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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2302404

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2302404

jeudi 7 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2302404
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 3
Avocat requérantGEHIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 août et 31 octobre 2023 sous le n° 2302403, M. A B, représenté par Me Géhin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer le report de l'audience ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

3°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2023 par lequel la préfète des Vosges a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a procédé au retrait de l'autorisation provisoire de séjour dont il était détenteur jusqu'au 8 août 2023 ;

4°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant du moyen commun à la décision portant refus de titre de séjour et à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- les décisions attaquées méconnaissent son droit à être entendu tel que protégé par le principe général du droit de l'Union européenne découlant de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

S'agissant des moyens propres à la décision portant refus de titre de séjour :

- le signataire de cette décision est incompétent ;

- cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant des moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu, d'une part, de son entrée régulière sur le territoire français muni d'un passeport biométrique et, d'autre part, du fait que la mesure d'éloignement ne pouvait être fondée que sur les dispositions du 3° de cet article ;

S'agissant du moyen propre à la décision fixant le pays de destination :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 octobre 2023, la préfète des Vosges conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, au sursis à statuer jusqu'à l'intervention de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy dans le cadre de l'instance n° 23NC02142.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 10 novembre 2023, M. B déclare se désister purement et simplement de ses conclusions tendant à son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Des pièces, produites par M. B, ont été enregistrées le 15 novembre 2023 et n'ont pas été communiquées.

II. Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 août et 2 novembre 2023, sous le n° 2302404, Mme D B, représentée par Me Géhin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer le report de l'audience ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

3°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2023 par lequel la préfète des Vosges lui a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée ;

4°) d'enjoindre à la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

S'agissant du moyen commun à la décision portant refus de titre de séjour et à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- les décisions attaquées méconnaissent son droit à être entendu tel que protégé par le principe général du droit de l'Union européenne découlant de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

S'agissant des moyens propres à la décision portant refus de titre de séjour :

- le signataire de cette décision est incompétent ;

- cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant des moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu, d'une part, de l'entrée régulière de son compagnon sur le territoire français muni d'un passeport biométrique et, d'autre part, du fait que la mesure d'éloignement ne pouvait être fondée que sur les dispositions du 3° de cet article ;

S'agissant du moyen propre à la décision fixant le pays de destination :

- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2023, la préfète des Vosges conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, au sursis à statuer jusqu'à l'intervention de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy dans le cadre de l'instance n° 23NC02142.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 10 novembre 2023, Mme B déclare se désister purement et simplement de ses conclusions tendant à son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Des pièces, produites par Mme B, ont été enregistrées le 15 novembre 2023 et n'ont pas été communiquées.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Philis,

- et les observations de Me Géhin, représentant M. et Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B et Mme D E épouse B, ressortissants albanais nés respectivement les 8 novembre 1974 et 23 décembre 1986, sont entrés en France le 27 juin 2016, accompagnés alors de leurs deux enfants mineurs, en vue d'y solliciter l'asile. Par des décisions du 30 décembre 2016 et du 21 juin 2017, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile leur ont refusé le bénéfice de l'asile. Après avoir fait l'objet de précédents arrêtés portant refus de titre de séjour assortis de mesures d'éloignement, les 3 décembre 2018 et 28 septembre 2020, M. et Mme B ont, le 23 mai 2023, sollicité leur admission au séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et au titre du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet. Par des arrêtés du 5 juillet 2023, la préfète des Vosges a refusé de leur délivrer un titre de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel ils sont susceptibles d'être éloignés et, en ce qui concerne M. B, a également procédé au retrait de l'autorisation provisoire de séjour valable qu'il détenait jusqu'au 8 août 2023 à la suite de l'annulation, par la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nancy par un jugement n° 2301594 du 6 juin 2023, de la décision du 23 mai 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai le concernant. Par les présentes requêtes n° 2302403 et n° 2302404, qu'il convient de joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement, M. et Mme B demandent au tribunal d'annuler les arrêtés du 5 juillet 2023.

Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Le désistement de M. et Mme B de leur demande d'admission provisoire au titre de l'aide juridictionnelle est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur le report de l'audience :

3. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un motif exceptionnel, tiré des exigences du débat contradictoire, imposerait de faire droit à la demande de report de l'audience de M. et Mme B. Il y a lieu, par suite, de rejeter leurs conclusions présentées à ce titre.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions portant refus de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français :

4. Le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Ce droit ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. S'agissant particulièrement des décisions de retour, le droit d'être entendu implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter son point de vue sur l'irrégularité de son séjour et les motifs susceptibles de justifier qu'une décision de retour ne soit pas prononcée à son encontre. Mais il n'implique pas l'obligation, pour l'administration, de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement. Enfin, selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle est prise une décision faisant grief que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.

5. Si M. et Mme B soutiennent qu'ils ont été privés du droit d'être entendu, ils ne se prévalent d'aucun élément pertinent qu'ils auraient été empêchés de faire valoir et qui aurait pu influer sur le contenu des décisions attaquées. En outre, il ressort des pièces du dossier que les requérants ont pu faire valoir, antérieurement à l'intervention des décisions en litige, à la fois leurs observations écrites, le 23 mai 2023, et leurs observations orales, le 28 juin 2023. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, invoqué à l'encontre des refus de titre de séjour et des obligations de quitter le territoire français doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres aux décisions portant refus de titre de séjour :

6. En premier lieu, par un arrêté du 17 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs des Vosges le même jour, la préfète des Vosges a donné délégation à M. David Percheron, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de l'Etat dans les Vosges, à l'exception de la réquisition du comptable et des réquisitions de la force armée. Par suite, M. C, signataire des arrêtés attaqués, était compétent pour signer les décisions en litige portant refus de titre de séjour. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions portant refus de titre doit être écarté.

7. En second lieu, en dépit des démarches entreprises par les requérants pour s'intégrer en France, tenant, pour Mme B, à son engagement bénévole, à l'apprentissage du français et à son implication dans le suivi de la scolarité de ses trois enfants, respectivement âgés de 13 ans, de 11 ans et de 6 ans à la date des décisions attaquées, et, pour M. B, à la production de promesses d'embauche provenant d'une même société, de formulaires en vue de conclure un contrat de travail avec un salarié étranger, non visés par l'administration, de contrats d'énergie et d'attestations, peu circonstanciées, les requérants n'apportent aucun élément de nature à justifier de l'intensité de leurs relations avec le frère et la sœur de M. B, bénéficiaires de la protection subsidiaire. Ils n'établissent pas davantage être dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine où ils ont vécu la majeure partie de leur vie et où rien ne fait obstacle à la reconstitution de la cellule familiale et à la poursuite de la scolarité de leurs enfants. Dans ces conditions, M. et Mme B ne sont pas fondés à soutenir que les décisions portant refus de titre de séjour sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne les moyens propres aux décisions portant obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, les moyens dirigés contre les décisions portant refus de séjour ayant été écartés, les exceptions d'illégalité de ces décisions, invoquées respectivement par M. et Mme B à l'appui de leurs conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, ne peuvent qu'être écartées.

9. En deuxième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".

11. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. B est fondée sur les 1° et 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. Il résulte des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que si la demande d'un étranger qui a régulièrement sollicité un titre de séjour ou son renouvellement a été rejetée, la décision portant obligation de quitter le territoire français susceptible d'intervenir à son encontre doit nécessairement être regardée comme fondée sur un refus de titre de séjour, donc sur la base légale prévue au 3° de cet article. Il en va ainsi tant lorsque la décision relative au séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire interviennent de façon concomitante que, en l'absence de dispositions législatives ou réglementaires prévoyant qu'une décision relative au séjour devrait être regardée comme caduque au-delà d'un certain délai après son intervention, lorsqu'une décision portant obligation de quitter le territoire intervient postérieurement à la décision relative au séjour, y compris lorsqu'une nouvelle décision portant obligation de quitter le territoire intervient à l'égard d'un étranger qui s'est maintenu sur le territoire malgré l'intervention antérieure d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire.

13. Il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le requérant s'est vu refusé l'admission au séjour qu'il avait sollicitée le 23 mai 2023 et retiré l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivrée, en exécution du jugement n° 2301594 précité du 6 juin 2023. M. B entrait ainsi dans le champ des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, alors même que la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée ne pouvait être prise sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète des Vosges aurait pris la même décision si elle s'était fondée exclusivement sur le motif tiré du retrait de l'autorisation provisoire de séjour et du refus de délivrer à M. B un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne le moyen propre aux décisions fixant le pays de destination :

14. Les moyens dirigés contre les décisions portant refus de séjour ayant été écartés, les exceptions d'illégalité de ces décisions, invoquées respectivement par M. et Mme B à l'appui de leurs conclusions dirigées contre les décisions fixant le pays de destination, ne peuvent qu'être écartées.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'État, qui n'est pas, dans les présentes instances, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, les sommes demandées par les requérants au bénéfice de leur conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. et Mme B de leurs conclusions tendant à leur admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. et Mme B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Mme D B, à Me Géhin et à la préfète des Vosges.

Délibéré après l'audience publique du 16 novembre 2023 à laquelle siégeaient :

M. Di Candia, président,

Mme Bourjol, première conseillère,

Mme Philis, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.

La rapporteure,

L. Philis

Le président,

O. Di Candia

Le greffier,

P. Lepage

La République mande et ordonne à la préfète des Vosges en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2302403, 2302404

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