jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2302966 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 11 octobre 2023 à 10 heures 45 et le 6 novembre 2023, M. C, représenté par Me Lévi-Cyferman, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de désigner un avocat commis d'office ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
3°) d'annuler l'arrêté du 9 octobre 2023 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
4°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant autorisation de travail ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ainsi que de l'article 12-1 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- il méconnaît le principe du contradictoire tel que garanti par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il n'a pas été mis à même de présenter des observations et d'être assisté par un avocat ou une personne de son choix ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- il méconnaît les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;
- il méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de constituer une menace à l'ordre public ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il justifie de considérations humanitaires faisant obstacle au prononcé de l'interdiction de retour sur le territoire français ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est illégal par voie d'exception.
Un mémoire pour M. A a été enregistré le 9 janvier 2024 et n'a pas été communiqué.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2024, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont inopérants ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Philis a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen, né en France le 27 janvier 1995, a vécu sur le territoire français jusqu'en 2008, avant de retourner dans son pays d'origine puis de revenir sur le territoire français en 2011. Par un arrêté du 18 décembre 2014, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de l'admettre au séjour et a prononcé à son encontre une mesure d'éloignement. Par un arrêté du 23 août 2017, le préfet de Meurthe-et-Moselle a réitéré son refus de l'admettre au séjour et l'a assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Par un arrêté du 6 octobre 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai sur le fondement des dispositions du 3° et du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.
Sur la demande de désignation d'un avocat commis d'office :
2. M. A a présenté sa requête sans ministère d'avocat et Me Lévi-Cyferman s'est constitué en cours d'instance. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande de désignation d'un avocat commis d'office.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
4. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 novembre 2023. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande tendant qu'il soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
5. En premier lieu, par un arrêté du 21 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Meurthe-et-Moselle le même jour, la préfète de Meurthe-et-Moselle a donné délégation à M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer tous les arrêtés relevant des attributions de l'Etat dans le département de Meurthe-et-Moselle, à l'exception des arrêtés de conflit. Dans ces conditions, M. B était bien compétent pour signer l'arrêté en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. La circonstance que la préfète de Meurthe et Moselle n'aurait pas fait état de l'ensemble des éléments dont elle était saisie est sans incidence sur la légalité de cette décision. Cette motivation révèle également que la préfète a procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen de sa situation particulière doivent être écartés.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. "
8. Il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution de la décision par laquelle l'autorité administrative signifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Ainsi, le requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ainsi que de ses mesures accessoires. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que M. A a pu faire valoir ses observations le 5 octobre 2023 préalablement à l'édiction de l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
10. D'une part, il résulte des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile que si la demande d'un étranger qui a régulièrement sollicité un titre de séjour ou son renouvellement a été rejetée, la décision portant obligation de quitter le territoire français susceptible d'intervenir à son encontre doit nécessairement être regardée comme fondée sur un refus de titre de séjour, donc sur la base légale prévue au 3° de cet article. Il en va ainsi tant lorsque la décision relative au séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire interviennent de façon concomitante que, en l'absence de dispositions législatives ou réglementaires prévoyant qu'une décision relative au séjour devrait être regardée comme caduque au-delà d'un certain délai après son intervention, lorsqu'une décision portant obligation de quitter le territoire intervient postérieurement à la décision relative au séjour, y compris lorsqu'une nouvelle décision portant obligation de quitter le territoire intervient à l'égard d'un étranger qui s'est maintenu sur le territoire malgré l'intervention antérieure d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire.
11. En l'espèce, il n'est pas contesté que le requérant a sollicité la délivrance d'un titre de séjour le 5 mars 2013 et que cette demande a été explicitement rejetée par un arrêté 18 décembre 2014. Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français pouvait être fondée sur les dispositions du 3° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet de plusieurs condamnations, notamment le 17 janvier 2014, par le tribunal correctionnel de Nancy, à une amende de 300 euros pour usage illicite de stupéfiants pour des faits datant du 18 septembre 2013, et le 14 août 2017, à une peine de 8 mois d'emprisonnement dont 4 mois avec sursis, assorti d'une mise à l'épreuve de 2 ans, pour des faits de conduite d'un véhicule sans permis et sous l'empire d'un état alcoolique survenus le 13 août 2017. Par ailleurs, par un arrêt du 18 décembre 2018, la cour d'appel de Nancy l'a reconnu coupable des infractions de transport non autorisé de stupéfiants le 15 février 2015, de l'usage illicite de stupéfiants en récidive, du 17 janvier 2014 au 15 février 2015, de conduite d'un véhicule sans permis le 15 février 2015 et de détention non autorisée de stupéfiants le 15 février 2015. Il a, par ailleurs, fait l'objet de décisions de retrait de crédits de réduction de peine. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en lui faisant obligation de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète de Meurthe-et-Moselle aurait inexactement appliqué ces dispositions.
13. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 3° et du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
14. En cinquième lieu, dès lors qu'il n'établit pas avoir sollicité son admission au séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne peut utilement invoquer la méconnaissance de ces dispositions.
15. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
16. S'il ressort des pièces du dossier que M. A est né en France, que sa mère est en situation régulière et qu'une partie de sa fratrie est de nationalité française, et alors même que le préfet ne conteste pas que l'intéressé a vécu la majeure partie de sa vie en France, il n'apporte aucun élément de nature à établir l'intensité des liens qu'il entretient avec les membres de sa famille, dont il a été séparé entre ses 13 et ses 17 ans. Dans ces conditions, compte tenu par ailleurs de la menace à l'ordre public que son comportement constitue et de l'absence d'élément d'intégration du requérant, la préfète de Meurthe-et-Moselle, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point précédent, M. A, qui n'établit au demeurant pas être isolé dans son pays d'origine, n'est pas fondé à soutenir, en dépit de la durée de son séjour en France, que la décision portant obligation de quitter le territoire français attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle. Par suite, le moyen doit être écarté.
18. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
19. Si M. A se prévaut de la durée de son séjour en France et de la présence sur le territoire français de plusieurs membres de sa famille, ces éléments ne suffisent pas, en l'absence d'autres éléments, compte tenu de la menace à l'ordre public que son comportement constitue, à caractériser des circonstances humanitaires justifiant que la préfète de Meurthe-et-Moselle n'adopte pas d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans à son encontre. Par suite, le moyen doit être écarté.
20. En dernier lieu, M. A n'apporte aucune précision permettant d'apprécier l'exception d'illégalité dont il se prévaut. Par suite, le moyen doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation, et, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction de M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et à la désignation d'un avocat commis d'office.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Lévi-Cyferman et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Délibéré après l'audience publique du 1er février 2024 à laquelle siégeaient :
M. Di Candia, président,
M. Bastian, conseiller,
Mme Philis, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.
La rapporteure,
L. Philis
Le président,
O. Di Candia
La greffière,
L. Bourger
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026