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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2302068

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2302068

jeudi 19 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2302068
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 3
Avocat requérantCAGLAR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2023, M. E C, représenté par Me Caglar, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé ;

2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- le signataire de la décision portant refus de titre de séjour est incompétent, faute pour l'administration de justifier d'une délégation de signature régulièrement publiée ;

- cette décision est insuffisamment motivée en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu et de présenter des observations orales tel que protégé par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- elle est entachée d'un vice de procédure faute pour le préfet de Meurthe-et-Moselle d'avoir saisi la commission du titre de séjour alors qu'il remplit les conditions fixées par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles de l'article

L. 435-1 de ce code compte tenu de sa résidence habituelle en France depuis 2013 ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 3-1 et 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ainsi que celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 3-1 et 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ainsi que celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les articles 7, 8 et 12 de la directive du 16 décembre 2008 dès lors que le préfet s'est cru en situation de compétence liée pour fixer à trente jours le délai de départ volontaire et que la décision ne comporte aucun motif de fait et de droit spécifique ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Un mémoire présenté pour M. C a été enregistré le 22 septembre 2023 et n'a pas été communiqué.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 mai 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-centrafricain du 26 septembre 1994 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Philis,

- et les observations de Me Chaib, substituant Me Caglar, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C est un ressortissant centrafricain, né le 24 février 1988, entré en France en 2013, selon ses déclarations. Le 20 juin 2022, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 11 avril 2023, dont M. C demande l'annulation, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté du 8 août 2022, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Meurthe-et-Moselle le même jour, le préfet de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département. Dans ces conditions, M. D, signataire de l'arrêté attaqué, était compétent pour signer la décision portant refus de titre de séjour. Par suite, le moyen doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision portant refus de séjour énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Cette décision mentionne notamment que la délivrance du titre de séjour sollicité par M. C est refusée au motif qu'à la suite de l'examen de son dossier, l'intéressé ne démontre pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son fils en produisant notamment de faux documents. La circonstance que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'aurait pas fait état de l'ensemble des éléments dont il était saisi est sans incidence sur la légalité de la décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.

4. En troisième lieu, si aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ", il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union européenne. De plus, la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer à M. C un titre de séjour ne relève pas du champ d'application du droit de l'Union européenne. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance par une autorité d'un Etat membre du droit d'être entendu et de présenter des observations orales tel que protégé par cet article 41 doit être écarté comme inopérant.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

6. Il ressort des termes de la décision attaquée que le requérant a produit à l'appui de sa demande de titre des documents falsifiés afin de démontrer sa participation à l'entretien et à l'éducation de son fils A, de nationalité française, né le 15 mars 2021, reconnu par anticipation le 11 décembre 2020. M. C, qui ne conteste pas utilement les motifs de la décision attaquée, ne peut se borner à produire devant le tribunal les mêmes documents que ceux déclarés falsifiés par l'administration, sans préciser les raisons justifiant qu'ils ne seraient pas falsifiés. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. C vit seul au moins depuis le 13 mars 2022 et que son fils est hébergé au domicile de sa mère. En produisant à l'appui de sa requête plusieurs factures d'achats de meubles pour enfant libellées au nom de la mère de l'enfant, sur lesquelles son nom a été complété de manière manuscrite, des attestations isolées et peu circonstanciées, des photographies éparses et non datées de son enfant, un formulaire non daté de demande d'ouverture d'un livret A, et une seule preuve d'achat de jouets datée du 24 décembre 2022, ainsi qu'une attestation de la mère, postérieure à la décision attaquée, selon laquelle l'intéressé respecterait le droit de visite que lui a accordé le juge aux affaires familiales le 30 mai 2023, soit postérieurement à l'arrêté attaqué, M. C n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Dans ces conditions, et alors même que le requérant aurait procédé, à proportion de ses ressources, à cinq virements bancaires au profit de la mère de l'enfant d'un montant de 48 euros, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Ces stipulations sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation, telles que les décisions concernant le séjour de leurs parents sur le territoire français.

8. M. C ne justifie pas de l'intensité des liens qui l'unissent à son fils A. Il n'établit pas davantage la réalité et l'intensité des liens avec son fils B, dont la mère est une compatriote, en produisant des photographies non datées et éparses. Par ailleurs, si M. C se prévaut de la présence de sa mère sur le territoire français, il ressort des pièces du dossier que le titre de séjour de cette dernière a expiré le 19 juin 2019. Dans ces conditions, nonobstant la durée du séjour de l'intéressé en France, la décision de refus de séjour opposé à M. C n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Le requérant n'est pas davantage fondé à soutenir que cette décision porterait à l'intérêt supérieur de son enfant A une atteinte disproportionnée au regard de leurs motifs. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.

9. En sixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de séjour serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

10. En septième lieu, aux termes de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Les Etats parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents () ". M. C ne peut utilement se prévaloir de ces stipulations qui créent seulement des obligations entre Etat membres, sans ouvrir de droits à leurs ressortissants.

11. Il résulte des motifs exposés au point 6 que M. C ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, le requérant qui n'a sollicité son admission au séjour qu'en sa qualité de parent d'enfant français, ne peut utilement se prévaloir de sa présence ininterrompue en France depuis 2013 pour justifier la saisine de la commission du titre de séjour en application de l'article L. 435-1 de ce code. Par suite, le préfet de Meurthe-et-Moselle n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour. Le moyen doit donc être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision de refus de titre de séjour ayant été écartés, l'exception d'illégalité de cette décision, invoquée par M. C à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écartée.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () ".

14. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6 ci-dessus, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de Meurthe-et-Moselle a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté.

15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 8, M. C n'est fondé à se prévaloir ni de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

16. En dernier lieu, M. C ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, qui créent seulement des obligations entre Etat membres, sans ouvrir de droits à leurs ressortissants. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.

En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :

17. Les moyens dirigés contre la décision portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'exception d'illégalité de cette décision, invoquée par M. C à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours, ne peut qu'être écartée.

18. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. " Il résulte de ces dispositions que, dans le cas où l'autorité administrative impartit à l'étranger le délai normal de trente jours pour exécuter volontairement l'obligation de quitter le territoire qui lui est impartie, sa décision n'a pas à être spécifiquement motivée sur ce point.

19. M. C ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des articles 7, 8 et 12 de la directive n° 2008/115/CE du 16 décembre 2008 qui a fait l'objet d'une transposition en droit interne. Au demeurant, contrairement à ses allégations, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que compte tenu de l'absence de circonstance particulière, le préfet de Meurthe-et-Moselle n'a pas estimé utile de prolonger le délai de trente jours prévu à l'article L. 612-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le requérant ne peut utilement soutenir que la décision serait insuffisamment motivée ou que le préfet aurait méconnu l'étendue de sa compétence en s'estimant lié par ce délai de trente jours. Les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur de droit doivent donc être écartés.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

20. Les moyens dirigés contre la décision portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, l'exception d'illégalité de ces décisions, invoquée par M. C à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écartée.

21. La décision fixant le pays de destination comporte l'énoncé suffisant des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ladite décision doit être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 11 avril 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et d'astreinte.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, à Me Caglar et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.

Délibéré après l'audience publique du 28 septembre 2023 à laquelle siégeaient :

M. Di Candia, président,

Mme Bourjol, première conseillère,

Mme Philis, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.

La rapporteure,

L. Philis

Le président,

O. Di Candia

Le greffier,

P. Lepage

La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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