lundi 22 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301464 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | GRANDHAYE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 mai 2023 à 12 heures 15 et le 19 mai 2023, Mme H C demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mai 2023 par lequel le préfet de la Moselle l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de 15 jours suivant la notification de la décision à intervenir, en application des dispositions des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établie ;
- les décisions sont insuffisamment motivées ;
- l'arrêté ne lui a pas été notifié dans une langue qu'elle comprend ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du principe constitutionnel du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
- la décision est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- elle ne présente pas de risque de fuite ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée et quant aux circonstances humanitaires ;
- la décision méconnaît le droit constitutionnel d'asile ;
- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 mai 2023, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Grandjean, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, magistrate désignée,
- les observations de Me Grandhaye, avocate commise d'office, représentant Mme C qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, et insiste d'une part, sur le moyen tiré de l'incompétence dès lors que le préfet ne produit pas, comme il est de coutume, l'arrêté de délégation au bénéfice du signataire de l'acte, d'autre part, sur la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que le renvoi de la requérante l'empêcherait de rejoindre son époux ;
- les observations de Mme C qui affirme d'une part, avoir répondu aux policiers l'interrogeant sur une éventuelle demande d'asile qu'elle souhaitait demander l'asile et le faire dès sa libération, qu'elle pensait être rapide, et après avoir rejoint son époux, d'autre part, avoir précisé qu'elle avait de la famille à Bordeaux ; elle ajoute que la preuve de son mariage est en Guinée et qu'elle est l'objet de menaces dans son pays et ne peut y retourner ;
- et les observations de Me Morel, représentant le préfet de la Moselle, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense, par les mêmes moyens, relève que l'arrêté de délégation de signature a été joint au mémoire en défense, que les déclarations de l'intéressée relatives à son voyage vers Bordeaux sont incohérentes avec les faits, le bus emprunté à bord duquel elle a été contrôlée se dirigeant à l'opposé de cette destination, que la requérante n'a apporté aucune précision quant au conjoint allégué lors de son audition, qu'elle ne présente aucun élément relatif à une éventuelle communauté de vie et tendant à établir la réalité de la relation qui l'unit à celui-ci, que la question posée par les policiers à l'intéressée relative au dépôt éventuel d'une demande d'asile dans un pays européen n'a reçu qu'une réponse négative sans autre développement, qu'enfin, elle a la possibilité de déposer une telle demande au centre de rétention.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante guinéenne né le 5 juin 2001 a été interpellée le 13 mai 2023 par les services de la police aux frontières de Forbach dans le cadre d'une opération de contrôle d'identité. Par un arrêté du 14 mai 2023, le préfet de la Moselle a obligé l'intéressée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Mme C, placée en centre de rétention par une décision du même jour, demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :
2. En premier lieu, l'arrêté est signé par Mme D A, agent du bureau de l'éloignement et de l'asile de permanence, habilitée à signer en lieu et place de M. B G, directeur adjoint de l'immigration et de l'intégration par un arrêté du préfet de la Moselle DCL n°2022-A-27 du 21 octobre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué mentionne les considérations de droit et de fait qui fondent les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français opposées à la requérante. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de ces décisions manque ainsi en fait et doit, par suite, être écarté.
4. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur la légalité de celle-ci. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État, à la détermination de l'État responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, ou en application d'engagements identiques à ceux prévus par le même règlement ".
6. Si les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont pour effet d'obliger les services de police à transmettre au préfet, et ce dernier à enregistrer une demande d'admission au séjour lorsqu'un étranger, à l'occasion de son interpellation, formule une demande d'asile, elles ne peuvent avoir cet effet qu'au cas où une telle demande a été expressément formulée. Or, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du procès-verbal du 13 mai 2023 de son audition par les services de la police aux frontières de Forbach, que Mme C n'a pas fait état, avant l'édiction de l'arrêté attaqué, de son souhait de présenter une demande d'asile, malgré les questions de l'officier de police judiciaire. Par suite, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation ni méconnu le principe constitutionnel de l'asile en ne se considérant pas saisi d'une demande d'asile.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
8. Mme C, qui a déclaré lors de son audition par les services de la police aux frontières de Forbach en date du 13 mai 2023 être célibataire et sans enfant à sa charge en France et être entrée sur le territoire français le 13 mai 2023, soutient qu'elle est venue rejoindre son mari en France. Toutefois, elle n'établit ni son mariage, ni même la réalité d'une relation nouée avec M. E, titulaire d'un titre de séjour temporaire valable jusqu'au 23 juin 2023 et résidant à Bordeaux, qu'elle présente comme son époux. Dans ces conditions, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision refusant un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou () ".
10. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'exception d'illégalité de cette décision invoquée par la requérante à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant refus de délai de départ volontaire ne peut qu'être écartée par voie de conséquence.
11. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que Mme C ne dispose pas d'une adresse personnelle et stable sur le territoire français et qu'elle ne justifie pas avoir entamé de démarches en vue de régulariser sa situation administrative. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet de la Moselle a pu considérer que le risque de fuite était établi.
12. En troisième lieu, dès lors que le préfet n'a pas fondé la décision en litige sur ce motif, le moyen tiré de ce que le comportement de la requérante ne constitue pas une atteinte pour l'ordre public doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 8 du présent jugement que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. La requérante n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité et l'actualité des risques auxquels elle serait personnellement exposée en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.
16. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est en l'espèce inopérant à l'encontre de la décision fixant le pays de destination. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
18. Il résulte de ces dispositions que seules des circonstances humanitaires peuvent faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour lorsque l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et que la durée de cette interdiction doit alors être fixée en prenant en compte la durée de présence en France, les liens tissés, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et la menace à l'ordre public. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, cette circonstance n'est pas retenue au nombre des motifs justifiant la durée de l'interdiction, l'autorité administrative n'est pas tenue, sous peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
19. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'exception d'illégalité de cette décision invoquée par Mme C à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français ne peut qu'être écartée par voie de conséquence.
20. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme C a été interpellée le 13 mai 2023 dans le cadre d'un contrôle d'identité alors qu'elle n'était entrée en France, selon ses déclarations que le jour même. Mme C ne justifie par ailleurs pas entretenir des liens familiaux intenses et stables en France, ne démontre pas avoir établi le centre de ses intérêts privés en France et n'allègue pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et alors même qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente décision d'éloignement du territoire français et qu'il n'est pas contesté que son comportement ne trouble pas l'ordre public, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre et en fixant la durée à un an, le préfet de la Moselle ait inexactement apprécié la situation de la requérante qui ne démontre par ailleurs pas l'existence de circonstances humanitaires. Par suite, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont serait entachée la décision interdisant à Mme C le retour sur le territoire français doivent être écartés.
21. En dernier lieu, si la requérante soutient que la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français porterait une atteinte grave et disproportionnée au droit constitutionnel d'asile dès lors qu'elle fait obstacle à son retour en France afin d'y solliciter l'asile, il résulte de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité administrative peut à tout moment abroger une interdiction de retour sur le territoire français. Par ailleurs, le refus d'entrée sur le territoire ne fait pas obstacle, ainsi que le prévoient les articles L. 352-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au dépôt d'une demande d'asile à la frontière, comme l'a relevé le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2011-631 DC du 9 juin 2011, aux termes de laquelle il a, dans ses motifs et son dispositif, déclaré conformes à la Constitution les dispositions désormais codifiées aux articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la violation du droit constitutionnel d'asile doit être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 10 mai 2023 prises par le préfet de la Moselle doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, alors au demeurant que la requérante ne bénéficie pas de l'aide juridictionnelle, ne peuvent qu'être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de Mme C est rejetée
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme H C et au préfet de la Moselle.
Lu en audience publique le 22 mai 2023 à 15 heures 17.
La magistrate désignée,
G. GrandjeanLa greffière,
M. F
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026