pas de risque pour la sécurité publique.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-13 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé si, par sa situation ou son importance, il impose soit la réalisation par la commune d'équipements publics nouveaux hors de proportion avec ses ressources actuelles, soit un surcroît important des dépenses de fonctionnement des services publics ".

9. D'une part, ainsi qu'il a été exposé au point 6, contrairement à ce que soutient la commune, il ne ressort pas des pièces du dossier que la réalisation du projet nécessite son raccordement aux réseaux publics. D'autre part, la parcelle du pétitionnaire étant déjà exploitée à l'usage de pâture de bovins, il n'est pas davantage établi que le projet entrainera une hausse de la fréquentation de la voie forestière d'accès nécessitant un entretien supplémentaire. Par suite, le préfet n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation en estimant que le projet litigieux n'entrainera pas de surcoût important des dépenses de fonctionnement du service public.

10. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense par le préfet des Vosges, que les conclusions à fin d'annulation présentées par la commune de Seraumont doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la commune de Seraumont est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Seraumont, au ministre du logement et de la rénovation urbaine et à M. A B.

Copie en sera adressée, pour information, à la préfète des Vosges.

Délibéré après l'audience publique du 22 octobre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,

Mme Milin-Rance, première conseillère,

Mme Grandjean, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2024.

La rapporteure,

F. Milin-Rance Le président,

B. Coudert

La greffière,

A. Mathieu

La République mande et ordonne au ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions