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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2300207

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2300207

mardi 16 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2300207
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 1
Avocat requérantJEANNOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 janvier 2023, M. C A, représenté par Me Jeannot, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er décembre 2022 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit ;

2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et immédiatement une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, d'une durée qui ne sera pas inférieure à six mois, avec la précision selon laquelle la délivrance de ces documents ne sera pas rétroactive et qu'ils mentionneront l'identité complète et la nationalité de l'intéressé sans " X se disant ", le tout sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, d'une durée qui ne sera pas inférieure à six mois, mentionnant l'identité complète et la nationalité de l'intéressé sans indiquer " X se disant ", sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

- la décision contestée est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux et complet de sa situation ;

- la décision contestée est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas examiné sa situation sur le fondement des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision contestée doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de séjour ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle entraîne une violation disproportionnée de son droit à une vie privée et familiale normale telle que protégée par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- la décision contestée doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 avril 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 26 janvier 2023.

Vu :

- l'ordonnance du juge des référés n° 2300209 du 14 février 2023 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D,

- et les observations de Me Jeannot, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant ivoirien né le 13 janvier 2001 et entré en France le 9 janvier 2018, a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance et s'est vu délivrer, une fois majeur, une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " valable à compter du 25 juin 2019. M. A a sollicité un changement de statut en qualité de parent d'enfant français le 29 septembre 2021, puis le 31 mars 2022. Cette demande a été classée sans suite le 28 juin 2022. Cette décision a été suspendue par une ordonnance du juge des référés du 27 juillet 2022, puis annulée par un jugement du 8 décembre 2022. Par un arrêté du 1er décembre 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle a rejeté la demande de titre de séjour présentée par M. A sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en qualité de parent d'enfant français, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit. Par la requête susvisée, M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la compétence du signataire de l'arrêté attaqué :

2. L'arrêté attaqué est signé par M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, auquel le préfet de Meurthe-et-Moselle établit avoir délégué sa signature aux fins de signer les décisions en litige par un arrêté en date du 8 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, l'arrêté contesté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté litigieux, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen complet et sérieux de la situation de M. A avant de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ". En vertu de l'article 371-2 du code civil, chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant.

6. M. A est le père de deux enfants français, B, né le 31 mai 2021, et Shaïma, née le 24 décembre 2022, postérieurement à la décision attaquée. Pour justifier de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de son fils, B, né le 31 mai 2021, M. A verse à l'instance des tickets de caisse établis entre septembre 2021 et septembre 2022 portant sur des achats de lait infantile, de produits alimentaires divers et de couches, ainsi qu'un ordre de virement de 100 euros à destination de la mère de ses enfants en date du 11 novembre 2022. Toutefois, compte tenu du caractère modeste des achats et du versement effectués au regard des ressources perçues par le requérant durant cette période, ces éléments sont insuffisants pour établir que l'intéressé a contribué à l'entretien et à l'éducation de son fils depuis sa naissance. Le requérant n'établit pas davantage cette contribution par la production de quelques photographies et d'attestations peu circonstanciées de la mère de ses enfants, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il ne vit pas avec cette dernière ni avec leurs enfants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

7. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A aurait sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort pas davantage des termes de la décision litigieuse que le préfet aurait examiné d'office si l'intéressé était susceptible de se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté comme étant inopérant.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date d'édiction de l'arrêté attaqué, M. A résidait en France depuis près de cinq ans. Le requérant se prévaut du fait qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance, de ses efforts d'intégration et de la présence en France de sa compagne de nationalité française et de leurs deux enfants. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A n'établit pas la communauté de vie avec la mère de ses enfants et, ainsi qu'il a été dit au point 6 ci-dessus, il n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de son fils B. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

10. En sixième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

11. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet n'aurait pas pris en compte l'intérêt supérieur de l'enfant mineur de M. A. D'autre part, la décision attaquée n'a ni pour objet, ni pour effet de séparer M. A de son fils. En tout état cause, et ainsi qu'il a été dit précédemment, le requérant ne justifie pas entretenir des relations particulièrement intenses et stables avec ses enfants. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.

12. En septième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 11 du présent jugement.

13. En dernier lieu, dès lors que M. A ne justifie pas remplir les conditions posées à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui permettant de se voir délivrer de plein droit un titre de séjour, le préfet n'était pas dans l'obligation de saisir la commission du titre de séjour avant de statuer sur sa demande de renouvellement de ses droits au séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, M. A n'établit pas l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision de refus de séjour.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans les cas prévus au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour ". En application de ces dispositions, la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français, prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas à faire l'objet d'une motivation en fait distincte de celle de la décision portant refus d'un titre de séjour. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit au point 3 du présent jugement, la décision portant refus d'un titre de séjour opposée à M. A est suffisamment motivée. Par ailleurs, le préfet de Meurthe-et-Moselle a visé l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui permet d'assortir un refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire. Il suit de là que la mesure d'éloignement contestée est suffisamment motivée et ce moyen ne peut qu'être écarté.

16. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () ".

17. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. A n'établit pas qu'il contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de son fils depuis sa naissance. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnaîtrait les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

18. En dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9, 11 et 12 du présent jugement.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision fixant le pays de destination :

19. En premier lieu, M. A n'établit pas l'illégalité des décisions lui refusant un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de ces décisions.

20. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit, en tout état de cause, être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11 du présent jugement.

21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

22. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée par M. A au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet de Meurthe-et-Moselle et à Me Jeannot.

Délibéré après l'audience du 25 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,

Mme Grandjean, première conseillère,

M. Gottlieb, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.

Le rapporteur,

R. D Le président,

B. Coudert

La greffière,

I. Varlet

La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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