mardi 2 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301132 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL SOLER-COUTEAUX & LLORENS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 avril 2023, M. B A, représenté par Me Coissard, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du maire de Dombasle-sur-Meurthe du 15 décembre 2022 portant exercice du droit de préemption urbain ;
2°) de mettre à la charge de commune de Dombasle-sur-Meurthe la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est présumée remplie dès lors qu'il est l'acquéreur évincé de l'immeuble en cause et la commune ne justifie d'aucune circonstance particulière justifiant la nécessité de réalisation rapide du projet ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
- il n'est pas établi que la commune dispose du droit de préemption ;
- la décision de préemption n'a pas été notifiée dans le délai de deux mois prévu par les dispositions de l'article R. 213-7 ;
- l'immeuble en cause est implanté en zone Ns du PLU et ne peut donc pas faire l'objet de l'exercice du droit de préemption ;
- la décision est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne fait référence à aucun projet précis d'aménagement ;
- la réalité d'un projet justifiant l'exercice du droit de préemption n'est pas établie et l'objet mentionné dans la décision n'est pas conforme aux objectifs visés par les dispositions des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire enregistré le 28 avril 2023, la commune de Dombasle-sur-Meurthe conclut au rejet de la requête et demande au juge des référés de mettre à la charge de M. A la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête tendant à l'annulation de la décision en litige est irrecevable, ce qui doit conduire au rejet de la requête en référé ;
- aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- la requête enregistrée le 13 avril 2023 sous le n° 2301122 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision litigieuse ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Kohler, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer en matière de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 mai 2023 à 9h30 :
- le rapport de Mme Kohler, juge des référés ;
- les observations de Me Coissard, représentant M. A ;
- et les observations de Me Kuck représentant la commune de Dombasle-sur-Meurthe.
A l'issue de l'audience, il a été décidé de prolonger l'instruction jusqu'au 2 mai 2023 à 13h00 en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé. En cas de retour à l'administration, au terme du délai de mise en instance, du pli recommandé contenant la décision, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle ce pli a été présenté à l'adresse de l'intéressé, dès lors du moins qu'il résulte soit de mentions précises, claires et concordantes figurant sur les documents, le cas échéant électroniques, remis à l'expéditeur conformément à la règlementation postale soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve, que le préposé du service postal a déposé un avis de passage informant le destinataire que le pli était à sa disposition au bureau de poste.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le maire de Dombasle-sur-Meurthe a décidé d'acquérir, par voie de préemption, le bien cadastré section AA n° 2451, qui comportait la mention des voies et délais de recours, a été adressée à M. A, acquéreur évincé, par un courrier recommandé avec accusé de réception du 16 décembre 2022. Il ressort de l'accusé de réception de ce courrier, que le pli a été présenté à l'adresse de réexpédition du courrier de l'intéressé, le 21 décembre 2022 et que la case " pli avisé et non réclamé ", correspondant au motif de non distribution y était cochée. Compte tenu de ces mentions précises, claires et concordantes, la décision en litige doit être regardée comme ayant été régulièrement notifiée à l'intéressé à la date de vaine présentation du pli, soit le 21 décembre 2022. Dans ces conditions, la requête tendant à l'annulation de cette décision, qui n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 13 avril 2023 soit postérieurement à l'expiration du délai de deux mois fixé par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, est entachée d'une irrecevabilité insusceptible d'être couverte en cours d'instance. La circonstance que M. A ne serait pas à l'origine de la réexpédition de son courrier par les services de la Poste, qui ne saurait être établie par ses seules allégations au cours de l'audience, est sans incidence sur cette irrecevabilité. Dans ces conditions, la demande tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 15 décembre 2022 doit être rejetée.
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Dombasle-sur-Meurthe, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du M. A la somme demandée par la commune de Dombasle-sur-Meurthe au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Dombasle-sur-Meurthe présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la commune de Dombasle-sur-Meurthe et à la SCI les Bouvreuils.
Fait à Nancy, le 2 mai 2023.
La juge des référés,
J. Kohler
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026