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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2302932

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2302932

mercredi 11 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2302932
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantMOUDNI-ADAM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 6 octobre 2023 à 11 heures 11 et le 10 octobre 2023, Mme E C demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 octobre 2023 par lequel le préfet de la Côte d'Or l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Côte d'Or de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de 15 jours suivant la notification de la décision à intervenir, en application des dispositions des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

- la compétence du signataire de l'arrêté n'est pas établie ;

- les décisions sont insuffisamment motivées ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- le préfet ne démontre pas avoir procédé à un examen individuel de sa situation ;

- la décision porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

- la décision est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;

- le préfet a commis une erreur d'appréciation quant au risque de fuite ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- la décision est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa durée et quant aux circonstances humanitaires.

Le préfet de la Côte d'Or a produit des pièces le 11 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Grandjean, première conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-6, L. 614-9, L. 614-11, L. 614-12, L. 614-15, L. 615-2, L. 623-1, L. 732-8 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grandjean, magistrate désignée,

- les observations de Me Stark, avocat commis d'office, représentant Mme C qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, et insiste sur l'incompétence du signataire de l'acte, l'empêchement du secrétaire général de la préfecture n'étant pas établi, sur les erreurs de motivation, de fait et d'appréciation commises par le préfet dès lors que Mme C a bien des attaches sur le territoire français en particulier un fiancé qui a le statut de réfugié et une sœur de nationalité française, et sur les craintes qu'elle nourrit en cas de retour au Nigéria compte tenu de la dégradation de la situation politique dans ce pays et du risque qu'elle y retrouve le réseau de prostitution qui l'a amenée en France en 2014 ;

- et les observations de M. D, représentant le préfet de la Côte d'Or, qui soutient que :

. la décision, qui n'avait pas à reprendre l'ensemble des éléments de la situation de la requérante, ne souffre d'aucune insuffisance de motivation ;

. la requérante n'établit pas avoir été intégrée de force dans un réseau de prostitution à son arrivée en France, et ne justifie ni des risques concrètement encourus en cas de retour dans son pays d'origine, ni de la réalité et de l'intensité de ses liens sur le territoire français, tant avec sa prétendue sœur de nationalité française qu'avec celui qu'elle présente comme son compagnon, bénéficiaire du statut de réfugié nigérian ;

. le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est justifié compte tenu de l'absence de demande de titre de séjour depuis 2014, de l'inexécution d'une précédente obligation de quitter le territoire français et de l'absence de présentation d'un passeport ;

. l'interdiction de retour sur le territoire français n'est entachée d'aucune erreur d'appréciation.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante nigériane née le 23 mars 1987, est entrée en France en février 2014 pour y solliciter le statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 20 novembre 2014 et une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 11 décembre 2015. Elle a alors fait l'objet d'une décision d'éloignement assortie d'un délai de départ volontaire le 25 février 2016 prononcée par le préfet de police de Paris. Par un arrêté du 5 octobre 2023, le préfet de la Côte d'Or lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Mme C, placée en centre de rétention par une décision du même jour, demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :

2. En premier lieu, par un arrêté du 2 août 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 22 août 2023, le préfet de la Côte d'Or a donné délégation à Mme Amélie Ghayou, secrétaire générale adjointe, pour signer les décisions contestées en cas d'absence ou d'empêchement de M. Carre, secrétaire général de la préfecture. La requérante, à qui incombe la charge de la preuve, n'établit pas que le secrétaire général n'aurait pas été absent ou empêché lorsque les décisions litigieuses ont été prises. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En second lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation dont seraient entachées l'obligation de quitter le territoire français, le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, la décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué, alors même que ce dernier ne fait pas mention de ce que la requérante vit en couple avec un compatriote bénéficiant du statut de réfugié et a une sœur de nationalité française, que le préfet aurait omis de procéder à un examen particulier de la situation de la requérante avant de prendre une mesure d'éloignement à son encontre. Par suite ce moyen doit être écarté.

5. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. Si Mme C se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire français depuis 2014, elle ne justifie d'aucune démarche tendant à régulariser sa situation en France depuis le rejet de sa demande d'asile en 2014, ni de la continuité de sa présence depuis cette date. En outre, si elle se prévaut de sa vie commune depuis le 1er mars 2022 avec un compatriote bénéficiant du statut de réfugié, le certificat de concubinage et l'attestation d'hébergement établie par M. A que la requérante présente comme son compagnon, sont des éléments insuffisants pour attester de la communauté de vie, qui est au demeurant récente, des intéressés. Par ailleurs, si elle fait valoir la présence de sa sœur sur le territoire français, le lien de filiation allégué n'est pas établi et il ressort, en tout état de cause, des pièces du dossier que Mme B a constitué sa propre cellule familiale. Enfin, la requérante ne justifie pas, par les éléments versés à l'instance, d'une intégration particulière en France et n'établit pas, ni même n'allègue, être isolée dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-sept ans et où elle déclare que résident sa famille et son fils. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée méconnaissant les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision refusant un délai de départ volontaire :

7. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

8. En premier lieu, Mme C n'établit pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire devrait être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

9. En deuxième lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que Mme C n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour en France depuis le rejet de sa demande d'asile en 2014 et la mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 25 février 2016 qu'elle ne prouve pas avoir exécutée. D'autre part, la requérante n'est pas en mesure de justifier d'un document de voyage en cours de validité. Par suite, alors même qu'elle produit une attestation d'hébergement à Besançon établie par M. A, qu'elle présente comme son compagnon, le préfet de la Côte d'Or, en refusant d'accorder à l'intéressée un délai de départ volontaire, n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation.

10. En troisième lieu, dès lors que le préfet n'a pas fondé la décision en litige sur ce motif, le moyen tiré de ce que le comportement de la requérante ne constitue pas une atteinte pour l'ordre public doit être écarté comme inopérant.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision fixant le pays de destination :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

13. La requérante n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité et l'actualité des risques qu'elle allègue encourir en cas de retour dans son pays d'origine en se bornant à invoquer la situation d'insécurité qui touche différentes régions du Nigéria depuis plusieurs années. Par ailleurs, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'intéressée aurait appartenu à un réseau de prostitution en France ou qu'elle encourrait des représailles dans son pays d'origine pour avoir quitté ce réseau. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.

14. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est, en l'espèce, inopérant à l'encontre d'une décision fixant le pays de destination. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la contestation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 6 du présent jugement que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

16. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

17. Il résulte de ces dispositions que seules des circonstances humanitaires peuvent faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour lorsque l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et que la durée de cette interdiction doit alors être fixée en prenant en compte la durée de présence en France, les liens tissés, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et la menace à l'ordre public. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, cette circonstance n'est pas retenue au nombre des motifs justifiant la durée de l'interdiction, l'autorité administrative n'est pas tenue, sous peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

18. D'une part, contrairement à ce que soutient Mme C, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Côte d'Or aurait fait une appréciation manifestement erronée de sa situation en estimant qu'aucune circonstance humanitaire ne justifiait qu'il s'abstienne de prononcer à son encontre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français.

19. D'autre part, ainsi qu'il a été dit précédemment, Mme C n'établit pas la réalité de la communauté de vie avec son compagnon ni les liens qu'elle entretiendrait avec sa sœur de nationalité française, pas plus qu'elle ne justifie d'une insertion particulière sur le territoire français. Dans ces conditions, à supposer même que le préfet aurait commis une erreur de fait en précisant que Mme C est célibataire et dépourvue de toute attache en France, celle-ci est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité de la décision contestée.

20. Enfin, en l'absence de tout autre lien d'ordre familial, personnel ou social en France, et eu égard à son absence d'intégration dans la société française et ainsi qu'à la circonstance qu'elle a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement qu'elle n'établit pas avoir exécutée, la requérante ne démontre pas que, malgré l'ancienneté de son séjour en France et l'absence de menace pour l'ordre public, le préfet de la Côte d'Or aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et commis une erreur d'appréciation en fixant à une année sur les trois possibles la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français en litige.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, alors en outre qu'elle ne bénéficie pas de l'aide juridictionnelle, font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par Mme C au bénéfice de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er :La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C et au préfet de la Côte d'Or.

Lu en audience publique le 11 octobre 2023 à 15 heures 05.

La magistrate désignée,

G. GrandjeanLa greffière,

L. Rémond

La République mande et ordonne au préfet de la Côte d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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