jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301672 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 31 mai 2023, enregistrée le 2 juin 2023 au greffe du tribunal, la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Strasbourg a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A.
Par cette requête enregistrée le 14 avril 2023 au greffe du tribunal administratif de Strasbourg, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 14 février 2023 par laquelle le ministre des armées a rejeté son recours administratif préalable dirigé contre la décision du 23 mars 2021 par laquelle l'établissement national de la solde l'informait de l'existence d'un trop-versé de majorations familiales à l'étranger d'un montant de 5 287,03 euros pour la période du 1er avril au 31 décembre 2020.
Il soutient que le trop-versé résulte de fautes de l'administration, qui a continué à verser des majorations familiales à l'étranger malgré ses alertes répétées et qui ne l'a pas informé de ce qu'il ne devait pas reverser ces sommes à son ex-compagne, ce qui le lèse financièrement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2024, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête de M. A est irrecevable dès lors qu'il a présenté tardivement son recours administratif préalable obligatoire ;
- elle est irrecevable en l'absence de conclusions ;
- l'administration n'a commis aucune faute dans la gestion du dossier de M. A, celui-ci ayant nécessité une instruction particulière ;
- les conditions d'ouverture du versement de la majoration familiale à l'étranger n'étaient plus réunies depuis février 2020, le trop-versé s'établissant alors à 5 843,97 euros brut, desquels il convient de déduire les cotisations sociales d'un montant de 556,94 euros ;
- la circonstance que M. A a reversé les sommes à son ex-compagne ne l'exonère pas de son obligation de payer.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de de l'irrecevabilité de la requête en l'absence d'exercice du recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article R. 4125-1 du code de la défense.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la défense ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné, M. Pierre Bastian, conseiller, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 23 mars 2021, l'établissement national de la solde a informé M. A de l'existence d'un trop-versé de majorations familiales à l'étranger d'un montant de 5 287,03 euros pour la période du 1er avril au 31 décembre 2020. Par sa requête, M. A doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision du 14 février 2023 par laquelle le ministre des armées a rejeté son recours administratif préalable dirigé contre la décision du 23 mars 2021.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans () désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
3. Aux termes de l'article R. 4125-1 du code de la défense : " I. - Tout recours contentieux formé par un militaire à l'encontre d'actes relatifs à sa situation personnelle est précédé d'un recours administratif préalable, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. / Ce recours administratif préalable est examiné par la commission des recours des militaires, placée auprès du ministre de la défense. / Le recours administratif formé auprès de la commission conserve le délai de recours contentieux jusqu'à l'intervention de la décision prévue à l'article R. 4125-10. Sous réserve des dispositions de l'article L. 213-6 du code de justice administrative, tout autre recours administratif, gracieux ou hiérarchique, formé antérieurement ou postérieurement au recours introduit devant la commission, demeure sans incidence sur le délai de recours contentieux. () ". Il résulte de ces dispositions que la lettre par laquelle l'administration informe un militaire de son intention de procéder à une retenue sur sa solde doit faire l'objet d'un recours administratif préalable devant la commission des recours des militaires.
4. Aux termes de l'article R. 4125-2 de ce code : " A compter de la notification ou de la publication de l'acte contesté, ou de l'intervention d'une décision implicite de rejet d'une demande, le militaire dispose d'un délai de deux mois pour saisir la commission () ".
5. Il résulte de l'instruction que M. A a reçu notification le 21 mai 2021 de la lettre du 23 mars 2021 l'informant d'un trop-perçu. Or, il n'a formé son recours devant la commission de recours des militaires que le 10 mai 2022, soit au-delà du délai de deux mois prescrit par l'article R. 4125-2 du code de la défense. Ce recours était donc tardif, le recours gracieux qu'il a présenté le 21 mai 2021, rejeté le 20 décembre 2021, n'ayant pu prolonger le délai de saisine de la commission. Par suite, la requête de M. A tendant à l'annulation de la décision du 14 février 2023 est elle-même tardive et, dès lors, irrecevable. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir, opposée en défense, tirée de la tardiveté de la requête, doit être accueillie.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est manifestement irrecevable et qu'il y a lieu de la rejeter sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre des armées.
Fait à Nancy, le 5 décembre 2024.
Le magistrat désigné,
P. Bastian
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026