vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301541 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CORSIGLIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 mai 2023, M. B C, représenté par Me Corsiglia, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour, de le convoquer sans délai à un rendez-vous en préfecture afin que lui soit remis la notice explicative de la procédure et le certificat médical vierge devant être transmis au collège des médecins de l'OFII ainsi qu'un récépissé de demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient qu'il vit en France depuis six ans, il été titulaire de trois titres de séjour et a exercé une activité professionnelle ; il a déposé une demande de titre de séjour pour raison de santé qui n'a pas été enregistrée le 24 janvier 2023 et cette situation d'attente lui porte préjudice ; l'enregistrement de sa demande de titre de séjour est une mesure qui ne peut faire l'objet d'aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que la demande de titre de séjour pour raisons de santé de M. C a été enregistrée, qu'un rendez-vous en préfecture lui a été accordé le 6 juin 2023 et que la requête a perdu son objet.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Guidi, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 juin 2023 à 14h30 :
- le rapport de Mme Guidi, juge des référés;
- les observations de Me Corsiglia, représentant M. C, qui se désiste de ses conclusions à fin d'injonction et maintient ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et tendant à ce que les frais de l'instance soient mis à la charge de l'Etat ;
- et les observations de Mme A représentant le préfet de Meurthe-et-Moselle qui conclut au non-lieu à statuer et demande que les frais de l'instance ne soient pas mis à la charge de l'Etat.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 15h00.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président " et aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
2. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
4. Ayant obtenu l'enregistrement de sa demande de titre de séjour pour raisons de santé ainsi qu'un rendez-vous en préfecture de Meurthe-et-Moselle, M. C déclare se désister de ses conclusions à fin d'injonction. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais de l'instance :
5. M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Corsiglia, avocat de M. C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Corsiglia de la somme de 1 500 euros.
ORDONNE :
Article 1er : Le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire est accordé à M. C.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. C de ses conclusions à fin d'injonction.
Article 3 : L'Etat versera à Me Corsiglia une somme de 1500 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Corsiglia renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à Me Corsiglia et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Fait à Nancy, le 9 juin 2023.
La juge des référés,
L. Guidi
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026