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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2301127

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2301127

jeudi 17 août 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2301127
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 3
Avocat requérantRICHARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 avril 2023, Mme C A épouse B, représentée par Me Richard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 février 2023 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée ;

2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien dans un délai de quinze jours, sous astreinte de cent euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans le même délai et sous la même astreinte et, en tout état de cause, de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous les mêmes conditions d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens de l'instance ainsi que la somme de 2 000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît son droit d'être entendue, garanti par les principes généraux du droit de l'Union européenne ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ainsi que les stipulations des articles 5, 7 et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle est susceptible d'avoir sur sa situation.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision doit être annulée dès lors qu'elle est fondée sur un refus de titre de séjour illégal ;

- elle méconnaît l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- cette décision doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation des précédentes décisions ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- le préfet a méconnu sa compétence en ne vérifiant pas les conséquences de sa décision en fixant l'Algérie comme pays de renvoi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 mars 2023 du bureau d'aide juridictionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fabas,

- les observations de Me Richard, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A épouse B, ressortissante algérienne née le 8 mai 1983, est entrée régulièrement en France le 31 octobre 2013, munie de son passeport revêtu d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ". Son certificat de résidence algérien portant la mention " étudiant " a été renouvelé à plusieurs reprises jusqu'au 4 novembre 2017. Mme B a alors souhaité changé de statut et sollicité la délivrance d'un certificat de résidence algérien sur le fondement des stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 1er juin 2018. Le 22 juillet 2019, elle a de nouveau sollicité son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale et sa demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet née le 22 novembre 2019. Par un courrier du 18 mars 2022, Mme B a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence algérien l'autorisant à exercer à titre principal une activité professionnelle non salariée ou, subsidiairement, la délivrance d'un titre de séjour en raison de sa vie privée et familiale. Par l'arrêté attaqué du 2 février 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle a rejeté cette demande et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en fixant le pays à destination duquel elle pourra être éloignée. Par sa requête, Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée du 2 février 2023 a été compétemment prise par M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture de Meurthe-et-Moselle, qui a reçu délégation du préfet de Meurthe-et-Moselle, par arrêté en date du 8 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture. Par suite le moyen tiré de ce que la décision portant refus de séjour serait entachée d'incompétence de son auteur ne peut qu'être rejeté.

3. En deuxième lieu, la décision énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation de cette décision ne peut qu'être écarté.

4. En troisième lieu, en refusant d'admettre un ressortissant étranger au séjour, le préfet ne met pas en œuvre le droit de l'Union européenne. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en rejetant la demande de délivrance d'un certificat de résidence algérien présentée par Mme B, le préfet aurait méconnu son droit d'être préalablement entendue, garanti par les principes généraux de l'Union européenne, est inopérant et ne peut qu'être écarté.

5. En quatrième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de la requérante avant de prendre la décision litigieuse.

6. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les conditions fixées aux articles 7 et 7 bis. ". Aux termes des stipulations de l'article 7 c) du même accord : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent, s'ils justifient l'avoir obtenue, un certificat de résidence valable un an renouvelable et portant la mention de cette activité ". Enfin, aux termes des stipulations de l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) (a à d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. () ".

7. Si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et à y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, cette circonstance ne saurait faire obstacle à ce que leur soient appliqués les textes de portée générale relatifs à l'exercice, par toute personne, d'une activité professionnelle. En revanche, cette circonstance fait obstacle à ce que la condition de viabilité économique de l'entreprise du demandeur prévue par les dispositions de l'article L.421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'est pas prévue par l'accord franco-algérien et ne constitue pas des dispositions de portée générale relatives à l'exercice, par toute personne, d'une activité professionnelle, leur soient opposées. Par suite, le moyen tiré de ce que le refus de séjour litigieux méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté comme inopérant.

8. En sixième lieu, pour refuser à Mme B la délivrance d'un certificat de résidence algérien à raison de l'exercice d'une activité professionnelle non salariée, le préfet a estimé qu'elle ne présentait pas de visa long séjour alors qu'un tel visa est exigé par la combinaison des articles 5 et 9 de l'accord, qu'elle ne justifiait pas de son inscription au registre du commerce, au registre des métiers ou à un ordre professionnel et qu'elle ne justifiait pas avoir effectué le contrôle médical d'usage. Par ailleurs, pour lui refuser la délivrance d'un certificat de résidence algérien à raison de l'exercice d'une activité professionnelle soumise à autorisation (article 7 c) de l'accord) le préfet a estimé qu'elle ne justifiait pas de l'obtention d'une autorisation.

9. En se bornant à faire valoir qu'elle est entrée régulièrement sur le territoire français, que le préfet n'a pas tenu compte de ses dix années de présence en France et qu'il n'a pas examiné la viabilité économique de son projet professionnel, qui n'est au demeurant pas une condition de délivrance des certificats de résidence sollicités, Mme B ne conteste pas utilement les motifs opposés par le préfet. En outre, le préfet n'avait pas l'obligation de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation pour passer outre l'exigence de production d'un visa long séjour. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision portant refus de séjour a été prise en méconnaissance des articles 5 et 7c) de l'accord franco-algérien ne peut qu'être écarté.

10. En septième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

11. Il ressort des pièces du dossier que la requérante est entrée en France en 2013, à l'âge de vingt-neuf ans. Si elle a résidé jusqu'au 4 novembre 2017 de façon régulière sur le territoire français, les certificats de résidence qui lui ont été délivrés aux seules fins de poursuivre ses études supérieures ne lui donnaient pas vocation à s'installer durablement en France. Si Mme B se prévaut de la présence en France de ses trois enfants, nés sur le territoire français en 2015, 2020 et 2022 et de la scolarisation de son premier enfant depuis 2018 ainsi que de la présence en France de plusieurs membres de sa belle-famille, en situation régulière, elle n'établit pas ne plus disposer d'attaches en Algérie, où elle s'est rendue à plusieurs reprises en 2016 et 2017, comme cela ressort des mentions figurant sur son passeport. Par ailleurs, si elle fait valoir qu'elle est propriétaire de son logement depuis 2017, qu'elle maîtrise la langue française, et se prévaut de son projet professionnel dans le domaine de la fibre optique et des emplois occupés durant ses études, elle ne fait état d'aucun élément qui serait de nature à faire obstacle à ce qu'elle puisse poursuivre sa vie privée et familiale dans son pays d'origine. Enfin, si elle héberge et s'occupe quotidiennement de son cousin, qui présente un handicap physique et est isolé en Algérie, elle n'établit pas que celui-ci ne pourrait pas être pris en charge dans une structure adaptée à son état de santé. Dans ces conditions, c'est sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni commettre d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation de la requérante que le préfet de Meurthe-et-Moselle a pu refuser de délivrer le certificat de résidence algérien qu'elle sollicitait.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, les moyens soulevés à l'encontre du refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien à Mme B étant écartés, l'exception d'illégalité de ce refus, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écartée.

13. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne, et notamment énoncé au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas prévu au 3° du I de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour. A l'occasion du dépôt de sa demande de titre de séjour, l'intéressé en situation irrégulière est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de le mettre à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.

14. Il ressort des pièces du dossier que la requérante a déposé une demande de titre de séjour. Il n'est ni établi, ni même allégué qu'elle n'aurait pas été mise à même, dans le cadre de sa demande de titre de séjour, de porter à la connaissance de l'administration l'ensemble des informations relatives à sa situation personnelle dont elle souhaitait se prévaloir alors qu'elle avait connaissance de la perspective d'une mesure d'éloignement à la suite du rejet de sa demande de titre de séjour. Par ailleurs, il n'est pas établi qu'elle aurait été empêchée d'informer les services de la préfecture des éléments utiles relatifs à sa situation personnelle avant que ne soit prise à son encontre la décision qu'elle conteste et qui, s'ils avaient pu être communiqués en temps utile, auraient été de nature à influer sur le sens de cette décision. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance du droit de toute personne d'être entendue notamment énoncé au paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le pays de destination :

15. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office par voie de conséquence de l'annulation des décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français.

16. En deuxième lieu, la décision énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation de cette décision ne peut qu'être écarté.

17. En troisième lieu, il ne résulte ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de la requérante avant de prendre la décision fixant le pays de destination.

18. En quatrième lieu, il résulte des termes mêmes de l'arrêté attaqué, qui, notamment, énonce que la requérante n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, ni y être exposée à des traitements inhumains ou dégradants, que le préfet a exercé la plénitude de sa compétence en fixant l'Algérie comme pays de destination.

19. Enfin, et en tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit précédemment, que la cellule familiale constituée de Mme B, son époux et leurs trois enfants peut se reconstituer en Algérie alors que les autorisations de séjour dont elle a bénéficié ne lui donnaient pas vocation à s'installer durablement en France et que son mari y réside irrégulièrement. Ainsi, en dépit de la présence en France de plusieurs membres de sa belle-famille et de ses efforts d'intégration, la décision fixant le pays de destination ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 2 février 2023 doivent être rejetées.

Sur les autres conclusions :

21. Le présent jugement rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par la requérante et n'appelle aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ne peuvent qu'être rejetées.

22. La présente instance n'a donné lieu à aucun dépens. Par suite les conclusions présentées à ce titre par la requérante ne peuvent qu'être rejetées.

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que la somme demandée par la requérante sur leur fondement au bénéfice de son conseil soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B, à Me Richard et au préfet de Meurthe-et-Moselle.

Délibéré après l'audience du 7 juillet 2023, à laquelle siégeaient :

M. Di Candia, président,

Mme Fabas, conseillère,

M. Bastian, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 août 2023.

La rapporteure,

L. Fabas

Le président,

O. Di Candia

Le greffier,

P. Lepage

La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2301127

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