mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2302192 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | BEN MALEK SELMA |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête enregistrée le 20 juillet 2023 sous le n° 2302191, M. A D et Mme B C épouse D, représentés par Me Ben Malek, demandent au tribunal :
1°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de leur délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de leur accorder un titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les décisions n'ont pas été motivées malgré la demande de motifs adressée à la préfète ;
- la préfète ne démontre pas avoir procédé à un examen individuel de leur situation ;
- les décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'application du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- les décisions méconnaissent les dispositions de l'article L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les décisions méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Connaissance prise du mémoire présenté pour les requérants enregistré le 5 août 2024, postérieurement à la clôture d'instruction et qui n'a pas été communiqué.
II - Par une requête enregistrée le 20 juillet 2023 sous le n° 2302192, M. A D et Mme B C épouse D, représentés par Me Ben Malek, demandent au tribunal :
1°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de leur délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de leur accorder un titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soulèvent les mêmes moyens que dans la requête n° 2302191.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Connaissance prise du mémoire présenté pour les requérants enregistré le 5 août 2024, postérieurement à la clôture d'instruction et qui n'a pas été communiqué.
III - Par une requête enregistrée le 10 octobre 2023 sous le n° 2302959, M. A D et Mme B C épouse D, représentés par Me Ben Malek, demandent au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 août 2023 par lesquelles la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de leur délivrer un titre de séjour, assortie d'une injonction à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de leur accorder un titre de séjour avec autorisation de travail, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de leur situation et de leur délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Ils soutiennent que :
- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établie ;
- les décisions de refus de titre de séjour sont entachées d'un défaut de motivation ;
- ils remplissent les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement du point 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de leur bonne insertion en France ;
- ils remplissent également les conditions pour se voir attribuer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation de leur situation ;
- l'injonction à quitter le territoire français n'est ni motivée, ni justifiée et contrevient aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants à l'encontre des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour ne sont pas fondés et que les conclusions à fins d'annulation des injonctions à quitter le territoire français sont irrecevables dès lors que les refus de séjour ne sont assortis d'aucune mesure d'éloignement.
Connaissance prise du mémoire présenté pour les requérants enregistré le 5 août 2024, postérieurement à la clôture d'instruction et qui n'a pas été communiqué.
IV - Par une requête enregistrée le 10 octobre 2023 sous le n° 2302960, M. A D et Mme B C épouse D, représentés par Me Ben Malek, demandent au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 août 2023 par lesquelles la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de leur délivrer un titre de séjour, assorties d'une injonction à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de leur accorder un titre de séjour avec autorisation de travail, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de leur situation et de leur délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Ils soulèvent les mêmes moyens que dans la requête n° 2302959.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants à l'encontre des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour ne sont pas fondés et que les conclusions à fins d'annulation des injonctions à quitter le territoire français sont irrecevables dès lors que les refus de séjour ne sont assortis d'aucune mesure d'éloignement.
Connaissance prise du mémoire présenté pour les requérants enregistré le 5 août 2024, postérieurement à la clôture d'instruction et qui n'a pas été communiqué.
M. D et Mme C ont, chacun, été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nancy en date des 24 août et 20 octobre 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, rapporteure,
- et les observations de Me Ben Malek, représentant M. et Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme D, ressortissants algériens nés respectivement le 22 mai 1963 et le 6 janvier 1974, sont entrés en France le 6 novembre 2015, sous couvert de leurs passeports recouverts d'un visa de court séjour valable du 16 juillet 2015 au 11 janvier 2016, accompagnés des deux filles de M. D. Ce dernier a sollicité un titre de séjour pour soins, demande à laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a, le 26 octobre 2017, opposé un refus assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le recours formé contre ces décisions a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Nancy du 2 mai 2019. Les titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " que les requérants ont sollicités le 12 février 2019 leur ont été implicitement refusés par le préfet de Meurthe-et-Moselle. Par un jugement du 23 septembre 2021, le tribunal administratif de Nancy a rejeté les recours formés contre ces rejets. Le président désigné de la cour administrative d'appel de Nancy a également rejeté leurs recours par une décision du 24 juin 2022. Le 13 février 2023, ils ont à nouveau sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Leurs demandes ont été implicitement, puis, le 17 août 2023, expressément rejetées. Par les quatre requêtes susvisées qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un même jugement, M. et Mme D demandent l'annulation de ces décisions implicites et expresses.
Sur l'étendue du litige :
2. Si le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. et de Mme D tendant à l'annulation des décisions implicites par lesquelles le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de leur délivrer les titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " qu'ils avaient sollicités le 12 février 2019 doivent être regardées comme dirigées contre les décisions explicites du 17 août 2023 par lesquelles la préfète de Meurthe-et-Moselle a confirmé ce refus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 6 de l'accord conclu entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit. / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ".
5. Il ressort des pièces des dossiers que les requérants résident en France, où ils ont acquis un bien immobilier, depuis huit ans, que le fils de M. D, né en 1993 d'un précédent mariage, est de nationalité française, que ses deux filles, nées en 1995 et 1997 et entrées en France avec les requérants, disposent chacune d'un titre de séjour en qualité de conjointes de ressortissants français et que ses quatre frères et sœurs vivent en région Grand Est, en qualité de ressortissants français ou sous couvert de titres de séjour en cours de validité. Les témoignages produits attestent de l'intensité et de la proximité des relations que les requérants entretiennent avec les membres de la famille de M. D. De plus, M. D justifie d'une activité professionnelle en qualité d'auto-entrepreneur depuis le 1er janvier 2021, laquelle est effective ainsi qu'en justifient les déclarations trimestrielles de chiffres d'affaires produites. Enfin, il ne ressort pas des pièces des dossiers que les requérants aient conservé des attaches familiales dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que la préfète a, en refusant de leur délivrer un titre de séjour, méconnu les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que les décisions du 17 août 2023 par lesquelles la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de délivrer un titre de séjour à M. et Mme D doivent être annulées.
En ce qui concerne l'invitation à quitter le territoire français :
7. Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 411-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En cas de refus de délivrance ou de renouvellement de tout titre de séjour ou autorisation provisoire de séjour, l'étranger est tenu de quitter le territoire ".
8. Lorsque le refus de titre de séjour ou le retrait de titre de séjour opposé à la demande d'un étranger s'accompagne d'une " invitation à quitter le territoire français ", cette invitation, qui est la conséquence nécessaire de la décision de refus ou de retrait de titre ne fait pas, par elle-même, grief et ne constitue pas, dès lors, une décision susceptible de recours. Il en va ainsi alors même que cette invitation est assortie d'un délai et de l'indication qu'au-delà de ce délai, à défaut d'avoir volontairement quitté le territoire français, l'étranger concerné s'expose à l'édiction, à son encontre, d'une obligation de quitter le territoire français, prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'invitation à quitter le territoire français signifiée aux requérants sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Eu égard au motif d'annulation des décisions attaquées, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint à la préfète de Meurthe-et-Moselle d'accorder à M. D et à Mme C épouse D, un certificat de résidence d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés à l'instance :
11. M. et Mme D ont obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, leur avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Ben Malek, avocate de M. et Mme D renonce à percevoir les sommes correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Ben Malek de la somme globale de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er :Les décisions du 17 août 2023 de la préfète de Meurthe-et-Moselle sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète de Meurthe-et-Moselle de délivrer à M. D et à Mme C épouse D un certificat de résidence d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros à Me Ben Malek, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Ben Malek renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Mme B C épouse D et à Me Ben Malek.
Délibéré après l'audience publique du 27 août 2024 à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
Mme Jouguet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
La rapporteure,
G. GrandjeanLe président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2302191,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026