lundi 13 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2300273 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LEHMANN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 janvier 2023, M. D A, Mme F B, Jean-Baptiste Régnier et Mme E C, représentés par Me Lehmann, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du président du conseil départemental des Vosges du 31 août 2022 rejetant la proposition de la maire du Val d'Ajol de redéployer une activité liée au collège sur le site de l'ancien CEG de cette commune ;
2°) de mettre à la charge du département des Vosges une somme de 1 500 euros à verser à chacun des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A est désigné d'office, à défaut de réponse à la demande du 1er février 2023 adressée au conseil des requérants, représentant unique des requérants, au sens et pour l'application des dispositions du troisième alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative prévoit que : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. La présente requête est dirigée contre la réponse apportée par le président du conseil départemental des Vosges par voie de presse le 31 août 2022 à la demande de la maire du Val d'Ajol en ces termes : " J'ai bien reçu votre courrier concernant la fermeture, pour cause de dégradations de la dalle, du collège Fleurot d'Hérival, site du Val d'Ajol. Concernant la proposition de redéployer une activité liée au collège sur le site de l'ancien CEG du Val d'Ajol, une étude de faisabilité et d'opportunité doit être réalisée en tenant compte des différentes réglementations applicables (sécurité, ERP) et des besoins pédagogiques après consultation des services rectoraux. Les délais me paraissent cependant trop contraints, au vu de la rentrée fixée au 2 septembre sur le site de Plombières, pour y apporter, à ce stade, une suite favorable. Je suis toutefois prêt à étudier cette hypothèse mais également à réfléchir à un projet à moyen terme autour des thématiques que vous avez pu développer lors de nos différents entretiens : des classes nouvelles autour du sport et de l'écologie ainsi que des formations variées dans les domaines de la gastronomie et de l'artisanat. ". Il ressort de ces termes que le président du conseil départemental n'a pas opposé un refus catégorique à la proposition formulée par la maire du Val d'Ajol mais a conditionné sa réponse à la réalisation d'une étude de faisabilité et d'opportunité et s'est déclaré prêt à étudier l'hypothèse d'un redéploiement d'activités.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête est dirigée contre un acte qui ne fait pas grief et de ce fait insusceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, la requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée sur fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précité.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A et autres est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A, pour l'ensemble des requérants.
Copie pour information en sera adressée au département des Vosges.
Fait à Nancy, le 13 février 2023.
Le président de la deuxième chambre,
D. Marti
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026