vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2300779 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | CORSIGLIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 mars 2023, M. B A, représenté par Me Corsiglia, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 15 février 2023 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné à l'issue de ce délai ;
3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et dans l'attente, de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, Me Corsiglia, d'une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part versée par l'Etat, ou à défaut d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement à son profit de la même somme en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- en retenant qu'il serait l'auteur d'une tentative de fraude auprès des services de l'Etat sans caractériser l'élément intentionnel, le préfet a entaché sa décision de refus de titre de séjour d'une erreur de droit ;
- cette même décision est entachée d'une erreur de fait, le signalement du préfet de Meurthe-et-Moselle ayant été classé sans suite par le procureur de la République ;
- en opposant un défaut de légalisation des actes d'état civil produits, qui n'avaient pas à l'être, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit ;
- le préfet ne renverse pas la présomption d'authenticité des actes d'état civil produits ;
- le préfet de Meurthe-et-Moselle ne peut exiger de lui qu'il rapporte la preuve de faits négatifs, tirés de ce qu'il ne disposerait plus de famille dans son pays d'origine ;
- la décision de refus de titre méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juin 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Un mémoire a été produit pour M. A le 18 juin 2023 mais n'a pas été communiqué.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mars 2022 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Di Candia, président-rapporteur,
- et les observations de Me Corsiglia, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant malien né le 12 août 2003, a déclaré être entré en France en novembre 2018. Il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département de Meurthe-et-Moselle par une ordonnance du substitut du procureur de la République de Paris du 15 janvier 2019 puis par un jugement du tribunal de grande instance de Nancy du 23 avril 2019. Le 19 juillet 2021, il a sollicité un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par une décision du 15 février 2023, dont M. A demande l'annulation, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant son pays destination.
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. Par une décision du 20 mars 2023, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nancy a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande tendant à ce qu'il soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de Meurthe-et-Moselle s'est fondé d'une part, sur le caractère frauduleux des documents d'état civil que celui-ci a présentés au regard du rapport d'examen technique documentaire du 7 octobre 2021 et d'autre part, sur la circonstance qu'il ne remplissait pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour fixées à l'article précité.
En ce qui concerne la présomption d'authenticité des actes d'état civil :
5. Aux termes des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente 1° les documents justifiant de son état civil 2° les documents justifiant de sa nationalité () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
6. Il ressort des pièces du dossier que, pour justifier de son état civil et de sa nationalité, M. A a produit un extrait de jugement supplétif d'acte de naissance du 19 septembre 2017, un acte de naissance du 25 septembre 2017, un extrait d'acte de naissance du 27 septembre 2017, un certificat de nationalité malienne du 11 janvier 2021 et une carte consulaire du 27 mai 2021.
7. Pour remettre en cause le caractère probant des documents d'état civil présentés par le requérant et refuser de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de Meurthe-et-Moselle s'est fondé sur le rapport d'examen technique documentaire du 7 octobre 2021 établi par un analyste en fraude documentaire. Cependant, en l'absence de tout élément sur la qualité des supports des extraits de jugements supplétifs maliens et les sécurités qu'ils doivent comporter selon la réglementation malienne, la circonstance que l'extrait de jugement supplétif est établi sur un support ordinaire sans sécurité n'est pas de nature à établir que les mentions relatives à son identité et notamment à sa date de naissance sont irrégulières, falsifiées ou inexactes. En outre, contrairement à ce que fait valoir le préfet, la circonstance que l'intéressé ne produit qu'un extrait de jugement supplétif non accompagné de ce jugement ne peut conduire l'autorité administrative à écarter, par principe, les informations contenues sur cet extrait. La circonstance que l'article 473 du code de procédure civile malien, destiné aux autorités judiciaires maliennes, prévoit qu'en matière gracieuse, au moment de la notification du jugement, la copie de la requête est annexée à l'expédition du jugement, ne rend pas pour autant la production du jugement ou de son extrait conforme irrégulière, faute d'avoir joint la copie de la requête. Par ailleurs, les délais de recours prévus aux articles 554 et 555 du code de procédure civile, commerciale et sociale du Mali sont sans incidence sur les délais de transcription d'un jugement supplétif, l'article 151 du code des personnes et de la famille malienne prévoyant seulement que cette opération s'effectue " dans les plus brefs délais ". Enfin, le défaut de certificat de non appel ne permet pas de le regarder comme frauduleux. Dès lors, l'extrait de jugement supplétif produit par M. A était à lui seul de nature à justifier de son état civil et de sa nationalité. Par conséquent, les éléments retenus à l'encontre des autres documents présentés à l'appui de sa demande ne peuvent remettre en cause la présomption d'authenticité de l'extrait de jugement supplétif, ce dernier étant à l'origine de ces documents établis postérieurement. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que le préfet n'a pas renversé la présomption d'authenticité des actes d'état civil et que c'est à tort qu'il a estimé que l'intéressé ne justifiait ni de son état civil ni de sa nationalité.
8. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que M. A est fondé à soutenir que le préfet de Meurthe-et-Moselle a entaché sa décision d'une erreur de droit en considérant que les actes d'état civil produits n'étaient pas authentiques.
En ce qui concerne le droit au séjour :
9. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. "
10. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées avant l'expiration de l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance le 15 janvier 2019, soit à l'âge de 15 ans et 6 mois. L'intéressé justifie avoir obtenu, en juin 2022, son baccalauréat professionnel " Technicien de maintenance de systèmes énergétiques et climatiques ". Pour l'année scolaire 2022-2023, il s'est inscrit en CAP peintre applicateur revêtement. En outre, il ressort des rapports d'évaluation produits au dossier que M. A n'a plus de contact avec sa famille restée au Mali. Enfin, le rapport de fin de minorité et la dernière évaluation par le travailleur social, réalisée à l'appui de son contrat jeune majeur, le décrivent comme un jeune autonome dans les actes de la vie quotidienne, désireux de développer une meilleure compréhension du système administratif français, investit dans sa formation et ayant noué de bonnes relations avec ses pairs et les adultes qui l'entourent. Dès lors, M. A est fondé à soutenir que, contrairement à l'appréciation à laquelle s'est livré le préfet, il remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions citées au point précédent.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 15 février 2023 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour. La décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et la décision fixant le pays de destination sera annulée par voie de conséquence.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
12. Eu égard aux motifs d'annulation retenus par le présent jugement, il y a lieu d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à M. A un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Il n'y a en revanche pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Corsiglia, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Corsiglia de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à ce qu'il soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 15 février 2023 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de délivrer à M. A un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 4 : L'Etat versera à Me Corsiglia, avocate de M. A, une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Corsiglia renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Corsiglia et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience publique du 22 juin 2023 à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président-rapporteur,
M. Durand, premier conseiller,
M. Bastian, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
Le président-rapporteur,
O. Di Candia
L'assesseur le plus ancien,
F. Durand
La greffière,
L. Bourger.
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2300779
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026