vendredi 13 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2300070 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | GERARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 janvier 2023 à 17 heures 37 et un mémoire complémentaire enregistré le 12 janvier 2023, M. A C, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 novembre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de cent-cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'ensemble des décisions :
- elles sont entachées d'incompétence de leur auteur ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut d'examen personnalisé de sa situation ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la circulaire du 25 mars 2013 ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée ;
- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- il ne présente pas de risque de fuite.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée ;
- elle revêt une erreur d'appréciation quant à sa durée.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 13 janvier 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté et que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fabas, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8, L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les observations de Me Gérard, avocate commise d'office de M. C, qui s'en remet, pour l'essentiel, aux écritures qui ont été produites et ajoute qu'elle maintient le moyen tiré du défaut de notification de l'arrêté dans une langue que son client comprend et qui fait également valoir que l'état de santé de M. C n'a jamais fait l'objet d'un examen sérieux de la part de la préfecture ;
- les observations de M. D représentant le préfet de Meurthe-et-Moselle, qui fait valoir que le requérant est défavorablement connu des services de police avec trois condamnations ; il ajoute s'agissant du défaut d'examen que la demande de titre de séjour et la demande de protection contre l'éloignement sont postérieures à l'arrêté, que le préfet a fait examiner la situation de M. C par un médecin avant d'envisager son éloignement ; qu'il s'en remet, s'agissant de la recevabilité de la requête de M. C, aux éléments transmis dans les mémoires en défense ;
- et les observations de M. C, assisté d'une interprète en langue arménienne, qui fait valoir qu'il souhaite rester en France pour se soigner et n'a jamais eu d'autorisation de travail.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant arménien né le 7 mai 1971 serait entré irrégulièrement sur le territoire français en juillet 2013 selon ses déclarations. Il a présenté une demande d'asile laquelle a été successivement rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides puis par la Cour nationale du droit d'asile. Il a fait l'objet de trois obligations de quitter le territoire prises à son encontre les 23 mai 2016, 6 novembre 2019 et 11 mars 2021 qu'il n'a pas exécutées. Le 12 mars 2021, il a été condamné à une peine de 8 mois d'emprisonnement pour vol aggravé par deux circonstances, conduite sans permis, circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance et récidive de conduite d'un véhicule avec une concentration d'alcool par litre d'au moins 0,50 gramme dans le sang ou 0,25 milligramme dans l'air expiré et a également purgé les peines de 5 mois et 6 mois d'emprisonnement pour lesquelles il avait été condamné le 7 septembre 2020 et 8 septembre 2021. Par un arrêté du 23 novembre 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra, le cas échéant, être éloigné et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de trois ans. Le préfet de Meurthe-et-Moselle a également décidé de son placement en rétention dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé pour le préfet et par délégation, par M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture de Meurthe-et-Moselle, à qui le préfet de Meurthe-et-Moselle a délégué sa signature par un arrêté en date du 22 juin 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 24 juin 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait qui fondent la décision. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cet arrêté doit, par suite, être écarté.
4. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur la légalité de celle-ci. Le requérant ne peut ainsi utilement faire valoir que les décisions ne lui auraient pas été notifiées dans une langue qu'il comprend. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens spécifiquement dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, si le requérant fait valoir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen personnalisé de sa situation, il ressort des pièces du dossier que la demande de titre de séjour pour raisons de santé et la demande de protection contre l'éloignement pour le même motif ont été formées par le requérant le 15 décembre 2022, c'est-à-dire postérieurement à l'arrêté attaqué. Par ailleurs, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision portant obligation de quitter le territoire français que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. C. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, M. C ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, lesquelles ne sont opérantes qu'à l'encontre d'une décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour. Par ailleurs, s'il se prévaut également des dispositions de la circulaire du 25 mars 2013 relative aux procédures de première délivrance et de renouvellement de titres de séjour aux personnes de nationalité étrangère privées de liberté en faisant valoir que le préfet a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français alors qu'il avait déposé une demande de titre de séjour pour raison de santé, il est constant, ainsi qu'il l'a été dit au point précédent, qu'il a déposé sa demande de titre de séjour pour raison de santé postérieurement à la décision portant obligation de quitter le territoire qu'il conteste dans le cadre de la présente instance. Par suite, les moyens ne peuvent qu'être écartés.
7. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Si M. C soutient qu'il réside sur le territoire français depuis 2013, il ne l'établit pas. S'il se prévaut également de la présence sur le territoire français de sa femme et de ses deux enfants, dont l'un au moins est majeur, il n'apporte aucun élément permettant d'établir qu'il entretient avec eux des liens intenses et stables. M. C n'établit ni même n'allègue être dépourvu de tout lien en Arménie. Enfin, eu égard aux trois condamnations récentes à de la prison ferme dont il a fait l'objet, son comportement représente une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a obligé M. C à quitter le territoire français n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de celui-ci au regard des buts en vue desquels elle a été prise.
En ce qui concerne les moyens spécifiquement dirigés à l'encontre de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
10. En deuxième lieu, et ainsi qu'il l'a été dit, M. C a fait l'objet, le 12 mars 2021, d'une condamnation à une peine de 8 mois d'emprisonnement pour vol aggravé par deux circonstances, conduite sans permis, circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance et récidive de conduite d'un véhicule avec une concentration d'alcool par litre d'au moins 0,50 gramme dans le sang ou 0,25 milligramme dans l'air expiré. Il a également été condamné à des peines de 5 mois et 6 mois d'emprisonnement, respectivement les 7 septembre 2020 et 8 septembre 2021. Eu égard au caractère très récent de ces condamnations, il n'est pas fondé à soutenir que son comportement ne représente pas une menace pour l'ordre public.
11. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Et, aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ".
12. Il est constant que M. C s'est soustrait aux mesures d'éloignement prises à son encontre les 23 mai 2016, 6 novembre 2019 et 11 mars 2021. Dans ces conditions, le préfet de Meurthe-et-Moselle a pu légalement estimer qu'il existait un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement prise à son encontre et lui refuser, pour ce seul motif, l'octroi d'un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 du présent jugement, la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a fixé le pays à destination duquel M. C pourra être renvoyé n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. En deuxième lieu, en se bornant à soutenir que la décision fixant le pays de destination a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le requérant n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes pour permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français :
15. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision prolongeant l'interdiction de retour sur le territoire français.
16. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes des dispositions de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Aux termes de l'article L. 612-11 du même code : " L'autorité administrative peut prolonger l'interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans dans les cas suivants : 1° L'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était obligé de le quitter sans délai. () ".
17. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de M. C le 11 mars 2021 pour une durée supplémentaire d'un an portant ainsi la durée totale de cette interdiction à 36 mois. Ainsi qu'il l'a été dit, M. C n'établit pas qu'il réside sur le territoire français depuis 2013 ni avoir tissé des liens anciens et stables en France. Son comportement représente une menace pour l'ordre public et il s'est déjà soustrait à l'exécution de trois précédentes mesures d'éloignement, alors qu'il ne disposait d'aucun délai de départ volontaire pour exécuter celle prise à son encontre le 11 mars 2021. Dans ces conditions, le préfet a pu, sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation, prolonger, pour une durée supplémentaire d'un an, l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de M. C le 11 mars 2021, pour porter à trente-six mois la durée totale de cette interdiction.
18. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par le préfet, que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 23 novembre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prolongé d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français.
19. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction s'y rapportant ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Lu en audience publique le 13 janvier 2023 à 15 heures 10.
La magistrate désignée,
L. B
Le greffier,
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2300070
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026