jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301695 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | BACH-WASSERMANN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 juin 2023, M. C G, représenté par Me Bach-Wassermann, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans le délai de deux mois suivant notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros d'astreinte par jour de retard, et subsidiairement d'enjoindre au Préfet de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de 2 mois à compter de la décision à intervenir, sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision contestée est entachée du vice d'incompétence de son auteur, faute de délégation de signature régulière ;
- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé ;
- le préfet aurait dû saisir pour avis la commission du titre de séjour ;
- l'arrêté contesté est entaché d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que ses deux enfants mineurs ont la nationalité française ; il justifie contribuer de manière effective à l'éducation et à l'entretien de sa fille B, dans la mesure de ses moyens financiers ; il dispose d'un droit de visite depuis 2021 deux fois par mois au point de rencontre de l'association REALISE, qu'un élargissement de ce droit de visite est envisagé ; il est également le père F, né d'une précédente relation avec Mme A, de nationalité française, avec lequel il entretient des liens réguliers, prends soin de lui et participe financièrement à son entretien dans la mesure de ses moyens ; le seul fait qu'il ne vive pas avec l'enfant n'est pas suffisant pour considérer qu'il ne contribue pas à l'éducation de son enfant ;
- sa contribution à l'éducation et à l'entretien de ses deux enfants de nationalité française fait obstacle à ce qu'une obligation de quitter le territoire français soit prise à son encontre ;
- l'arrêté pris à son encontre porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il n'est pas une menace à l'ordre public en France ;
- l'arrêté contesté méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. G ne sont pas fondés.
M. G a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55 % par une décision du 4 mai 2023 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de la première audience publique :
- le rapport de Mme Agnès Bourjol, rapporteure,
- et les observations de Me Bach-Wassermann, représentant M. G.
Considérant ce qui suit :
1. M. G, né le 1er mars 1991, de nationalité gabonaise, est entré en France, selon ses dires, le 29 décembre 2014. A compter du 2 janvier 2020, il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de père d'enfant français, régulièrement renouvelée jusqu'au 20 avril 2023. Il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 11 avril 2023, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par sa requête, M. G demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté du 8 septembre 2021, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Meurthe-et-Moselle le lendemain, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département. Par suite, M. D, signataire de l'arrêté contesté du 11 avril 2023, était compétent pour signer le refus de séjour. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté contesté énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant refus de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée, alors que le préfet n'est pas tenu de répondre à l'ensemble des arguments invoqués par le requérant, doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ". Aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant () ".
5. Pour refuser de renouveler à M. G son titre de séjour en qualité de père d'enfant français, le préfet de Meurthe-et-Moselle a estimé que les justificatifs produits étaient insuffisants et trop anciens pour établir qu'il participait effectivement à l'entretien et à l'éducation de sa fille, B E, née le 11 octobre 2019 à Nancy et de nationalité française.
6. Il est constant que M. G ne réside pas sous le même toit que sa fille. Il soutient contribuer à hauteur de ses moyens à l'entretien de son enfant, et produit à cet effet un justificatif d'achat de jouets daté de décembre 2022, et des relevés de compte bancaire faisant état d'un virement de 50 euros le 18 janvier 2022, et de trois virements bancaires de 20 euros chacun entre février et mai 2023. Toutefois, eu égard à leur caractère ponctuel, ces seuls éléments ne sont pas suffisants pour établir que cette contribution aurait été apportée sans interruption depuis la naissance de son enfant. S'il produit également une facture datée du 30 avril 2021, établie au nom du requérant et de la mère, d'un montant de 953 euros, pour un accueil en micro-crèche, il ne démontre pas s'en être acquittée personnellement et ne démontre pas ainsi l'existence d'une contribution à l'entretien de sa fille. En outre, par jugement du 3 décembre 2020, le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Nancy ne lui a reconnu qu'un droit de visite deux fois par mois, strictement encadré, " sans autorisation de sortie ", au point de rencontre de l'espace famille de l'association qui en est gestionnaire. La circonstance invoquée qu'un élargissement du droit de visite de M. G est envisagé de manière informelle est sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté, alors qu'il ne conteste pas que son droit de visite s'est exercé uniquement entre les mois de février et juillet 2021. Si le requérant soutient également être le père d'un autre enfant de nationalité française, Thalyan, né le 20 mars 2022 d'une mère différente, le témoignage de cette dernière produit au dossier est très peu circonstancié sur les liens que le requérant a pu tisser avec son enfant. En outre, il ressort des pièces du dossier que, par ordonnance du 22 novembre 2022, le juge pénal a condamné le requérant à une peine d'emprisonnement de quatre mois avec sursis, assortie d'un avertissement en cas de récidive, pour des faits de violences volontaires sur la personne de la mère de son fils. S'il se prévaut du caractère isolé de sa condamnation et du remord qu'il éprouve pour les faits dont il ne conteste pas la matérialité, le préfet pouvait, pour le seul motif que le requérant ne justifiait pas contribuer à l'éducation et à l'entretien de ses enfants, refuser de renouveler ses droits au séjour en sa qualité de parent d'enfant français. Dès lors, M. G ne saurait être regardé comme contribuant effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil.
7. En quatrième lieu, dès lors que M. G ne justifie pas remplir les conditions posées à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lui permettant de se voir délivrer de plein droit un titre de séjour, le préfet n'était pas dans l'obligation de saisir la commission du titre de séjour avant de statuer sur sa demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; / () ". Compte tenu de ce qui précède, le requérant n'établit pas que sa contribution effective à l'éducation et à l'entretien de ses enfants de nationalité française fait obstacle à ce qu'une obligation de quitter le territoire français soit prise à son encontre. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du même code doit être écarté.
9. En sixième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2 Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. G est entré irrégulièrement sur le territoire français le 29 décembre 2014 et y séjourne depuis 9 ans au jour de la décision attaquée. Si l'intéressé a été régulièrement admis au séjour en sa qualité de parent d'enfant français à compter du 30 avril 2021, il ressort des pièces du dossier qu'il ne bénéficie que d'un droit de visite exercé exclusivement dans un cadre judiciaire. Par ailleurs, si le requérant soutient également être le père d'un fils de nationalité française, né le 20 mars 2022, de mère différente, il ne produit au dossier que des éléments peu circonstanciés sur les liens qu'il a pu tisser avec son enfant. Il ressort des pièces du dossier qu'il a été condamné à une peine d'emprisonnement de quatre mois avec sursis pour des faits de violences volontaires sur la personne de la mère de son fils. Il n'établit ni même n'allègue être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans, ni n'avoir tissé d'autres liens qu'avec ses enfants. Dans ces conditions, eu égard à ses conditions d'entrée et de séjour en France, l'arrêté contesté n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs qui le fondent et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. En septième et dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
12. Pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés, le requérant ne justifie pas contribuer à l'éducation et à l'entretien de ses enfants ni même entretenir des relations particulièrement intenses et stables avec eux. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté litigieux du 11 avril 2023 doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. G ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
15. L'Etat n'étant pas la partie perdante dans le cadre de la présente instance, il n'y a pas lieu de mettre à sa charge la somme que demande M. G sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. G est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C G et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience publique du 7 septembre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président,
Mme Bourjol, première conseillère,
Mme Philis, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.
La rapporteure,
A. Bourjol
Le président,
O. Di Candia
La greffière,
L. Bourger
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2301695
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026