mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2303059 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | JEANNOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Jeannot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 30 août 2023 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit ;
2°) d'enjoindre à la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai d'un mois, et, dans tous les cas, de lui remettre sans délai une autorisation provisoire de séjour d'une durée minimale de six mois avec autorisation de travail en mentionnant son identité et sa nationalité sans la mention " X se disant " ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'alinéa 2 de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente car le signataire ne justifie pas d'une délégation de signature du préfet ;
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier et sérieux de sa situation et des circonstances humanitaires ;
- il est entaché d'une erreur de droit, la préfète ayant méconnu l'étendue de sa compétence en s'abstenant d'examiner la possibilité de le régulariser à titre discrétionnaire ;
- il est entaché d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale, méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- la préfète s'est estimée à tort en situation de compétence liée ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 décembre 2023, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une décision en date du 14 septembre 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Milin-Rance,
- et les observations de Me Jeannot, représentant M. B.
Connaissance prise de la note en délibéré présentée pour M. B et enregistrée le 26 janvier 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 31 juillet 2000, de nationalité ivoirienne, est entré en France le 23 août 2017. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et a suivi une formation professionnelle en apprentissage en vue d'obtenir le CAP " Agent polyvalent de la restauration " qui lui a été délivré le 2 juillet 2019. A sa majorité, il a été mis en possession d'un premier titre de séjour portant la mention " étudiant " valable du 6 août 2018 au 5 août 2019. Ayant demandé le changement de son statut pour lui permettre d'exercer à temps plein une activité salariée, sa demande a été rejetée par arrêté du 16 novembre 2020 portant obligation de quitter le territoire français, dont la légalité a été confirmée par jugement du tribunal administratif de Nancy en date du 30 mars 2021. Le 20 février 2023, M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il demande l'annulation de l'arrêté en date du 30 août 2023 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :
2. L'arrêté est signé par M. Julien Le Goff, secrétaire général de la préfecture, auquel la préfète de Meurthe-et-Moselle établit avoir délégué sa signature par un arrêté en date du 21 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre le refus de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté contesté a été pris notamment au visa des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comprend les éléments de droit et de fait sur lesquels la préfète de Meurthe-et-Moselle se fonde. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire et sans charge de famille sur le territoire français. S'il a bénéficié, à sa majorité, d'un contrat jeune majeur conclu avec le département de Meurthe-et-Moselle, sa prise en charge a pris fin le 31 décembre 2020 et il ne justifie ni d'une adresse effective et stable ni avoir développé en France des liens d'une particulière intensité. S'il fait valoir qu'il a travaillé comme agent d'entretien entre le 14 janvier 2020 et le 1er mars 2021, qu'il s'est inscrit en avril 2021 au centre de formation des métiers de l'Industrie Hôtelière 54 en vue d'obtenir un deuxième CAP mention " cuisine " avec un contrat d'apprentissage conclu avec la société Blue Poke et s'il présente une demande d'autorisation de travail en date du 5 juillet 2023 au bénéfice de la SARL Diner's Performance, ces éléments ne permettent pas, alors qu'il n'établit pas avoir suivi cette formation ni travaillé pour ces sociétés, de démontrer une intégration effective dans la société française. Dans ces conditions, alors que le requérant n'établit pas être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine, il ne justifie pas avoir fixé durablement ses intérêts en France. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour la préfète de Meurthe-et-Moselle aurait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni qu'elle aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
6. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article
L. 412-1() ". Il appartient à l'autorité administrative, en application de ces dispositions, de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention "vie privée et familiale" répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
7. Ainsi qu'il a été exposé au point 5, la prise en charge de M. B par le département de Meurthe-et-Moselle en qualité de jeune majeur a pris fin le 31 décembre 2020 et il ne justifie pas avoir développé depuis cette date des liens intenses et stables en France. S'il fait valoir qu'il a obtenu un CAP mention " agent polyvalent de restauration " en juillet 2019 et travaillé pour la société Actinet 54 comme agent d'entretien entre le 14 janvier 2020 et 1er mars 2021, cette expérience n'est pas en rapport avec la qualification professionnelle obtenue. S'il s'est inscrit le 30 avril 2021 au centre de formation des métiers de l'industrie hôtelière de Meurthe-et-Moselle aux fins de préparer un deuxième CAP mention " Cuisine ", avec un contrat d'apprentissage conclu avec la société Blue Poke le 31 mai 2021, les éléments qu'il produit sont insuffisants pour établir qu'il a suivi cette formation et travaillé pour cette société. Dans ces conditions, il ne démontre pas que son expérience professionnelle répond aux caractéristiques de l'emploi de commis de cuisine pour lequel la SARL Diner's Performance a souscrit une demande d'autorisation de travail datée du 5 juillet 2023. Au vu de l'ensemble de ces éléments, la préfète de Meurthe-et-Moselle, qui a examiné la situation particulière du requérant et la possibilité de faire usage du pouvoir discrétionnaire de régularisation dont elle dispose, n'a commis ni erreur de fait, ni erreur manifeste d'appréciation en estimant que M. B ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, le requérant n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, il n'est pas fondé à s'en prévaloir à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français.
9. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et expose les motifs pour lesquelles la préfète de Meurthe-et-Moselle a rejeté la demande de titre de séjour du requérant. La décision portant obligation de quitter le territoire français, qui comprend les éléments de droit et de fait sur lesquels elle se fonde est ainsi suffisamment motivée. Et il ne ressort pas des termes de l'arrêté que la préfète de Meurthe-et-Moselle, qui a procédé à un examen complet de la situation du requérant, se serait estimée à tort en situation de compétence liée pour prononcer une mesure d'éloignement.
10. En troisième lieu, pour les mêmes motifs de fait que ceux exposés aux points 5 et 7 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de Meurthe-et-Moselle ait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle de M. B, ni qu'elle ait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 août 2023 doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ainsi que de celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète de Meurthe-et-Moselle et à Me Jeannot.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Milin-Rance, première conseillère,
Mme Grandjean, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.
La rapporteure,
F. Milin-Rance
Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026