LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2301085

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2301085

lundi 17 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2301085
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantSCP NOIRJEAN - GIRARD - BOUDIBA - GANTOIS - GRAILLOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 11 et le 17 avril 2023 M. G B C, représenté par Me Manla Ahmad, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 avril 2023 par lequel le préfet de la Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour pendant une durée de 36 mois ;

3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de 15 jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard;

4°) mettre à la charge de l'Etat une somme de " 2 euros " en application de l'article L. 761-1 du CJA et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- Les décisions sont insuffisamment motivées ;

- Elles sont entachées d'une incompétence de leur auteur ;

- L'obligation de quitter le territoire français est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation, d'une erreur de fait, d'une erreur de droit, d'une erreur manifeste d'appréciation et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale ;

- La décision refusant un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation puisque son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il ne présente pas de risque de fuite ;

- La décision fixant le pays de destination méconnait les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme ;

- L'interdiction de retour est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur d'appréciation et est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2023, le préfet de la Marne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Milin-Rance, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme E,

- les observations de Me Manla Ahmad, représentant M. B C, présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête et souligne qu'il est entré en France en 2004 et a obtenu un titre de séjour à sa majorité jusqu'en 2017. Il a demandé sa régularisation en 2019 sur laquelle la commission du titre de séjour a donné avis favorable au vu de son intégration et engagement dans parcours de formation. Le préfet n'a pas pris en compte la circonstance qu'il vit depuis 20 ans en France, qu'il est dépourvu de famille dans son pays d'origine puisque sa mère est en Guyane et sa sœur à Reims, ce qui justifie, conformément à l'arrêté du 26 janvier 2021, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23. Son comportement ne représente plus une menace pour l'ordre public ;

- et les observations de M. F, représentant le préfet de la Marne qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense et souligne que la précédente obligation de quitter le territoire français a été confirmée par le tribunal administratif et la cour administrative d'appel. Il fait l'objet de nouvelles poursuites judiciaires pour des faits qui présentent une menace actuelle pour l'ordre public. Il ne démontre pas sa présence continue en France, ni la réalité de ses liens entretenus à Reims ou en Guyane, ni pourvoir à l'éducation et l'entretien de son enfant. Il n'exerce pas d'activité professionnelle.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, de nationalité brésilienne, est entré en France en 2004 à l'âge de 14 ans. Il a été mis en possession de titres de séjour entre juin 2012 et novembre 2017. Le 18 janvier 2019, il a demandé la régularisation de sa situation. Par un arrêté en date du 26 janvier 2021, le préfet de la Marne a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy en date du 30 novembre 2022. Le 9 avril 2023, M. B C a été placé en garde à vue par les services de police de Reims pour des faits de conduite en état d'ivresse malgré une suspension du permis de conduire, rébellion, outrage et refus de se soumettre à des analyses. Par un arrêté du 10 avril 2023, le préfet de la Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité et lui a interdit le retour pendant une durée de 36 mois. Placé en rétention administrative, il demande l'annulation de cet arrêté.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions des articles L. 572-5 et L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et alors qu'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu d'admettre M. B C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement de ces dispositions.

Sur les conclusions en annulation :

3. L'arrêté du 10 avril 2023 a été compétemment pris par Mme D A, sous-préfète d'Epernay, qui a reçu délégation du préfet de la Marne, par arrêté en date du 4 avril 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture. Dès lors, le moyen tiré de l'absence de justification de la compétence de l'auteur de l'arrêté attaqué est infondé et ne peut être qu'écarté.

4. L'arrêté contesté, qui comprend les éléments de droit et de faits sur lesquels il se fonde est suffisamment motivé.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et des demandeurs d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public."

6. Il ressort des pièces du dossier que M. B C a été condamné par le tribunal correctionnel de Cayenne, le 6 octobre 2015, à une peine de 6 mois d'emprisonnement pour des faits de violences aggravée par deux circonstances suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours et rébellion, le 26 janvier 2017, à une peine d'un an d'emprisonnement pour des faits de violences avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours, par le tribunal correctionnel de Créteil, le 28 juin 2017, à une peine d'un an d'emprisonnement pour des faits d'acquisition, de détention, d'importation en contrebande et de transport non autorisée de stupéfiants, et, par le tribunal correctionnel de Cayenne, le 10 octobre 2017, à une peine de 8 mois d'emprisonnement pour violences aggravées suivi d'incapacité supérieure à 8 jours. De plus, il a été interpellé le 2 août 2019 par les services de police de Reims pour des faits de vol à la roulotte, et le 9 avril 2023 pour des faits de conduite en état d'ivresse, de conduite malgré une suspension de permis, d'outrages sur personne dépositaire de l'autorité publique, de rébellion, de refus de se soumettre aux analyses et examens en vue d'établir s'il conduisait en ayant fait usage de stupéfiants. Au vu de la gravité de ces faits, de leur répétition et de leur caractère récent, le préfet de la Marne n'a commis aucune erreur d'appréciation en estimant que le comportement de M. B C, qui a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement définitive et non exécutée, constitue une menace pour l'ordre public.

7. Le requérant fait valoir qu'il vit en France depuis 2004, qu'il a été mis en possession d'un titre de séjour entre sa majorité et le 30 novembre 2017, que son père est décédé, sa mère, son frère et sa sœur séjournent régulièrement en France, et qu'il est le père d'un enfant français né à Cayenne le 16 juin 2016. Cependant, nonobstant l'ancienneté du séjour et les attaches familiales dont il se prévaut, compte tenu de la nature et de la gravité des délits commis par l'intéressé, rappelés au point précédent, et en l'absence de preuve de ce qu'il contribuerait, à la hauteur de ses facultés, à l'entretien et à l'éducation de son enfant mineur, le préfet de la Marne, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, n'a pas porté au droit de M. B C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but d'ordre public en vue duquel la décision a été prise.

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et des demandeurs d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes() "

9. Il ressort des pièces du dossier que M. B C a fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français en date du 26 janvier 2021, confirmée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy le 22 novembre 2022, et demeurée non exécutée. Ce seul motif, qui n'est entaché d'aucune erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, permettait au préfet de la Marne, sur le fondement du 5° de l'article L. 612-3 précité, de refuser de lui accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne le pays de destination :

10. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines et traitements inhumains et dégradants ". Le requérant n'apporte aucun élément de nature à justifier être exposé à des traitements contraires aux stipulations précitées en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, en fixant le Brésil comme pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office, le préfet de la Marne n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, les stipulations de l'article 8 de la même convention.

En ce qui concerne l'interdiction de retour :

11. L'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit : " III. ' L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger ou lorsque l'étranger n'a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. () La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Sauf menace grave pour l'ordre public, la durée totale de l'interdiction de retour ne peut excéder cinq ans, compte tenu des prolongations éventuellement décidées.".

12. Le requérant soutient que le préfet de la Marne n'a pas examiné sa durée de présence en France, ni la nature et l'ancienneté de ses liens. Toutefois, ainsi qu'il a été exposé au point 7, M. B C, qui s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement n'établit pas la réalité des liens entretenus avec sa mère et son enfant en Guyane, ni sa sœur à Reims. Au vu de la gravité des faits pour lesquels il a été condamné, de leur répétition et de leur caractère récent, le préfet n'a pas manifestement commis d'erreur d'appréciation en fixant à trois ans l'interdiction de retour sur le territoire français et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.

13. Il résulte de tout ce que précède que les conclusions de M. B C dirigées contre l'arrêté du 10 avril 2023 par lequel le préfet de la Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des décisions attaquées, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.

Sur les frais d'instance :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que le conseil de M. B C demande sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. B C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G B C, au préfet de la Marne et à Me Manla Ahmad.

Lu en audience publique le 17 avril 2023 à 15h36.

La magistrate désignée,

F. E

Le greffier,

L. Thomas

La République mande et ordonne au préfet de la Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions