mardi 2 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301076 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 et 26 avril 2023 sous le n°2301075, M. A C, représenté par Me Gehin, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de :
1°) suspendre l'exécution de l'arrêté portant permis de construire N°PC 088 429 22 P0024 en date du 08 septembre 2022 du maire de Saint-Nabord ;
2°) de condamner la commune de Saint-Nabord aux entiers frais et dépens de l'instance notamment constitués par le timbre CNBF de plaidoirie d'un montant de 13 euros et les frais du constat d'huissier de justice ;
3°) mettre à la charge de la commune de Saint-Nabord la somme de 2500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) mettre à la charge de Mme B D la somme de 2500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le recours est recevable dès lors qu'une requête au fond a été déposée contre l'arrêté litigieux et a été versé au dossier ;
- il dispose d'un intérêt à agir dès lors que d'une part, le projet de construction nuira aux conditions de jouissance de sa maison d'habitation et d'autre part, il est propriétaire de parcelles contiguës à celle destinée à accueillir la construction ;
- la requête n'est pas tardive dès lors que le permis de construire à fait l'objet d'un affichage continu durant 2 mois que le 20 octobre 2022 et que la circonstance qu'il ait eu connaissance du premier affichage le 20 septembre n'était pas de nature à déclencher le délai de recours ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle fait l'objet d'une présomption irréfragable au regard de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme et qu'au-delà les travaux qui menacent de débuter auraient un caractère difficilement réversible ;
- des moyens sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
-le dossier à l'origine de l'arrêté litigieux présente un caractère frauduleux ;
-le dossier de permis de construire est incomplet au sens de l'article R. 432-8 du code de l'urbanisme dès lors que le projet architectural ne mentionne pas les éléments de traitement des accès à la voie publique ni de desserte du projet de construction ;
- le dossier de permis de construire est également incomplet au sens de l'article R.431-9 du code de l'urbanisme dès lors que le plan de masse de la construction projetée est insuffisant sur le point du raccordement aux réseaux publics ;
- le dossier de permis de construire est également incomplet au sens de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors que le projet architectural ne contient ni de documents graphiques ni de photographies ;
- le permis de construire méconnait l'article L. 332-6 du code de l'urbanisme dès lors qu'il met à la charge du pétitionnaire la réalisation de travaux publics sur la voirie communale ;
- l'arrêté litigieux méconnait l'article 2 de la loi du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée en ce qu'il met à la charge d'une personne privée des travaux publics sur la voirie communale ;
-l'arrêté litigieux méconnait l'article 1AU 2 du plan local d'urbanisme puisque la construction projetée n'est pas cohérente, crée une impasse, ne présente aucun art urbain caractéristique d'un cadre de vie de qualité et laisse subsister des délaissés de terrain inconstructibles ;
- l'arrêté méconnait l'article 1AU 3 du plan local d'urbanisme dès lors que d'une part, l'accès prévu à la construction est insuffisant au regard de l'importance du projet et de la circulation induite et d'autre part, les caractéristiques de la voirie ne permettent pas le respect des exigences de la disposition précitée et le pétitionnaire ne peut légalement entreprendre les travaux de mise en conformité nécessaires ;
- le projet de construction ne respecte pas les exigences de l'article 1AU 4 du plan local d'urbanisme quant à son raccordement avec les réseaux publics d'eau potable, d'assainissement et les réseaux secs ;
- le projet de construction méconnait l'article 1AU 10 du plan local d'urbanisme dès lors qu'il dépasse la hauteur maximale fixée par cette disposition.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2023, la commune de Saint-Nabord, représentée par Me Cuny, oppose deux fins de non-recevoir la première tirée de la tardiveté de la requête et la seconde tirée du défaut d'intérêt à agir du requérant, conclut au rejet de la requête, et demande à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- M. C est dépourvu d'intérêt à agir contre l'arrêté litigieux ;
- aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 avril 2023, Mme B D, représentée par Me Giuranna, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- M. C ne justifie d'aucun intérêt à agir contre l'arrêté litigieux ;
- aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
II- Par une requête et un mémoire enregistré les 7 et 26 avril 2023 sous le n°2301076, M. A C, représenté par Me Gehin, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de :
1°) suspendre la décision portant non-opposition à déclaration préalable de division foncière N°DP 088 429 22 P0032 en date du 1er juin 2022 du maire de Saint-Nabord ;
2°) de condamner la commune de Saint-Nabord et Mme D aux entiers frais et dépens de l'instance notamment constitués par le timbre CNBF de plaidoirie d'un montant de 13 euros et les frais du constat d'huissier de justice ;
3°) mettre à la charge de la commune de Saint-Nabord la somme de 2500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) mettre à la charge de Mme B D la somme de 2500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le recours est recevable dès lors qu'une requête au fond a été déposée contre la décision litigieuse et a été versé au dossier ;
- il dispose d'un intérêt à agir dès lors que d'une part, le projet de construction nuira aux conditions de jouissance de sa maison d'habitation et d'autre part, il est propriétaire de parcelles contiguës à celle destinée à accueillir la construction ;
- la requête n'est pas tardive dès lors que l'opération de division parcellaire à fait l'objet d'un affichage continu durant 2 mois qu'à compter du 20 octobre 2022 ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle fait l'objet d'une présomption irréfragable au regard de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme et qu'au-delà les travaux qui menacent de débuter auraient un caractère difficilement réversible ; par ailleurs, l'urgence à suspendre la décision attaquée est remplie dès lorsqu'elle n'a pas épuisé ses effets,
- des moyens sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
- le dossier à l'origine de l'arrêté litigieux présente un caractère frauduleux ;
- le dossier de déclaration préalable est incomplet au sens de l'article R. 441-10 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne contient pas un croquis et un plan coté dans les trois dimensions de l'aménagement faisant apparaître les divisions projetées ;
-le projet aurait dû faire l'objet d'un permis d'aménager au regard de l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme dès lors la division foncière était un lotissement au sens de l'article L. 442-10 du même code notamment du fait de l'existence de voies et espaces communs ;
-le maire aurait dû s'opposer à la déclaration préalable au regard des articles R. 421-6 et suivants du code de l'urbanisme dès lors que le projet de construction n'assurait pas une compatibilité avec les règles d'urbanisme en laissant inexistant les éléments sur les accès et la voirie ;
- la décision de non-opposition méconnait l'article 1AU 2 du plan local d'urbanisme dès lors que les équipements listés ne sont ni réalisés, ni en cours de réalisation ni programmés et que le pétitionnaire reconnait que la division foncière était fictive ;
- la décision de non opposition méconnait l'article 1AU 3 du plan local d'urbanisme dès lors qu'il prévoit la participation du pétitionnaire à des travaux publics sur la voirie communale et que les accès à la construction sont insuffisants et inadaptés aux caractéristiques exigées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 avril 2023, la commune de Saint-Nabord, représentée par Me Cuny, oppose deux fins de non-recevoir la première tirée de la tardiveté de la requête et la seconde tirée du défaut d'intérêt à agir du requérant, conclut au rejet de la requête, et demande à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-la requête est tardive ;
-l'urgence ne peut être caractérisée dès lors que l'arrêté attaqué a été entièrement exécuté ;
-M. C est dépourvu d'intérêt à agir contre l'arrêté litigieux ;
-aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 avril 2023, Mme B D, représentée par Me Giuranna, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- M. C ne justifie d'aucun intérêt à agir contre l'arrêté litigieux ;
- aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- les requêtes n° 2301065 et n°2301066 enregistrées le 7 avril 2023 par laquelle M. C demande l'annulation des décisions litigieuses ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Marti, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer en matière de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 avril 2023 à 10h00 :
- le rapport de M. Marti, juge des référés,
- les observations de Me Gehin, représentant M. C,
- les observations de Me Ercole substitut Me Cuny, représentant la commune de Saint Nabord,
- les observations de Me Haussemer, représentant Mme D.
La clôture a été prononcée à l'issue de l'audience à 10h58.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n°DP 08842922P0032 en date du 1er juin 2022, le maire de la commune de Saint-Nabord ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de division parcellaire déposée par Mme B D. Puis par un arrêté n° PC 08842922P00024 en date du 8 septembre 2022, le maire de Saint-Nabord a délivré un permis de construire relatif à une maison individuelle à Mme B D sur le terrain ayant fait l'objet de la division parcellaire. M. C demande au juge des référés la suspension de l'exécution de ces deux décisions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
2. Les requêtes susvisées sont relatives à une même opération de construction et présentent des conclusions similaires. Il y a par suite lieu de les joindre pour qu'il soit statué par une même ordonnance.
Sur les conclusions à fin de suspension de la décision non-opposition à déclaration préalable de division parcellaire du 1er juin 2022 :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité ". Les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne permettent au justiciable de demander la suspension d'une décision administrative qu'à la condition qu'une telle décision soit encore susceptible d'exécution ; que tel n'est pas le cas lorsque cette décision a été entièrement exécutée ;
4. Il résulte de l'instruction que l'arrêté portant décision de non-opposition à division parcellaire en date du 1er juin 2022 avait pour objet d'autoriser Mme D à effectuer une division foncière de la parcelle cadastrée section D N°1565 en plusieurs lots. Les opérations de division parcellaire autorisées par l'arrêté litigieux ne prévoyant pas la réalisation de travaux dès lors qu'elles avaient pour seul but une réorganisation foncière, l'arrêté litigieux a produit l'ensemble des effets attachés à son exécution à la date de la présente ordonnance. Il n'y a, dès lors, pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension présentées par M. C.
Sur les conclusions à fin de suspension du permis de construire du 8 septembre 2022 :
5. Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. Aux termes de l'article A. 424-15 de ce code : " L'affichage sur le terrain du permis de construire, prévu par l'article R. 424-15, est assuré par les soins du bénéficiaire du permis ou du déclarant sur un panneau rectangulaire dont les dimensions sont supérieures à 80 centimètres. " Aux termes de l'article A. 424-16 du même code : " Le panneau prévu à l'article A. 424-15 indique le nom, la raison sociale ou la dénomination sociale du bénéficiaire, le nom de l'architecte auteur du projet architectural, la date de délivrance, le numéro du permis, la nature du projet et la superficie du terrain ainsi que l'adresse de la mairie où le dossier peut être consulté. () ". S'il incombe au bénéficiaire d'un permis de construire de justifier qu'il a bien rempli les formalités d'affichage prescrites par les dispositions précitées, le juge doit apprécier la réalité et la continuité de l'affichage en examinant l'ensemble des pièces qui figurent au dossier qui lui est soumis ;
6. En imposant que figurent sur le panneau d'affichage du permis de construire diverses informations sur le permis et le lieu de consultation du dossier, les dispositions citées au point précédent ont notamment pour objet de mettre les tiers à même de consulter le dossier du permis. Il s'ensuit que, si les mentions relatives à l'identification du permis et au lieu de consultation du dossier prévues par l'article A. 424-16 du code de l'urbanisme doivent, en principe, figurer sur le panneau d'affichage, une erreur ou omission entachant l'une d'entre elles ne conduit à faire obstacle au déclenchement du délai de recours que dans le cas où cette erreur est de nature à affecter la capacité des tiers à identifier, à la seule lecture du panneau d'affichage, le permis et l'administration à laquelle il convient de s'adresser pour consulter le dossier.
7. D'une part, il ressort des deux mails en date du 20 et 21 septembre 2022, adressés par M. C à la commune de Saint-Nabord et l'architecte en charge de la construction, que le permis de construire délivré le 8 septembre 2022 à Mme D a été affiché le 20 septembre 2022 sur le terrain conformément aux exigences des articles précités. Il n'est pas contesté que le mail de M. C destiné au maire de la commune ne vaut pas recours gracieux dès lors qu'il se borne à adresser de simples observations, et qu'il n'a pas eu pour effet d'interrompre le cours du délai contentieux. Si M. C conteste le caractère continu de l'affichage pendant deux mois dès lors que le panneau aurait été déplacé, il n'apporte aucun élément pertinent à l'appui de ses allégations. D'autre part, la circonstance que la date de délivrance du permis de construire et l'erreur sur le nom du pétitionnaire n'a pas été de nature à priver d'effet l'affichage du permis litigieux, dès lors que les autres indications portées sur le panneau, et notamment le numéro du permis, la nature, les caractéristiques de l'opération projetée, les voies et délais de recours et la possibilité de consultation à la mairie de Saint-Nabord permettaient de l'identifier sans difficulté auprès des services de la commune de Saint-Nabord. Il en résulte que le délai de recours de deux mois mentionné à l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme, qui a couru au plus tard à compter du 21 novembre 2022 était déjà expiré le 8 décembre 2022, date du recours gracieux du requérant. Ainsi, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Saint-Nabord et par Mme D tenant à la tardiveté de la requête en annulation de l'arrêté en litige doit être accueillie. Par suite, la requête de M. C tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 8 septembre 2022 est mal fondée et ne peut qu'être rejetée.
Sur les frais du litige :
8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que celles relatives aux dépens et aux frais d'huissier.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension de la décision de non-opposition à déclaration préalable de division parcellaire du 1er juin 2022.
Article 2 : Les conclusions à fin de suspension du permis de construire du 8 septembre 2022 sont rejetées.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes N°s 2301075 et 2301076 de M. C est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Saint-Nabord et de Mme D présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à la commune de Saint-Nabord et à Mme B D.
Fait à Nancy, le 2 mai 2023.
Le juge des référés,
D. Marti
La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N° 2301075
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026