lundi 24 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301800 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique (Chambre 3) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 juin 2023, M. B A conteste la contrainte du 27 avril 2023 émise par la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Meuse en vue du recouvrement d'indus d'allocation de logement sociale et d'aide personnalisée au logement d'un montant total de 2 563,96 euros pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2021.
Il soutient qu'il transmet, pour réexamen de son dossier, ses bulletins de salaire au titre des années 2021, 2022 et 2023, qu'il verse une pension alimentaire de 300 euros par mois pour ses deux enfants et qu'en l'absence de droits ouverts, il ne s'oppose pas au remboursement de sa dette avec un échéancier de 100 euros par mois.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 janvier 2024, la caisse d'allocations familiales de la Meuse conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que l'indu litigieux provient de la réintégration dans les ressources de M. A des salaires qu'il a perçus pour un emploi occupé au Luxembourg.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Sousa Pereira, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Sousa Pereira a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a bénéficié d'une aide personnelle au logement à compter du mois de janvier 2020. La caisse d'allocations familiales (CAF) de la Meuse, après avoir réintégré dans les ressources de M. A les salaires qu'il a perçus pour un emploi qu'il a occupé au Luxembourg, lui a notifié, par une décision du 24 février 2022, un indu d'allocation de logement social, pour la période du mois de juillet au mois de décembre 2021, d'un montant de 1 287 euros, puis lui a notifié un deuxième indu, par une décision du 28 février 2022, d'un montant de 1 291,96 euros au titre de la même allocation pour la période du mois de janvier au mois de juin 2021. La CAF de la Meuse, après avoir mis en demeure l'intéressé de procéder au remboursement de ces indus, a émis une contrainte, le 27 avril 2023, en vue du recouvrement de la somme de 2 563,96 euros correspondant à ces trop-perçus, après déduction du versement de 15 euros effectué par M. A en remboursement de sa dette. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme formant opposition à cette contrainte.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale, applicable au recouvrement des indus d'aide personnelle au logement en vertu de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée (), le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut () délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère notamment le bénéfice de l'hypothèque judiciaire ".
3. Aux termes de l'article R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation : " I.-Les ressources prises en compte s'entendent du total des revenus nets catégoriels retenus pour l'établissement de l'impôt sur le revenu, des revenus taxés à un taux proportionnel ou soumis à un prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu ainsi que des revenus perçus hors de France ou versés par une organisation internationale () ".
4. Il résulte de l'instruction que l'indu en litige résulte de la réintégration dans les ressources de M. A des salaires qu'il a perçus au cours de l'année 2021 pour l'emploi qu'il occupait au Luxembourg. M. A, en se bornant à transmettre ses bulletins de paie au titre des années 2021, 2022 et 2023, ne remet pas sérieusement en cause le principe même de l'indu, ni même les modalités de son calcul. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la caisse d'allocations familiales de la Meuse ne pouvait lui délivrer une contrainte en vue d'en obtenir le paiement.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la caisse d'allocations familiales de la Meuse.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2025.
La magistrate déléguée,
C. Sousa Pereira
Le greffier,
P. Lepage
La République mande et ordonne à la ministre auprès du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026