mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2203730 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 22 et le 26 décembre 2022, M. B A, représenté par Me Zillig, demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 7 octobre 2022 par lequel le maire de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy a prononcé son licenciement.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté a été pris en méconnaissance des articles 36-1 et 37 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 puisqu'il n'a pas été informé de son droit à consulter son dossier, que la commission consultative paritaire n'a pas été consultée et que la décision contestée n'est pas motivée ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation puisqu'il conteste avoir reconnu les faits qui lui sont reprochés, que la mise en œuvre d'une sanction du 5ème groupe n'est pas justifiée, que l'invocation d'une période d'essai est vaine et qu'il justifie d'états de service depuis 2010.
Par une ordonnance en date du 20 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 juillet 2024.
Par une décision en date du 13 janvier 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique,
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Milin-Rance, rapporteure,
- les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public,
- et les observations Me Zillig, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté par la commune de Vandœuvre-lès-Nancy suivant un contrat conclu le 3 août 2021 pour assurer des fonctions d'adjoint technique territorial du 1er septembre 2021 au 31 août 2022. Par courrier en date du 22 septembre 2022, il a été convoqué à un entretien préalable à la rupture de son contrat, qui s'est tenu le 27 septembre suivant. Par un arrêté daté du 5 octobre 2022, signé électroniquement le 7 octobre suivant, le maire de la commune a prononcé son licenciement sans préavis ni indemnité. M. A en demande l'annulation.
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les articles 4 et 42 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, qui prévoient la possibilité d'un licenciement sans préavis ni indemnité au cours ou au terme de la période d'essai. Il mentionne les faits retenus par la commune de Vandœuvre-lès-Nancy pour justifier le licenciement du requérant. Il comprend ainsi les éléments de droit et de faits sur lesquels il se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, si le requérant soutient que l'arrêté contesté aurait été pris en méconnaissance des articles 36-1 et 37 du décret du 15 février 1988 et de l'article L. 272-1 du code général de la fonction publique, dès lors qu'il n'a pas été informé de son droit à communication de son dossier administratif et que la commission consultative paritaire n'a pas été saisie, ces dispositions, qui sont relatives à la procédure disciplinaire, ne peuvent être utilement invoquées à l'encontre d'une décision prise sur le fondement de l'article 4 du décret susmentionné. En faisant valoir qu'il n'a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés et que la référence à une période d'essai serait vaine, le requérant ne remet pas en cause le motif du licenciement et n'établit pas que les faits motivant la décision seraient inexacts.
4. Enfin, la circonstance que la décision contestée serait disproportionnée eu égard aux états de service de M. A n'est pas de nature à entacher d'illégalité la mesure contestée qui ne constitue pas une sanction disciplinaire. Par suite, ce moyen doit également être écarté comme étant inopérant.
5. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 7 octobre 2022 par lequel le maire de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy l'a licencié sans préavis ni indemnité.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Vandœuvre-lès-Nancy.
Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Milin-Rance, première conseillère,
Mme Jouguet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.
La rapporteure,
F. Milin-Rance
Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026