mercredi 28 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2301889 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | BOUTONNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juin 2023 à 11 heures 30 et un mémoire complémentaire enregistré le 26 juin 2023, M. A C, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 juin 2023 par lequel le préfet de la Moselle l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui a interdit de circuler sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de cent-cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire et portant interdiction de circulation :
- elles sont entachées d'incompétence de leur auteur ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut d'examen personnalisé de sa situation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- le préfet ne justifie pas qu'il existait une urgence à exécuter la mesure d'éloignement dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- il ne présente pas de risque de fuite.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de l'interdiction de circulation sur le territoire français :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée ;
- elle est entachée d'erreurs de fait dès lors qu'il est isolé en Roumanie et que l'entièreté de sa famille réside sur le territoire français ;
- elle revêt une erreur d'appréciation quant à sa durée et méconnaît les dispositions des articles L. 622-3 et L. 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 juin 2023, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fabas, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8, L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fabas,
- les observations de Me Boutonnet, avocate commise d'office de M. C, qui s'en remet, pour l'essentiel, aux écritures qui ont été produites et ajoute que l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. C garantie par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ; qu'il n'est pas dépourvu d'attaches en France puisque sa compagne y réside ainsi que ses deux enfants mineurs ; que M. C justifie également d'une adresse stable et effective en France puisqu'il réside chez sa mère comme l'atteste celle-ci et qu'il est présumé innocent pour les faits pour lesquels il a été placé en garde à vue ;
- et les observations de M. E représentant le préfet de la Moselle, qui fait valoir que M. C a été éloigné du territoire français en février 2023 ; que l'obligation de quitter le territoire français est fondée sur l'absence de droit au séjour du requérant mais aussi sur la menace à l'ordre public que représente son comportement ; que l'arrêté ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant dès lors que celui-ci avait déclaré être séparé de sa compagne et n'avoir pas la garde de ses enfants ; qu'il n'a pas déclaré dans son audition être dépourvu de toute famille en Roumanie ; qu'aucune pièce du dossier n'établit le lien de filiation entre les frères et sœurs et M. C et que le requérant n'établit pas que sa mère réside régulièrement en France.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant roumain né le 22 février 1999 serait entré sur le territoire français, pour la dernière fois, en avril 2023 selon ses déclarations. Par un jugement du 23 mars 2022, M. C a été condamné, par le tribunal correctionnel de Thionville, à une peine de six mois d'emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire de deux ans pour des faits de vol, violation de domicile : introduction dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menace, voies de fait ou contrainte et rébellion. M. C a également été condamné, par un jugement du 6 octobre 2022, à une peine d'emprisonnement de quatre mois avec maintien en détention et révocation partielle du sursis probatoire prononcé le 23 mars 2022 pour des faits de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et introduction dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menace, voies de fait ou contrainte commis en récidive. M. C a fait l'objet d'un arrêté, le 3 février 2023, portant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant son pays de destination et lui interdisant la circulation sur le territoire français pendant une durée d'un an. M. C a été éloigné à destination de la Roumanie le 13 février 2023. Le requérant est ensuite revenu sur le territoire français et a été placé en garde à vue, le 20 juin 2023, par les services de la police de Metz, pour des faits de tentative de vol avec dégradation et recel de vol. Par un arrêté du 20 juin 2023 dont il demande l'annulation, le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra, le cas échéant, être éloigné et lui a interdit la circulation sur le territoire français pour une durée d'un an. Le préfet de la Moselle a également décidé de son placement en rétention dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire français et portant interdiction de circulation :
2. En premier lieu, ces décisions ont été signées pour le préfet et par délégation, par M. B D, directeur de l'immigration et de l'intégration, auquel le préfet de la Moselle a délégué sa signature par un arrêté du 30 mai 2023, régulièrement publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces décisions doit être écarté.
3. En deuxième lieu, ces décisions mentionnent les considérations de droit et de fait qui les fondent. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de ces décisions doit, par suite, être écarté.
4. En troisième lieu, les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur la légalité de celle-ci. Le requérant ne peut ainsi utilement faire valoir que ces décisions ne lui auraient pas été notifiées dans une langue qu'il comprend. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens spécifiquement dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que le préfet n'aurait pas procédé à un examen personnalisé de la situation de l'intéressé.
6. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. C est présent sur le territoire français depuis moins d'un an à la date de la décision attaquée. S'il établit être le père de deux enfants français nés en 2020 et 2022, l'attestation de sa compagne ne permet pas, à elle seule, d'établir qu'il contribue effectivement à leur entretien et à leur éducation alors qu'il ne réside pas sous le même toit qu'eux, qu'il a été incarcéré du 6 octobre 2022 au 13 février 2023 sans qu'il soit en mesure d'établir que ses enfants lui ont rendu visite en détention et qu'il ne dispose pas de revenus stables pour contribuer à leur entretien. Par ailleurs, il n'établit pas être dépourvu de toute attache en Roumanie en dépit de la présence de sa mère sur le territoire français. Enfin, eu égard au caractère très récent de ses condamnations à une peine de six mois d'emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire de deux ans pour des faits de vol, violation de domicile : introduction dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menace, voies de fait ou contrainte et rébellion et à une peine d'emprisonnement de quatre mois avec maintien en détention et révocation partielle du sursis probatoire prononcé le 23 mars 2022 pour des faits de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et introduction dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menace, voies de fait ou contrainte commis en récidive, son comportement représente une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, la décision par laquelle le préfet de la Moselle a obligé M. C à quitter le territoire français n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de celui-ci au regard des buts en vue desquels elle a été prise.
En ce qui concerne les moyens spécifiquement dirigés à l'encontre de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. Aux termes des dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision.
L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel. ".
9. Il ressort des termes de la décision attaquée que si le préfet a visé l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a décidé, dans le dispositif de sa décision, de ne pas octroyer un délai de départ volontaire à M. C sans justifier dans les motifs de sa décision, d'une urgence nécessitant qu'aucun délai de départ volontaire ne soit octroyé au requérant. Ainsi, M. C est fondé à soutenir que cette décision est insuffisamment motivée et à en demander, pour ce motif, l'annulation sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés à l'encontre de cette décision.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant son pays de destination.
11. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, la décision par laquelle le préfet de la Moselle a fixé le pays de destination à destination duquel M. C pourra être éloigné n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français :
12. En premier lieu, M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision lui interdisant la circulation sur le territoire français.
13. En deuxième lieu, ainsi qu'il l'a été dit au point 7 du présent jugement, M. C n'établit pas être isolé en Roumanie en dépit de la présence de sa mère sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision est entachée d'erreurs de fait ne peut qu'être écarté.
14. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ".
15. Il ressort des pièces du dossier et ainsi qu'il a l'a été dit, que M. C n'a pas respecté la précédente mesure d'interdiction de circulation sur le territoire français prise à son encontre le 3 février 2023. Par ailleurs, il est présent sur le territoire français depuis moins d'un an à la date de la décision attaquée et n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants mineurs. Ainsi, en dépit de la présence de la mère du requérant sur le territoire français, le préfet, en prenant à son encontre une décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée d'un an n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
16. En quatrième lieu, si le requérant fait valoir que cette décision méconnaît les dispositions des articles L. 622-1 et L. 622-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces dispositions ne lui sont pas applicables et ce moyen ne peut qu'être écarté comme étant inopérant.
17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, cette décision n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et ne méconnaît pas davantage les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors que M. C n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants mineurs.
18. Il résulte de ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 22 juin 2023 par laquelle le préfet de la Moselle a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
19. Le présent jugement, qui annule seulement la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire n'implique aucun mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par le requérant ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. C sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 dès lors que l'Etat n'est pas principalement la partie perdante dans le cadre de la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 20 juin 2023 par laquelle le préfet de la Moselle a refusé d'octroyer un délai de départ volontaire à M. C est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Moselle.
Lu en audience publique le 28 juin 2023 à 15 heures 10.
La magistrate désignée,
L. Fabas
Le greffier,
L. Thomas
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2301889
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026