mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2300912 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | ISSA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 mars 2023, M. F E, représenté par Me Issa, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté, en date du 31 août 2022, par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination, lui a interdit de revenir sur ce territoire pendant une durée de dix-huit mois et l'a assigné à résidence dans la métropole du Grand Nancy pour une période de quarante-cinq jours en lui faisant obligation de se présenter chaque mercredi à 11 heures au commissariat de police de Nancy et de se maintenir à son domicile tous les jours de 6 heures à 9 heures ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou, à tout le moins, de réexaminer sa situation administrative.
Il soutient que :
- la requête est présentée dans le délai de recours dès lors que l'arrêté attaqué ne lui a pas été notifié ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure résultant de la méconnaissance du principe du contradictoire garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen de sa situation personnelle ;
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et il justifie de garanties de représentation suffisantes ;
- la décision fixant le pays de destination est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de cette même convention ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen de sa situation personnelle dès lors que la décision ne fait pas référence au critère relatif à la menace pour l'ordre public prévu par l'article L. 162-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur quant à l'appréciation de la durée de l'interdiction de retour ;
- elle est entachée d'erreur quant aux circonstances humanitaires ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision l'assignant à résidence est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure car il n'a pas été mis à même de présenter des observations préalables, en méconnaissance des dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est dépourvue de base légale ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle porte atteinte à sa liberté constitutionnelle d'aller et venir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que ;
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté
- les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Issa, avocat de M. E et de M. E, assisté d'une interprète en langue arménienne ;
- le préfet de Meurthe-et-Moselle n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les moyens de légalité externe :
1. En premier lieu, par un arrêté du 29 novembre 2021, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 30 novembre suivant, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. C A, directeur de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer, à compter du 1er décembre 2021, toutes décisions faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi, refusant le délai de départ volontaire, faisant interdiction de retour sur le territoire ou ordonnant une assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français, la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire, la décision fixant le pays de destination, l'interdiction de retour sur le territoire français et l'assignation à résidence seraient entachées d'incompétence doit être écarté comme manquant en fait.
2. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles reposent l'obligation de quitter le territoire français, la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire, la décision fixant le pays de destination ainsi que celle assignant à résidence M. E. Ces décisions sont, dès lors, suffisamment motivées. Il en va de même s'agissant de la décision interdisant à M. E de revenir sur le territoire français, alors même que le préfet ne se prononce pas sur le critère prévu par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à la menace pour l'ordre public que représenterait, ou non, M. E à l'ordre public. Ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas de la motivation de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas examiné la situation de l'intéressé avant de prendre les décisions qu'il comporte.
3. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
4. En l'espèce, il ressort du procès-verbal dressé le 5 janvier 2022 par l'officier de police judiciaire ayant procédé à l'audition de M. E, que l'intéressé a été informé de ce qu'il était susceptible d'être renvoyé dans son pays d'origine. En outre, il ne ressort d'aucune autre pièce du dossier et n'est pas même soutenu que M. E aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit pris l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, à l'appui duquel il n'apporte au demeurant aucune précision, ne peut qu'être écarté.
5. En quatrième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans influence sur sa légalité. Par suite, M. E ne peut utilement soutenir que la décision fixant le pays de destination ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend. Le moyen est ainsi inopérant.
6. En cinquième lieu, il ressort des dispositions des livres VI et VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français ainsi que celles d'assignation à résidence. Dès lors, la procédure contradictoire préalable anciennement prévue à l'article 24 de la loi du 12 avril 2000, et codifiée depuis le 1er janvier 2016 aux articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration n'est pas applicable aux décisions portant assignation à résidence. Par suite, M. E ne peut utilement invoquer la méconnaissance de ces dispositions. Le moyen est ainsi inopérant.
Sur les moyens propres à l'obligation de quitter le territoire français :
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ()".
8. M. E fait valoir qu'il est présent depuis 2017 sur le territoire français, où vivent sa mère, qui a des soucis de santé, et sa compagne arménienne, qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public et n'a plus d'attaches en Arménie. Toutefois, ces éléments ne suffisent à établir que le préfet de Meurthe-et-Moselle, en l'obligeant à quitter le territoire français, aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels a été prise cette décision. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la mesure d'éloignement ne peuvent qu'être écartés.
Sur les moyens propres à la décision refusant un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, (). ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. E s'est soustrait aux obligations de quitter le territoire français dont il a fait l'objet les 28 juillet 2020, 24 février 2021, 25 mai 2021 et 31 août 2022. Ainsi, alors même qu'il ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, justifierait d'un domicile stable, serait détenteur d'un passeport valide et aurait des attaches en France, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire a été prise en méconnaissance des dispositions citées au point 9.
Sur les moyens propres à la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité dont serait entachée la décision fixant le pays de destination du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, pour les motifs exposés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En troisième lieu, si M. E invoque la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, aux termes desquelles : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ", il n'apporte aucune précision à l'appui de ce moyen qui ne peut dès lors qu'être écarté.
Sur les moyens propres à l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, le préfet assortit, en principe et sauf circonstances humanitaires, l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour. La durée de cette interdiction doit être déterminée en tenant compte des critères tenant à la durée de présence en France, à la nature et l'ancienneté des liens de l'intéressé avec la France, à l'existence de précédentes mesures d'éloignement et à la menace pour l'ordre public représentée par la présence en France de l'intéressé.
15. D'une part, et ainsi qu'il résulte du point 8, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E puisse se prévaloir de circonstances humanitaires au sens des dispositions citées au point 14. Le requérant n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation sur ce point.
16. D'autre part, si M. E fait valoir qu'il vit en France depuis 2017 avec sa compagne arménienne et que sa mère réside également sur le territoire français, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en fixant à dix-huit mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.
17. En second lieu, pour les motifs exposés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur les moyens propres à l'assignation à résidence :
18. En premier lieu, en soutenant qu'il vit depuis 2017 en France, avec sa compagne arménienne, que sa mère, qui connait des problèmes de santé, réside également sur le territoire français, qu'il est dépourvu d'attaches en Arménie et qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public, M. E n'établit pas que la décision l'assignant à résidence serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
19. En deuxième lieu, la circonstance que la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas visée dans l'arrêté attaqué est sans incidence sur la légalité de la décision d'assignation à résidence.
20. En troisième lieu, pour les mêmes motifs exposés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
21. En dernier lieu, si M. E soutient que l'assignation à résidence porte atteinte à sa liberté d'aller et venir, il n'apporte aucune précision à l'appui de ce moyen qui ne peut, dès lors, qu'être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par le préfet de Meurthe-et-Moselle, que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 31 août 2022, par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination, lui a interdit de revenir sur ce territoire pendant une durée de dix-huit mois et l'a assigné à résidence dans la métropole du Grand Nancy pour une période de quarante-cinq jours. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F E et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.
Le président du tribunal,
S. B
La greffière
M. D
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026