vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301480 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP SYNERGIE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 mai 2023 et un mémoire complémentaire enregistré le 6 juin 2023, Mme G D, Mme E D, Mme H D, Mme F D, Mme C D et M. B D, représentés par Me Bizzarri, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté n° PC 088 216 23 V0008 en date du 27 mars 2023 par lequel le maire de la commune de Grandvillers a délivré un permis de construire à la société civile immobilière (SCI) du Grand Mont en vue de la construction d'un bâtiment industriel et d'une centrale à béton sur un terrain situé Chemin de la Tuilerie à Grandvillers ;
2°) de mettre à la charge solidaire de l'Etat et de la SCI du Grand Mont une somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'exception de non-lieu à statuer sera écartée ;
- ils justifient d'un intérêt à agir dès lors qu'ils justifient de leur qualité de propriétaires, qu'ils sont des voisins immédiats du projet et que ce dernier sera de nature à impacter les conditions d'utilisation et de jouissance de leur bien ;
- la condition d'urgence posée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite dès lors que le législateur a posé une présomption légale d'urgence en matière de contentieux des autorisations d'urbanisme ; qu'en outre l'urgence résulte également des circonstances de l'espèce ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée qui est entachée de nombreux vices et irrégularités affectant tant sa légalité externe que sa légalité interne :
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors que le maire n'a pas sollicité l'avis du préfet en méconnaissance de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ;
- le dossier de demande de permis de construire était incomplet en ce qu'il ne comportait pas les précisions requises par les dispositions des articles R. 431-5, R. 431-8, R. 431-9, R. 431-16, R. 431-20 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté méconnaît l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'arrêté du 8 août 2011 relatives aux installations soumises à la rubrique 2518 de la nomenclature ICPE.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2023, la commune de Grandvillers, représentée par Me Babel, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la demande de suspension de l'arrêté du 27 mars 2023 est sans objet dès lors qu'il a été annulé par un arrêté du 16 mai 2023 qui a délivré le permis de construire sollicité en conditionnant toutefois le début des travaux à l'obtention d'une autorisation au titre de la loi sur l'eau ;
- dans ces conditions, il y a lieu de considérer que la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- la demande de suspension est irrecevable dès lors que les requérants ne justifient pas être nus-propriétaires/usufruitiers d'un bien situé 12 chemin de la Tuilerie à Grandvillers ;
- il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 juin 2023, la SCI du Grand Mont conclut au rejet de la requête des consorts D et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à leur charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête au fond est irrecevable dès lors que les consorts D ne justifient pas de leur qualité de propriétaires ; qu'ils n'ont pas la qualité de voisins immédiats et qu'en tout état de cause, ils ne démontrent pas les atteintes qu'ils invoquent au soutien de la recevabilité de leur recours ;
- la situation d'urgence requise par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas satisfaite, la présomption d'urgence posée par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme n'étant pas irréfragable ;
- il n'existe pas de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 juin 2023, la préfète des Vosges conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet pour irrecevabilité de la requête et, à titre encore plus subsidiaire, au rejet au fond de la requête.
Elle fait valoir que :
- l'arrêté dont la suspension est demandée ayant été annulé par arrêté du 16 mai 2023, il n'y a plus lieu de se prononcer sur les conclusions aux fins de suspension ;
- les requérants ne précisent pas en quoi le projet litigieux est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien. Leur requête est, par suite, irrecevable ;
- la condition d'urgence fixée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas satisfaite dès lors que la SCI du Grand Mont ne peut commencer les travaux de construction avant d'avoir déposé un dossier loi sur l'eau et réalisé les éventuelles mesures compensatoires qui en découleraient. Or, à ce jour, la SCI n'a pas déposé de dossier ;
- il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté.
Vu :
- la requête enregistrée le 15 mai 2023 sous le n° 2301465 par laquelle les consorts D demandent au tribunal d'annuler l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Coudert, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 juin 2023 à 9h30 :
- le rapport de M. Coudert, juge des référés ;
- les observations de Me Bizzarri, représentant les consorts D, qui concluent aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et insistent sur le fait que leur intérêt à agir contre l'arrêté en litige est incontestable ; qu'il ne peut être considéré que le second permis de construire se substitue au premier permis initialement délivré ; que la condition d'urgence est caractérisée compte tenu de la présomption légale posée par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, de l'imminence des travaux ; que les moyens développés dans les écritures permettent de caractériser l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du maire de Grandvillers ; qu'il y a eu en particulier de graves manquements quant au respect des normes environnementales ;
- les observations de Me Babel, représentant la commune de Grandvillers, qui conclut aux mêmes fins que son mémoire en défense par les mêmes moyens ;
- les observations de M. A, représentant la préfète des Vosges, qui conclut aux mêmes fins que son mémoire en défense par les mêmes moyens et indique en outre qu'en elle-même la centrale à béton n'est pas soumise à autorisation d'urbanisme ; que les travaux de construction ne peuvent pas commencer compte tenu de l'obligation faite au bénéficiaire, par l'arrêté du 16 mai 2023, d'obtenir une autorisation au titre de la loi sur l'eau ; que les dispositions de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ne trouvaient pas à s'appliquer dès lors que la préfète était compétente pour statuer sur la demande de permis de construire ; que les éléments produits ne permettent pas d'établir que des espèces protégées seraient présentes sur le site ; que la capacité de malaxage est limitée à 0,5 m3 et que l'installation n'est donc pas soumise à enregistrement ; que le site a été répertorié par la DREAL comme un site non pollué ;
- les observations de Me Coissard, représentant la SCI du Grand Mont, qui conclut aux mêmes fins que son mémoire en défense par les mêmes moyens et indique en outre qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'arrêté du 27 mars 2023 qui a été retiré ; que, contrairement à ce que soutiennent les requérants, leur intérêt à agir n'est pas démontré compte tenu de l'éloignement des bâtiments dont la construction est autorisée par rapport à leur habitation et aux nuisances limitées qui seront générées notamment par la centrale à béton ; que l'urgence n'est pas davantage caractérisée.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 10h45.
Considérant ce qui suit :
1. Les consorts D demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté en date du 27 mars 2023 par lequel le maire de la commune de Grandvillers a délivré un permis de construire à la société civile immobilière (SCI) du Grand Mont en vue de la construction d'un bâtiment industriel et d'une centrale à béton sur un terrain situé Chemin de la Tuilerie à Grandvillers (Vosges).
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Les défendeurs soutiennent qu'il n'y aurait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension de l'arrêté du 27 mars 2023 par lequel le maire de la commune de Grandvillers a délivré un permis de construire à la SCI du Grand Mont dès lors que par un arrêté du 16 mai 2023, postérieur à l'introduction de la requête, le maire a " annulé " le permis de construire initial. Il résulte toutefois de l'instruction que ce nouvel arrêté autorise à nouveau les constructions litigieuses en précisant que le projet est concerné par le dépôt d'un dossier " loi sur l'eau " et en mentionnant à son article 2 que " les travaux ne pourront être entrepris avant l'obtention de l'autorisation au titre de la loi sur l'eau conformément aux dispositions de l'article R. 424-6 du code de l'urbanisme ". Dans ces conditions, l'arrêté du 16 mai 2023 ne constitue qu'une décision modificative du premier permis délivré qu'il n'a pas eu pour effet de retirer. Il suit de là que l'exception de non-lieu à statuer doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". L'article L. 122-2 du code de l'environnement dispose, quant à lui que : " Si une requête déposée devant la juridiction administrative contre une autorisation ou une décision d'approbation d'un projet visé au I de l'article L. 122-1 est fondée sur l'absence d'étude d'impact, le juge des référés, saisi d'une demande de suspension de la décision attaquée, y fait droit dès que cette absence est constatée ". Enfin, aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite ".
4. D'une part, il résulte de ces dispositions que lorsqu'est présenté un moyen tiré de l'absence d'étude d'impact à l'appui d'une demande de suspension d'une des décisions mentionnées à l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme et que le juge constate l'absence d'une telle étude, il fait droit à la demande, alors même que le requérant ne se prévaut pas des dispositions de l'article L. 122-2 du code de l'environnement, sans s'interroger sur l'existence ou non d'une urgence à suspendre l'exécution de la décision.
5. Selon le 1° du I de l'article L. 122-1 du code de l'environnement, constitue un projet au sens des dispositions de l'article L. 122-2 " la réalisation de travaux de construction, d'installations ou d'ouvrages, ou d'autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage, y compris celles destinées à l'exploitation des ressources du sol ". Aux termes du II du même article : " Les projets qui, par leur nature, leur dimension ou leur localisation, sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine font l'objet d'une évaluation environnementale en fonction de critères et de seuils définis par voie réglementaire et, pour certains d'entre eux, après un examen au cas par cas effectué par l'autorité environnementale ". Selon le I de l'article R. 122-2 du même code : " Les projets relevant d'une ou plusieurs rubriques énumérées dans le tableau annexé au présent article font l'objet d'une évaluation environnementale, de façon systématique ou après un examen au cas par cas, en application du II de l'article L. 122-1, en fonction des critères et des seuils précisés dans ce tableau ".
6. En l'espèce, si les consorts D soutiennent qu'une étude d'impact était nécessaire préalablement à l'autorisation d'urbanisme litigieuse, il ne résulte pas de l'instruction, eu égard aux caractéristiques du bâtiment et de l'installation autorisés, que ce projet relevait d'une des rubriques énumérées dans le tableau annexé à l'article R. 122-2 du code de l'environnement. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'absence d'étude d'impact ne peut justifier la suspension de l'arrêté contesté sur le fondement des dispositions de l'article L. 122-2 du code de l'environnement.
7. D'autre part, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. La construction d'un bâtiment autorisée par un permis de construire présente un caractère difficilement réversible. Par suite, lorsque la suspension de l'exécution d'un permis de construire est demandée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence est en principe satisfaite, ainsi que le prévoit l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où le pétitionnaire ou l'autorité qui a délivré le permis justifie de circonstances particulières. Il appartient alors au juge des référés, pour apprécier si la condition d'urgence est remplie, de procéder à une appréciation globale de l'ensemble des circonstances de l'espèce qui lui est soumise.
8. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit au point 2, le maire de la commune de Grandvillers a prescrit dans son arrêté modificatif du 16 mai 2023 que les travaux autorisés " ne pourront être entrepris avant l'obtention de l'autorisation au titre de la loi sur l'eau ". Il n'est pas contesté, ainsi que le fait valoir la préfète des Vosges dans son mémoire en défense, qu'à ce jour aucune demande d'autorisation n'a été déposée à ce titre par la SCI du Grand Mont. Dans ces conditions, eu égard aux délais d'instruction d'une telle demande, les défendeurs justifient de circonstances particulières de nature à permettre que la condition d'urgence ne soit pas, en l'espèce, regardée comme satisfaite.
9. Il suit de là que la demande des consorts D tendant à ce que le juge des référés prononce, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté par lequel le maire de la commune de Grandvillers a délivré un permis de construire à la SCI du Grand Mont doit être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge solidaire de l'Etat et de la SCI du Grand Mont, qui ne sont pas dans la présente instance les parties perdantes, la somme demandée par les consorts D au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des consorts D la somme demandée par la SCI du Grand Mont au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête des consorts D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la SCI du Grand Mont sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme G D, à Mme E D, à Mme H D, à Mme F D, à Mme C D, à M. B D, à la commune de Grandvillers, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la société civile immobilière du Grand Mont.
Copie en sera adressée, pour information, à la préfète des Vosges.
Fait à Nancy, le 9 juin 2023.
Le juge des référés,
B. Coudert
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026