mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2300868 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | ECA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mars 2023, M. B A, représenté par Me Eca, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 19 mars 2023 par lequel le préfet du Haut-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité et lui a interdit le retour pendant un an ;
3°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet du Haut-Rhin l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;
4°) d'enjoindre à titre subsidiaire au préfet du Haut-Rhin de l'assigner à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative combiné avec l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence de son auteur et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'interdiction de retour est insuffisamment motivée et disproportionnée, et méconnait son droit constitutionnellement protégé de demander l'asile ;
- l'arrêté d'assignation à résidence est entaché d'erreur de fait puisqu'il ne réside pas dans le Haut-Rhin.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Florence E, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les observations de Me Mine, se substituant à Me Eca, représentant M. A, présent et assisté par un interprète en langue albanaise, qui conclut aux mêmes fins que la requête et ajoute qu'il ne connaissait pas le sort de sa demande de réexamen de demande d'asile lorsqu'il a été interpellé. Sa demande d'asile était fondée sur des motifs familiaux. Il n'est pas démontré que le signataire de l'acte disposait d'une délégation adéquate ni qu'il était effectivement de permanence. L'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée par rapport aux éléments de sa situation personnelle alors qu'il vit avec ses sœurs qui bénéficient chacune d'une carte de résident. Elle est entachée d'une erreur de droit puisqu'il est entré régulièrement sur le territoire et que son identité est vérifiée. La décision fixant le pays de renvoi est entachée d'erreur manifeste d'appréciation puisqu'il est exposé à traitements inhumains et dégradants dans son pays d'origine. L'interdiction de retour est disproportionnée au vue de ses promesses d'embauche, et de la présence de sa famille en France. L'assignation à résidence est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur le lieu dans lequel il est astreint de résider puisqu'il ne dispose d'aucune adresse dans le Haut-Rhin alors qu'il a donné les adresses de ses sœurs en Meurthe-et-Moselle et en Moselle. Il est placé dans l'impossibilité de respecter cette décision.
- le préfet étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 30 mai 1997, de nationalité albanaise, a déclaré être entré en France le 27 août 2021. Il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par l'OFPRA le 15 décembre 2021 et a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours le 3 janvier 2022. Le 18 mars 2023, il a été placé en retenue administrative pour vérification de son droit au séjour par les services de la gendarmerie en poste à Neuf-Brisach. Le 19 mars suivant, le préfet du Haut-Rhin a pris un arrêté l'obligeant à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité, et lui a interdit le retour pendant une durée d'un an, et un arrêté l'assignant à résidence pendant une durée de 45 jours dans le département du Haut-Rhin. Il demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence, et alors qu'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement de ces dispositions.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux différentes décisions :
4. Les arrêtés du 19 mars 2023 ont été compétemment pris par M. D C, sous-préfet de Thann-Guebwiller de permanence, qui a régulièrement reçu délégation du préfet du Haut-Rhin par arrêté du 15 mars 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Haut-Rhin n° 25 en date du 18 mars 2021. Il est constant que le signataire de l'acte était de permanence le 19 mars 2023. Dès lors, le moyen tiré de l'absence de justification de la compétence de l'auteur est infondé et ne peut être qu'écarté.
5. Les arrêtés contestés comprennent les éléments de droit et de fait sur lesquels ils se fondent. Par suite le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L.542-1 et L.542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ". Aux termes de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L.542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 et au 5° de l'article L. 531-27 ;() Les dispositions du présent article s'appliquent sous réserve du respect des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951, et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ". Aux termes de l'article L. 531-24 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants :1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L.521-25 () ". Enfin, aux termes de l'article R. 531-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La date de notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qui figure dans le système d'information de l'office, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire "." Enfin, en vertu d'une décision du conseil d'administration de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides adoptée le 9 octobre 2015, l'Albanie est au nombre des pays d'origine sûrs.
7. Il résulte de la combinaison de ces dispositions qu'un ressortissant étranger issu d'un pays sûr dont la demande d'asile a été instruite et rejetée par l'OFPRA selon la procédure accélérée ne bénéficie pas du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ait statué sur son recours. Ainsi, M. A, dont la demande d'asile a été instruite selon la procédure accélérée, n'avait plus de droit au maintien sur le territoire à compter de la notification de la décision de l'OFPRA du 15 décembre 2021 rejetant cette demande, intervenue le 8 décembre 2021. Dans ces conditions, le préfet, pouvait, à compter de cette date, sans commettre, ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, l'obliger, en application des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à quitter le territoire français, alors même alors même qu'il avait introduit un recours contre cette décision de l'OFPRA devant la CNDA. De plus, s'il était en possession d'une carte d'identité albanaise, il n'a pas justifié être titulaire d'un passeport biométrique. Il entrait ainsi dans les hypothèses prévues au 1° et au 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et des demandeurs d'asile permettant au préfet de Meurthe-et-Moselle de prendre à son encontre une obligation de quitter le territoire français.
8. Si M. A, célibataire sans enfant à charge, fait valoir qu'il vit en France avec ses sœurs en situation régulière, il est constant qu'elles résident toutes les trois à des adresses différentes, et il ne démontre pas entretenir avec elles des liens tels que la mesure d'éloignement porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. De même, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
9. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ", et d'autre part, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
10. M. A fait valoir qu'en cas de retour en Albanie, il risque d'être exposé à des traitements contraires aux stipulations précitées. Toutefois, alors que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a conclu au rejet de sa demande d'asile, décision confirmée par la CNDA, il ne produit aucun élément de nature à établir la réalité des risques personnels et directs qu'il invoque. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
11. L'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour." Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
12. Si M. A fait valoir qu'il séjourne en France depuis 2021 avec ses sœurs et qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche, il est constant que ces éléments ne constituent pas des circonstances humanitaires au sens des dispositions précitées. Dans ces conditions, quand bien même l'intéressé ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Le requérant soutient que la mesure portant interdiction de retour sur le territoire français dont il a fait l'objet porterait une atteinte grave et disproportionnée au droit constitutionnel d'asile dès lors qu'elle ferait obstacle à son retour en France afin d'y solliciter l'asile. Toutefois, l'intéressé peut solliciter à tout moment l'abrogation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Si cette demande n'est recevable que si l'intéressé réside hors de France, une telle condition n'est pas de nature à porter atteinte au droit d'asile dès lors que le refus d'entrée sur le territoire ne fait pas obstacle au dépôt d'une demande d'asile à la frontière, comme l'a relevé le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2011-631 DC du 9 juin 2011 aux termes de laquelle il a, dans ses motifs et son dispositif, déclaré conformes à la constitution les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devenus les articles L. 612-6 et suivants du même code. Par suite, le moyen tiré de la violation du droit constitutionnel d'asile doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 mars 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité et lui interdisant le retour pendant une durée d'un an.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
15. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1°) L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
16. Il ressort des pièces du dossier que si M. A ne peut immédiatement quitter le territoire français dans l'attente de l'organisation matérielle de son départ, son éloignement demeure une perspective raisonnable.
17. La décision contestée assigne le requérant à résidence pendant une durée de 45 jours dans le département du Haut-Rhin et l'oblige à se présenter chaque lundi entre 9h et 11h15 dans les locaux des services de la police aux frontière à Mulhouse afin de justifier de ses diligences en vue de l'organisation de son départ. Or il ressort du procès-verbal d'audition établi le 18 mars 2023 par les services de la gendarmerie de Neuf-Brisach qu'il n'a déclaré aucune adresse dans le département du Haut-Rhin mais a donné les adresses de ses deux sœurs, l'une dans le département de la Moselle, et l'autre dans le département de Meurthe-et-Moselle pour laquelle il produit en cours d'instance une attestation d'hébergement.
18. Il résulte de ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 mars 2023 en tant qu'il l'assigne à résidence dans le département du Haut-Rhin.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Au vu de ses motifs, l'exécution du présent jugement implique seulement que le préfet du Haut-Rhin assigne M. A à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle dans un délai de 15 jours à compter du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante au principal dans la présente instance, soit condamné à verser la somme demandée au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté en date du 19 mars 2023 par lequel le préfet du Haut-Rhin a assigné M. A à résidence est annulé en tant qu'il fixe le lieu d'assignation dans le département du Haut-Rhin.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Haut-Rhin d'assigner M. A à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle.
Article 4 : le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Eca et au préfet du Haut-Rhin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
La magistrate désignée,
F. E
Le greffier
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026