jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301133 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | RICHARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 avril 2023 à 17h57, M. A B, représenté par Me Richard, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour pendant une durée de 12 mois ;
3°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours dans le département de Meurthe-et-Moselle ;
4°) d'enjoindre au préfet de procéder sans délai à l'effacement du signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen ;
5°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de 30 jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de 8 jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- L'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une incompétence de son signataire, d'une insuffisance de motivation, a été prise à la suite d'une procédure irrégulière en méconnaissance du droit d'être entendu, d'un défaut d'examen particulier de sa situation, d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme ;
- La décision refusant un délai de départ volontaire est entachée d'un défaut de motivation, a été prise à la suite d'une procédure irrégulière en méconnaissance de son droit d'être entendu, est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation puisqu'il justifie de garanties de représentation et que le préfet n'a pas pris en compte les circonstances particulières de sa situation ;
- La décision fixant le pays de destination est entachée d'un défaut de motivation, d'un défaut d'examen réel et sérieux et méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme eu égard au risque de ne pas pouvoir se soigner en Tunisie ;
- L'interdiction de retour est entachée d'un défaut de motivation, et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme ;
- L'assignation à résidence est fondée sur une mesure d'éloignement illégale, est entachée d'une incompétence de son signataire, a été prise à la suite d'une procédure irrégulière en méconnaissance de son droit d'être entendu, est entaché d'un défaut de motivation, d'un défaut d'examen sérieux de sa situation, d'une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'une erreur manifeste d'appréciation au vu de sa situation personnelle, et d'une disproportion au vu de son état de santé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Milin-Rance, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les observations de Me Richard, représentant M. B, présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête, et souligne qu'il est entré en France en janvier 2019 et en justifie par son billet de train et des attestations d'hébergement. Il a rencontré Mme C en 2020 et justifie d'une communauté de vie depuis septembre 2021 par des factures d'énergie et des attestations de proches. Ils se sont pacsés en septembre 2022. Compte tenu de la stabilité de sa relation, il a récemment déposé une demande de régularisation en préfecture.
- le préfet de Meurthe-et-Moselle n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été reportée à l'issue de l'audience à 17h00, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité tunisienne, a fait l'objet d'un contrôle le 11 avril 2023 par les services de la police aux frontières dans l'établissement de restauration où il travaillait à Nancy et a été placé en retenue administrative aux fins de vérification de son droit au séjour dans les locaux des services de la police de Villers-lès-Nancy. Par deux arrêtés en date du 11 avril 2023, notifiés le même jour, le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité, lui a interdit le retour pendant une durée de 12 mois et l'a assigné à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle pour une durée de 45 jours. Il demande l'annulation de ces arrêtés.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions des articles L. 572-5 et L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et alors qu'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement de ces dispositions.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées :
3. En premier lieu, l'arrêté du 11 avril 2023 a été compétemment pris par M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture de Meurthe-et-Moselle, qui a reçu délégation du préfet par arrêté en date du 8 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture. Dès lors, le moyen tiré de l'absence de justification de la compétence de l'auteur de l'arrêté attaqué est infondé et ne peut être qu'écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté du 11 avril 2023 comprend les éléments de droit et de faits sur lesquels il se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du procès-verbal d'audition par les services de police établi le 11 avril 2023 que M. B a été informé de ce qu'une mesure d'éloignement pouvait être prononcée à son encontre, éventuellement assortie d'une assignation à résidence ou d'un placement en rétention administrative, et il a été en mesure de formuler ses observations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu, principe général du droit de la défense, qu'il tient de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail.".
7. Il est constant que le requérant ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français et qu'il a été interpellé le 11 avril 2023 alors qu'il se trouvait en situation de travail salarié sans avoir sollicité au préalable d'autorisation à ce titre. Il se trouvait ainsi dans les hypothèses visées aux 1° et 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant au préfet de l'obliger à quitter le territoire français. Si M. B fait valoir qu'il est entré en France en janvier 2019, qu'il a développé des liens avec une ressortissante française avec laquelle il vit depuis septembre 2021 et avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité (PACS) enregistré à la mairie de Nancy le 13 septembre 2022, eu égard au caractère récent des liens ainsi développés, alors que ses parents, son frère et sa sœur résident en Tunisie, et compte tenu des conditions de son séjour en France, le préfet de Meurthe-et-Moselle, qui a procédé à un examen particulier de sa situation, n'a pas entaché sa décision d'erreur de fait, n'a pas manifestement commis d'erreur d'appréciation et n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale en lui imposant de quitter le territoire français.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour :
9. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. " L'article L. 612-2 prévoit : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ; () " Et l'article L. 612-6 du même code prévoit : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. "
10. Le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé d'accorder à M. B le délai de départ volontaire de droit commun en estimant qu'il existait un risque qu'il se soustraie à l'exécution de la mesure d'éloignement, et lui a interdit le retour pendant une durée de douze mois. Toutefois, ainsi qu'il a été exposé au point 7, M. B a conclu un PACS avec une ressortissante française le 13 septembre 2022, ce dont il a justifié lors de son audition par les services de la gendarmerie le 11 avril 2023, il a remis à cette occasion un justificatif de domicile et son passeport en cours de validité, et a indiqué que son conseil s'apprêtait à adresser en préfecture une demande de régularisation comprenant des justificatifs de communauté de vie, ce qui a été fait le 17 avril 2023. Alors que M. B n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et justifie de garanties de représentation, et compte tenu du fait que le refus de délai de départ volontaire implique nécessairement le prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français, le préfet de Meurthe-et-Moselle a entaché ses décisions d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé en estimant que les circonstances particulières dont il se prévalait ne justifiait pas qu'un délai de départ volontaire lui soit accordé.
11. Il résulte de ce qui précède que les décisions de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour pendant 12 mois doivent être annulées.
En ce qui concerne le pays de destination :
12. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines et traitements inhumains et dégradants ". Le requérant fait valoir que son état de santé nécessite un suivi médical à la suite d'une opération chirurgicale. Toutefois, il ne démontre pas, par les documents généraux qu'il produit, qu'il ne pourrait recevoir en Tunisie les soins adaptés à son état, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
13. Si M. B soutient qu'il a déplacé en France le centre de ses intérêts, il a vécu en Tunisie jusqu'en 2019, pays dans lequel résident ses parents, son frère et sa sœur. Par suite, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce que précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 11 avril 2023 portant obligation de quitter le territoire français en tant qu'il ne lui accorde pas de délai de départ volontaire et qu'il lui interdit le retour pendant une durée de 12 mois, et, par voie de conséquence, l'arrêté du même jour portant assignation à résidence.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire. ". Aux termes de l'article R. 613-7 du même code : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement. ".
16. Eu égard aux motifs d'annulation retenus, l'exécution du présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de prendre toute mesure utile de nature à mettre fin au signalement de M. B dans le système d'information Schengen, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
17. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Richard, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Richard d'une somme de 1 300 euros.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 11 avril 2023 portant obligation de quitter le territoire français est annulé en tant qu'il n'accorde pas de délai de départ volontaire à M. B et qu'il lui interdit le retour pendant une durée de 12 mois.
Article 3 : L'arrêté du 11 avril 2023 portant assignation à résidence est annulé.
Article 4 : Il est enjoint au préfet de Meurthe-et-Moselle de prendre, dans un délai d'un mois, toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. B dans le Système d'information Schengen.
Article 5 : L'Etat versera à Me Richard, conseil de M. B, une somme de 1300 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du 2ème alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Richard et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
La magistrate désignée,
F. E
La greffière
M. D
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026